:: wikimiki.org ::
| Ardèche |
Ardèche
L'Ardèche (07) est un département français qui doit son nom à la rivière du même nom.
Histoire
L'Ardèche est bordée par la vallée du Rhône sur sa façade est, qui a toujours été en contact avec les mouvements de ce grand axe de communication, même si ses montagnes l'ont protégée. L'installation des hommes préhistoriques dans le département remonte environ à -30 000 ans. De nombreuses traces subsistent encore, notamment dans le sud du département (Grotte Chauvet, dolmens, menhirs, etc.).
Durant l'Antiquité, les romains y trouvent un peuple (les Helviens) prêt à s'allier avec eux, et ils fondent plusieurs sites (notamment Alba-la-Romaine). Les Ardéchois commercent alors avec les Grecs et les marchands d'Orient. Après Charlemagne, l'Ardèche passe dans le domaine de Lothaire Ier. Dans les soubressauts du moyen-âge, l'Ardèche, alors appelée Vivarais, change plusieurs fois de mains : Royaume de Provence et de Bourgogne, puis Comté de Toulouse, avant de passer à la couronne au .
Le Vivarais devient protestant au . S'ensuit un siècle de guerres de religion, répressions, massacres, etc. Le siège de Privas par Richelieu et Louis XIII a lieu en 1629, et Louis XIV lance la répression des camisards au début du .
La Révolution française n'est pas bien accueillie en Vivarais, qui reste fidèle au roi, et des bandes de Chouans se réfugient dans les montagnes. Le département de l'Ardèche est créé le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir de la province du Vivarais. Le voit le département se développer, notamment grâce à l'industrie de la soie et de la mine. En 1861, il y a 388 000 habitants dans le département.
L'Ardèche a payé un lourd tribut lors des deux guerres mondiales : en 1918 12 000 soldats ne reviennent pas du frond, et pendant la Seconde Guerre mondiale, plusieurs résistants prennent le maquis, ce qui provoqua arrestations et exécutions, mais accéléra également le départ des Allemands.
Politique
Article détaillé : Politique de l'Ardèche
- Liste des députés de l'Ardèche
- Liste des sénateurs de l'Ardèche
- Liste des conseillers généraux de l'Ardèche
- Liste des préfets de l'Ardèche
Géographie
Article détaillé : Géographie de l'Ardèche
L'Ardèche fait partie de la région Rhône-Alpes. Elle est limitrophe des départements de la Drôme, de Vaucluse, du Gard, de la Lozère, de la Haute-Loire, de la Loire et de l'Isère.
Climat
L'Ardèche offre une forte diversité de climats. En effet, un climat tempéré, caractérise le nord du département. Le sud offre un climat plus provençal.
- L'Ardèche verte située au nord du département, comprise entre 350m et 850m d'altitude est de climat tempéré.
- Le plateau ardéchois situé à l'ouest du département, d'une altitude moyenne d'environ 1000m offre un climat de moyenne montagne.
- Le sud Ardèche est caractérisé par un climat chaud et sec quasi méditerranéen.
Économie
L'industrie est très tôt arrivée en Ardèche grâce la culture du ver à soie développée par Olivier de Serres pour les ateliers de soie lyonnais. Mais cette activité a périclité à la fin du , même s'il reste encore plusieurs entreprises du textile. Le tissu industriel s'est développé au profit des petites et moyennes entreprises, notamment dans le domaine de la mécanique, de la plasturgie, et de la bijouterie (bassin du Cheylard).
L'agriculture est encore bien présente, mais avec des parcelles moyennes assez petites. L'industrie agro-alimentaire est également présente, avec les fromages (picodon, saint-félicien, etc.) ou la confiserie (marrons glacés). Tous les acteur de la filière châtaigne sont représentes en Ardèche ce qui équivaut à plus de 1000 emplois à temps plein entre la production, la transformation et la commercialisation. En 2004, la production ardéchoise de châtaigne était de 5400T, soit 50% de la production française.
C'est le tourisme qui est le secteur le plus dynamique et le plus développé (tourisme vert) : voir plus bas.
Démographie
L'Ardèche reste un département assez peu peuplé (densité de 52 hab/km², contre 108 pour la France), avec de fortes disparités (Vallée du Rhône / montagnes). Elle est également plutôt rurale : en 1999, 51% des habitants vivent dans des communes de moins de 2000 habitants (contre 25% pour la France entière). Certaines zones se développent grâce à leur position (villes à la périphérie de Valence, par exemple), ou grâce à l'activité touristique.
Les habitants de l'Ardèche sont les Ardéchois.
Voir aussi
- Liste des communes de l'Ardèche
Culture
Article détaillé : Culture en Ardèche
Tourisme
Culture en Ardèche
Culture en Ardèche
Le tourisme est très développé en Ardèche. On peut diviser le département en trois grandes zones :
- L'ardèche méridionale, de loin la plus touristique l'été. Les attractions sont :
- Vallon-Pont-d'Arc : lieu de villégiature pour ceux qui désirent visiter les Gorges de l'Ardèche et descendre la rivière en canoë.
- La Grotte Chauvet, découverte en 1994, dont on peut visiter une exposition à Vallon.
- Le mystérieux bois de Païolive, près des Vans.
- L'aven d'Orgnac
- La très belle église de Thines
- La montagne ardéchoise, rude plateau à plus de 1000 mètres d'altitude, vierge et sauvage
- Le Mont Gerbier de Jonc, où la Loire prend sa source.
- La cascade du Ray-Pic, près de Lachamp-Raphaël
- Le Lac-d'Issarlès, et d'autres lacs d'altitude, comme ceux de Saint-Martial ou de Coucouron
- L'Ardèche verte, au nord du département
- Le village de Lalouvesc, pour ses randonnées et les traces qu'y a laissé Saint Jean-François Régis.
- Peaugres et son "safari"
Voir aussi
Liens internes
- Département français
Liens externes
- [http://www.ardeche.pref.gouv.fr/ Préfecture de l'Ardèche]
- [http://www.ardeche.fr/ Conseil général de l'Ardèche]
- [http://www.inforoutes-ardeche.fr/ Les Inforoutes de l'Ardèche - 271 communes de l'Ardèche en ligne]
- [http://www.ardeche-evasion.com/ Ardèche Evasion - Portail touristique de l'Ardèche]
- [http://www.ardeche-online.com/ Ardèche Online - Annuaire de sites web ardéchois]
- [http://www.ardechoo.com/ Ardechoo - Portail Ardéchois]
- [http://blogs.ardeche.com/ Blog et journal d'information sur l'Ardèche]
- [http://www.ardecheweb.com/ Guide Web pratique de l'Ardèche]
- [http://www.drome-ardeche.org/ Ardeche - Portail annonces]
- [http://www.tv-ardeche.com/ Télévision locale de l'Ardèche]
-
ja:アルデシュ県
Département français
Le département est une division administrative de la France, à la fois une circonscription administrative déconcentrée et une collectivité locale décentralisée.
La France est divisée en 100 départements dont quatre outre-mer.
Le département circonscription administrative
Le département est la circonscription administrative de droit commun depuis l'an VIII et l'est restée. Il est dirigé par le Préfet de département nommé discrétionnairement par le gouvernement, assisté par des sous-préfets pour chaque sous-prefecture.
De nombreux services déconcentrés de l'Etat sont organisé dans le cadre du département, comme la direction départementale de l'équipement (DDE) ou la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS).
Le département collectivité locale
Le département est aussi une collectivité locale décentralisée dirigée par le conseil général, élu au suffrage universel direct pour six ans. La France en compte 99 depuis 1985.
Les départements sont regroupés en régions et divisés en arrondissements qui sont eux-mêmes subdivisés en cantons et en communes.
Histoire
Article détaillé : Histoire des départements français.
Les départements sont créés le 4 janvier 1790 par l'assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraire à l'homogénéité de la Nation. . Dans un souci de rationalité, les départements reçurent une architecture semblable : une portion de territoire suffisamment petite pour être gérée facilement par un chef-lieu,: la taille de ces départements était fixée de façon telle qu'il devait être possible de se rendre, en moins d'une journée de cheval, au chef-lieu de chacun de ceux-ci depuis n'importe quel point de leur territoire. Dans la même optique, les départements furent nommés non pas d'après des critères historiques, pour ne pas rappeler le découpage en province de l'ancien régime, mais purement géographiques (noms de rivières, de montagnes, etc.)
Le nombre de département, initialement de 83, grimpa à 130 en 1810 avec les gains territoriaux de la République et de l'Empire, puis fut réduit à 86 après la chute de ce dernier en 1815. L'acquisition de Nice et de la Savoie en 1860 conduisit à un total de 89.
Trois départements de l'Alsace et de la Lorraine (le Haut-Rhin, le Bas-Rhin et une partie de la Meurthe et de la Moselle) furent cédés à l'Allemagne en 1871 et restitués en 1919. Les parties non annexés de la Meurthe et de la Moselle furent fusionnées dans le nouveau département de Meurthe-et-Moselle. Une partie du Haut-Rhin située autour de Belfort et qui resta française en 1871 ne fut pas réintégrée dans son département d'origine en 1919 et devint le Territoire de Belfort en 1922.
Les réorganisations de la région parisienne en 1964 et la division de la Corse en 1976 ajoutèrent six départements. Avec les quatre départements d'outre-mer actuels, le total fut porté à 100.
En 2004, la mise en place du second volet de la décentralisation, dont l'acte II fut voté le 13 août 2004, prévoit d'importants transferts de compétences et de moyens aux départements, notamment le transfert des aides sociales et économiques (comme le Revenu minimum d'insertion), la gestion du réseau routier (la Direction départementale de l'équipement devient intégralement gérée au niveau départementale, avec le transfert de ses fonctionnaires et des financements), de compétences en matière d'éducation et de contrôle du patrimoine.
Voir aussi les articles suivants :
- Départements français classés par région
- Départements français classés par population
- Départements français classés par superficie
- Départements français classés par densité de population
- Départements français classés par altitude
- Liste des préfectures de France
- Noms des habitants des départements français
Numérotation
À l'origine, les départements français étaient numérotés (de 01 à 83) pour les seuls besoins des services postaux (voir Liste des 83 départements de 1790). La poste faisait figurer sur chaque lettre un cachet au numéro du département de départ. Ce système fonctionna sous la Révolution et l'Empire puis fut abandonné. Un nouveau classement fut mis en place au avec cinq nouveaux départements (Alpes-Maritimes, Loire, Savoie, Haute-Savoie et Tarn-et-Garonne) qui décalaient les numéros. En 1922 en effet, les 89 départements étaient classés dans l'ordre alphabétique ; le numéro 01 était attribué à l'Ain et le 89 à l'Yonne. Lorsque le territoire de Belfort fut constitué comme département cette année-là, il fut rajouté en fin de liste avec le numéro 90.
Le redécoupage de l'Île-de-France, en 1964, prit effet en 1965 et conduisit à la création des départements de Paris (qui prit le numéro 75 attribué jusqu'alors à la Seine), des Yvelines (qui fut numérotée 78 en lieu et place de la Seine-et-Oise) ainsi que de l'Essonne, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et du Val-d'Oise, ajoutés en fin de liste avec les numéros 91 à 95.
La Corse (numéro 20) fut partagée en 1976 entre la Corse-du-Sud (2A) et la Haute-Corse (2B).
Les départements d'outre-mer reçurent finalement les numéros 971 à 974 (le numéro 96 n'est donc pas utilisé).
Au-delà de leur fonction de découpage du territoire français, les numéros de départements font partie de la vie quotidienne des Français. On les retrouve sur les plaques d'immatriculation des véhicules, au début des codes postaux (Ceux des deux départements de la Corse débutent toujours par 20) ou dans les numéros de sécurité sociale.
Les territoires français qui ne sont pas des départements possèdent également des numéros analogues : 975 et 976 pour Saint-Pierre-et-Miquelon et Mayotte (les deux collectivités d'outre-mer qui se rapprochent le plus d'un département), 986, 987 et 988 pour Wallis-et-Futuna, la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie.
Bien qu'extérieur à la France, Monaco utilise « 98 » pour ses codes postaux. Mais Andorre a, pour sa part, refusé d'utiliser le code que les postes françaises lui avaient attribué.
Voir aussi
- Administration territoriale
- Arrondissements français
- Cantons français
- Communes de France
- Régions françaises
-
Catégorie:Administration territoriale française
ja:フランスの地方行政区画
ko:데파르트망 (프랑스)
Ardèche (rivière)ArdecheArdeche
L'Ardèche est une rivière du sud de la France, affluent droit du Rhône. Elle a donné son nom au département qu'elle arrose, mais son bassin versant concerne aussi la Lozère et le Gard.
Géographie
Elle prend sa source dans le Vivarais, dans la forêt de Mazan sur la commune d'Astet. Après Aubenas et Ruoms, elle reçoit le Chassezac, puis s'enfonce à partir de Vallon-Pont-d’Arc dans les célèbres gorges qu'elle a elle-même creusées. Elle rejoint le Rhône en amont de Pont-Saint-Esprit.
Hydrographie
Son débit moyen est de 65 m/s, mais la rivière connaît des crues violentes au printemps et à l’automne et des périodes de très basses eaux en été. Lors de crues exceptionnelles, comme en 1827, 1890 et 1924, elle peut atteindre 7 800 m/s et son niveau monter à la cote record de 21,4 mètres dans les gorges.
La préfecture de l’Ardèche a mis en service depuis le mois de juin 2005, un serveur vocal dont l’ objectif est de diffuser régulièrement des messages d’information afin de permettre le suivi de tout événement grave de sécurité civile ayant déclenché une cellule de crise/veille.
Informations précises sur l’évolution des crues
Principaux affluents
- l'Auzon
- la Ligne
- le Chassezac
- l'Ibie
- La Beaume
Départements et principales villes traversés
- Lozère :
- Ardèche : Vals-les-Bains , Aubenas , Vallon-Pont-Arc
- Gard :
Sites touristiques
- Les gorges de l'Ardèche
- la grotte Chauvet-Pont-d'Arc
Liens externes
[http://www.ardeche.pref.gouv.fr/ préfecture]
ja:アルデーシュ川
Rhône
Le Rhône est un fleuve important d'Europe. Long de 812 kilomètres, il prend sa source en Suisse (231 km) et finit son cours en France (581 km) pour se jeter dans la mer Méditerranée. C'est le plus puissant des cinq fleuves français. Il est également le fleuve tributaire de la Méditerranée le plus important après le Nil.
Géographie
Nil
Le Rhône naît en Suisse, à la Furka, dans le massif du Saint-Gothard, à 1 753 m d'altitude, il traverse le lac Léman puis coule en France et se jette par un delta dans la mer Méditerranée. Il coule d'abord dans une direction est-ouest (sa haute vallée correspond alors au canton du Valais) ; à Martigny sa vallée se rétrécit fortement et il remonte vers le nord avant de se jeter dans le Léman ; il en sort à Genève, où il reçoit l'Arve, puis pénètre en France ; le tracé de son cours est sinueux jusqu'aux environs de Lyon ou il reçoit la Saône ; à partir de cette ville, il coule vers le sud pour se jeter par un delta (Camargue) dans la mer Méditerranée.
Principaux affluents
Principales villes
Hydrologie
Régime
Le régime hydraulique du Rhône est caractérisé par des maxima automnaux et printaniers et un minimum estival; l'hiver présente souvent des débits soutenus mais moins marqués.
Le débit moyen relevé à Beaucaire est de 1900 m³/s. On considère que le Rhône est en crue dès que son débit dépasse les 5000 m³/s. Le record historique mesuré date de décembre 2003 avec presque 14000 m³/s. La crue millénaire, quant à elle, est estimée à plus de 14000 m³/s (entre 14000 m³/s et 16000 m³/s, selon les auteurs, avec un consensus plus marqué pour 14000-14500 m³/s)
Le delta du Rhône, d'abord avant le XIII siècle puis jusqu'au XIX siècle en fonction de l'endiguement progressif des rives, a évolué à la suite de crues importantes.
Principales crues historiques (à compléter)
Avant l'an 1
- Vers 175 av. JC : une importante crue du fleuve recouvre une large partie de l’agglomération d'Arles et provoque la destruction irrémédiable des quartiers sud. Ces quartiers périphériques méridionaux sont par la suite abandonnés pendant deux siècles.
IIe siècle
- Vers 150 : traces d'une importante crue à Arles
IIIe siècle
- Vers 280 : des sources historiques indiquent une crue importante à Lyon ravagée par une inondation. L'archéologie confirme à Arles la destruction par les eaux d'un habitat romain à la fin du IIIe siècle.
IVe siècle
- 346 : crue généralisée du Rhône
VIe siècle
- 579 ou 580 (plus probablement en 580) : crue d'automne avec inondation à Lyon et à Arles.
- A Lyon, Grégoire de Tours rapporte : Au commencement d'octobre, après deux jours de pluies continuelles, le Rhône et la Saône entrèrent en crue. Chose qui ne s'était jamais produite, les deux rivières vinrent se rejoindre au milieu de la presqu'île et formèrent un courant si violent qu'une partie des murs de la ville fut renversée, d'où l'on peut juger du nombre de maisons qui durent être entraînées par les eaux..
- A Arles, le cirque romain est abandonné après cette catastrophe.
VIIe siècle
- 618 : crue probable avec des inondations
IXe siècle
- 808 : crue de printemps ? Cette année, l'hiver fut très «mou» et très pernicieux. On fut affligé à sa suite d'inondations terribles
808
- 809 : crue d'hiver généralisée ? En 809, l'inondation surpassa toutes les inondations connues. Elle emporte les moissons des champs riverains et força les habitants des bords de rivières à chercher un refuge sur les hauteurs. L'abondance des pluies en fut la cause. Elle atteignit son apogée le 28 décembre.
- 821 ou hiver 821-822 : crues généralisées en France. Il y eut en France une si grande abondance de pluie que les fruits de la terre en furent perdus et qu'on ne put rien semer au printemps suivant. Les rivières sortirent de leur lit et les eaux se répandirent au loin dans les campagnes.
- 822 : crues généralisées à la fin de l'hiver ou au début du printemps
- 868 : crue historique généralisée des fleuves à la suite de pluies incessantes
XIIIe siècle
- 1226 : crue d'automne (fin septembre) et inondations à Avignon peu de jours après la reddition de la ville aux troupes du roi Louis VIII qui assiègeaient la cité depuis le début de l'été. A quelques jours près, la cité eût été sauvée.
XIVe siècle
- 1308 : une lettre du comte de Provence Charles II évoque les cultures détruites, les ponts emportés et les bestiaux noyés à la suite d'une crue.
- 1345 : crue et inondations catastrophiques
- 1352 : crue et inondations. A Arles, à la suite des inondations de 1352, le Chapitre ne peut plus être ravitaillé correctement (d'après un texte du 5 octobre 1352)
- 1353 : inondations catastrophiques
- 1358 : inondations catastrophiques
- Entre 1368 et 1373 : crue mal datée, probalement en 1372.
- 1396 : crue du 14 novembre 1396 signalée par le chroniqueur arlésien Bertrand Boysset : " … il y eut un grand déluge d’eau du Rhône et des marais… et noya Montlong, La Cape, la Haute-Camargue et les marais salants de Peccais…. (A Arles ) L’eau monta du lundi soir au mardi à l’heure de tierce, de onze palmes de hauteur…(soit environ 2,20 m). J’ai eu tant d’eau dans ma maison que cela recouvrait les six premières marches de l’escalier … ".
- 1398 : crue d'octobre signalée par le chroniqueur arlésien Bertrand Boysset.
XVe siècle
- 1401 : crue de décembre signalée par le chroniqueur arlésien Bertrand Boysset.
- 1404 : crue de février signalée par le chroniqueur arlésien Bertrand Boysset.
- 1424 : crue de fin de printemps (mi juin).
- A Tarascon il est rapporté que "le 16 juin 1424, des inondations du Rhône, mettent la ville en grand péril". A la fin de cette même année 1424, le conseil et les Syndics de Tarascon se préoccupent de faire réparer les brèches ouvertes dans les levées du Rhône (cf. délibérations du mois d’octobre 1424).
- En Camargue, 80 % au moins des blés sont anéantis par les inondations.
- 1426 : crue de printemps avec des inondations en Camargue.
- 1432 : crue de printemps avec des inondations en Camargue.
- 1433 : crue d'automne (fin novembre). Des récits rapportent les détails de l'inondation d'Avignon : « après plusieurs jours de pluies continuelles, le Rhône, la Durance et la Sorgue avaient débordé et inondé les bas quartiers de la ville. Le 29 novembre, les eaux atteignirent la porte de la chapelle des Pénitents Gris. Les eaux se retirèrent le 1er décembre.»
- 1442 : crue de printemps (avril) avec de nombreux dégats recensés dans la campagne arlésienne.
- 1471 : crue d'automne décrite à Lyon et dans la région d'Avignon. Pour Lyon, un texte mentionne : « …remise accordée à Pierre Sales, fermier de la barre du pont du Rhône, sur le prix de son bail. Dans sa requête adressée au consulat Pierre Sales explique que " le passaige de ladite barre a esté de bien petite valeur " à cause de l'inondation qui eut lieu au mois d'octobre (1471), de… »
XVIe siècle
- 1544(ou 1548 ou 1554?) : crue d'automne (vers le 13 novembre); inondations généralisées au sud d'Avignon.
- Au mois de novembre de l’an 1544, il pleut abondamment en Provence, provoquant une inondation qui fit renverser une partie des murailles de la ville d’Avignon, déterrant les corps des cimetières. Le Rhône a tellement débordé, que depuis la Durance jusqu’à la mer, toute la campagne ne fait qu’un avec elle, à tel point, nous dit Honoré Bouche que l’on peut se rendre par bateau de Château-Renard à Eyragues ou à Saint-Rémy.
- Crue du 12 novembre 1548, citée par Jacques Bethemont lors d'un colloque (Avignon 1994). A cette date, la crue atteignit 8,45 mètres à l’échelle de Saint-Bénézet (Avignon), contre 7,83 mètres en 1856... Sur cette base, monsieur Pardé évalue à 16000 mètres cube par seconde le débit de la crue millénaire.
- En Camargue vers 1550, on rapporte une défluviation du Petit-Rhône au niveau de Sylvéréal à la suite d'une grosse crue. Le tracé actuel date de cette époque.
Sylvéréal
- 1556 : crue et inondations catastrophiques
- 1564 : crue automnale ( fin novembre - début décembre) à Arles. "Sur le chemin du retour, la caravane royale (Charles IX et sa mère Catherine de Médicis) fut immobilisée dans Arles par une crue du Rhône. Il entra, le jeudi 16, à Arles, où les eaux le retinrent pendant trois semaines. Il quitta la cité le 7 décembre ..."
- 1570 : crue et inondations catastrophiques
- 1573 : crue et inondation historique du Rhône près d'Avignon (Caderousse)
- 1580 : crue et inondations catastrophiques
- 1581 : crue et inondations catastrophiques
- 1583 : crue estivale (!). Le 24 août 1583, une crue brutale et dévastatrice entraine l’écroulement d’une partie des remparts d’Arles
- 1587 : crue et défleuvement du Rhône dans son delta . Une grande inondation va bouleverser le lit du Rhône de Grand Passon et créer le canal du Japon (ou Bras de Fer)
- 1593 : crue du grand Rhône la veille de Pâques (mars-avril)
XVIIe siècle
- 1602 : crue et inondations catastrophiques
- 1614 : crue et inondation historique du Rhône près d'Avignon (Caderousse)
- 1638 : crue signalée à Tarascon
- 1647 : inondations (à vérifier)
- 1651 : inondations (à vérifier)
- 1653 : inondations (à vérifier)
- 1657 : inondations (à vérifier)
- 1658 : inondations (à vérifier)
- 1674 : crue d'automne (novembre) et inondations catastrophiques
- Inondation signalée à Avignon;
- Gros dégâts sur les travaux de dessèchement des marais entre Arles et Tarascon. En 1674, l'inondation fut si terrible qu'en 1683, alors qu'une autre inondation majeure se produisit, les réparations des dégâts de 1674 n'étaient pas encore achevées, ce qui entraîna nombre de procès, notamment avec la communauté de Tarscon. (BM, Arles, ms 2219, f°153-154 : Mémoires du directeur du dessèchement, de 1674 à 1683)
- 1678 : crue de printemps signalée le 16 avril 1678
- 1679 : crue et inondations catastrophiques
- 1683 : inondations
- 1688 : inondations (à vérifier)
- 1694 : crue d'automne (vers le 15 novembre). Le pont d'Arles est emporté le 15 novembre : « Le 15 Novembre 1694, le pont d'Arles résista à une grande crue mais, par comble de malchance, celui de Tarascon ne résista pas et ses débris, emportés par le courant, vinrent heurter et briser le premier. »
- 1698 : inondations (à vérifier)
XVIIIe siècle
Entre 1705 et 1719, crues et inondations quasi annuelles
- 1705 : crue d'automne (octobre) et inondations En 1705, les eaux du Rhône détruisent entièrement les ouvrages de dessèchement autour d'Arles.
- 1706 : crue d'hiver (janvier) et inondations
- 1708 : crues et inondations (hiver, printemps, les deux ?). Dans ses Mémoires, Louis Pic dit que dans l’été 1708, les inondations et les chaleurs ont provoqué des fièvres : « plus de la moitié des habitants furent attaqués, de sortes qu’elles donnèrent la mort à un grand nombre de personnes »
- 1709 : crue de printemps après le rude hiver 1709. En mars 1709 : « en un temps que le pays (Camargue) est tout inondé et que la plus grande partie des habitants ont déserté »
- 1711 : crue d'hiver (début février) et inondations.
- A Lyon, le Rhône et la Saône mèlent leurs eaux sur la place Bellecour (11 février) et causent des désastres immenses.
- Dans le delta du Rhône, cette crue provoque un changement du cours du fleuve : "en 1711, à la suite d'une crue particulièrement importante et à cause de la distraction d'un eygadier, le Rhône change une nouvelle fois de lit abandonnant le tracé du Rhône du Bras de Fer qui devient un bras secondaire qui ne tarde pas à se colmater."
place Bellecour]]
- 1713 : crue et inondation historique du Rhône près d'Avignon (Caderousse)
- 1715 : crue et inondations catastrophiques
- 1719 : inondations (à vérifier)
- 1740 : inondations (à vérifier)
- 1747 : crue et inondations catastrophiques
- 1748 : inondations (à vérifier)
- 1749 : inondations (à vérifier)
- 1754 : crue et inondations catastrophiques
- 1755 : crue automnale (30 novembre - 1er décembre).
- A Arles la cote atteint 5,88 m.
- Aux Saintes-Maries-de-la-Mer, cette crue se conjugue avec un niveau élevé de la mer qui provoque la destruction du pays : "il s’agit au départ d’une grosseur du Petit-Rhône d’ampleur exceptionnelle, à la suite de fortes pluies ayant provoqué la fonte des neiges précocement tombée sur l’arrière pays montagneux.Et bientôt, par violente tempête de Sud-Est la mer menace immédiatement la Ville et le terroir, sans rencontrer de défense efficace".
- 1760 : inondations (à vérifier)
- 1763 : inondations (à vérifier)
- 1765 : inondations de fin de printemps ? -
- 1774 : crue automnale ?
- 1786 : inondations (à vérifier)
- 1788 : crue automnale ?
- 1790 : crue de printemps
- 1791 : crue d'hiver et inondations(en particulier en Camargue)
XIX siècle
- 1801 : crue de printemps (vers le 24 mars) et inondations.
- A Avignon, côte de 6,95 m
- A Arles, côte de 5,27 m ; dans cette cité, un dessin de E. TASSY, conservé dans une collection particulière, représente l’actuelle place VOLTAIRE et le quartier de la CAVALERIE inondés et couverts de barques.
- 1810 : crue de printemps (les 25-26 mai) et inondations. Cote 4,91 m à Arles le 26 mai 1810 (une autre source indique 5,13 m)
- 1811 : crue de printemps (mai) et inondations catastrophiques. A Arles côte de 5,38 m.
- 1826 : inondation historique du Rhône près d'Avignon (Caderousse)
- 1827 : crue d'automne (octobre) et inondations catastrophiques - A Arles, côte de 5,10 m.
- 1840 : crue d'automne (début novembre); débit estimé à 12000 m³/s.
- La crue de novembre 1840 a été provoquée par une succession (4 au total) d'averses méditerranéennes torrentielles, dont une au moins accompagnée de pluies océaniques diluviennes . C'est " l'événement météorologique le plus grandiose et le plus déconcertant qui se soit jamais produit dans le bassin du Rhône " (Maurice Pardé).
- La crue est très forte en amont de Lyon et exceptionnelle en aval à cause des apports de la Saône. A Lyon, pendant tout le mois de novembre, le centre de la ville est sous les eaux; 600 maisons s´écroulent!
- A Avignon, la crue de la Durance, est concomitante avec celle du Rhône qui atteint dans cette cité le niveau de 8,65 m. La crue de novembre 1840 constituerait donc la plus forte crue connue avec celle de 2003, en aval d'Avignon.
- Plus au sud, la crue est amoindrie en raison des nombreuses brèches dans les digues du Gard, notamment à Bellegarde, et de Tarascon. A Beaucaire, la côte est mesurée à 6 m 85. A Arles, elle ne s'établit plus qu'à 5,05 m. En contrepartie toute la vallée du bas Rhône est dévastée.
- La Camargue est inondée. Le 3 novembre 1840, le delta, des salins d’Aigues-Mortes (PECCAIS) jusqu’à Port de Bouc, est entièrement submergé. Aigues-Mortes doit fermer les portes de la ville pour ne pas subir ce même sort. Le grand fleuve qui venait de rompre ses digues, reconquit son ancien domaine et baigna les murailles de la ville subitement transformée en île; les portes furent fermées. Pendant plusieurs jours, les plus gros bateaux du Rhône vinrent accoster les remparts comme de véritables quais, et purent ainsi ravitailler la population protégée par son enceinte contre cet ennemi d'une autre nature.
- 1841 : crue d'automne (octobre) avec des inondations. Le 26 octobre 1841, il se produit de terribles inondations qui portent leurs ravages sur la Camargue.
- 1843 : crue d'automne (novembre). A Beaucaire le niveau mesuré est supérieur à celui de 1841. Les salins d'Aigues-Mortes sont encore inondés
- A Avignon, côte de 7,04 m
- A Arles, côte de 5,15 m.
- 1846 : crue d'automne (octobre) - A Arles, côte de 5,04 m.
- 1856 : crue de printemps (fin mai); débit estimé à 13000 m³/s.
- " La crue de mai-juin 1856 fut la plus simple et la plus brutale des crues générales connues du Rhône (avant celle de décembre 2003). Il s’agit de la plus grosse inondation connue du XIXe siècle au sud de Bellegarde".
- A Tarascon, la crue atteint le débit de 13.000 m³/s et la côte de 8,5 m de haut. Le 31 mai à Beaucaire, elle est mesurée à 7,95 m. A Avignon, le niveau atteint 7,95 m (une autre source indique 7,83 m sur l'échelle de Saint-Bénézet) et 5,58 m à Arles.
- Le 1er juin la décrue commence à Arles, mais les dégats sont immenses : 1er juin, 8 heures 37, soir. - Le Rhône a baissé de près de 2m depuis minuit. Cette baisse est arrivée trop tard ; 4 digues étaient rompues en différents points. La Camargue est couverte de 2 ou 3m d'eau. La plaine, depuis Tarascon jusqu'à la mer, est inondée ; 100,000 hectares environ, dont 60,000 en culture, sont sous l'eau. Toutes les récoltes sont perdues. Dans la ville de Tarascon, l'eau s'est élevée à 3 ou 4m. Nous sommes obligés d'envoyer de Marseille le pain nécessaire aux habitants. Il est probable qu'en Camargue, la plus grande partie des bestiaux est noyée.(Extrait des Dépêches télégraphiques des Préfets aux Ministres de l'intérieur et des travaux publics, faisant connaître les diverses phases des inondations de mai et juin 1856, dans le bassin du Rhône / Documents officiels. - Administration des ponts et chaussées. - Ministère des travaux publics).
- A Avignon, le 3 juin 1856, l'inondation emporte une partie des remparts entre la porte St-Roch et la porte St-Dominique.
- A Lyon, les dégâts http://www.archives-lyon.fr/old/fonds/plan-g/31.htm sont très importants. La crue cause des dégâts énormes dans le territoire de la rive gauche en pleine période de construction et entraîne la mort de dix-huit personnes dans la commune de la Guillotière.
- Le photographe Edouard Baldus, à la demande de l’administration des Beaux-arts réalise un reportage (probablement un des tous premiers reportages photographiques) sur les inondations dévastatrices du Rhône, à Lyon http://www.musee-orsay.fr/ORSAY/orsayNews/Program.nsf/aba345c67a5d3a5f802563cd004f90c7/f979d97a6d564790c1256b800048aece?OpenDocument Avignon http://www.metmuseum.org/TOAH/hd/bald/hob_1997.52.htm et Tarascon. Nous disposons aussi des clichés réalisés par Louis Froissard photographe du Service municipal de la voirie de Lyon http://www.archives-lyon.com/fonds/frag/02-2rho/.
http://www.archives-lyon.com/fonds/frag/02-2rho/
- 1889 : crue de printemps (avril) et inondation.
- A Arles, le peintre Van Gogh signale dans une de ses lettres (N°588 - du 30 avril 1889) une inondation du Rhône qui cause des dégâts à son appartement et à son travail entreposé là.
- Toujours à Arles, une gravure de Gérardin dans le Monde Illustré représente l'avenue de Tarascon inondée à hauteur de la paroisse actuelle du Trébon, avec des gens secourus par barques.
- 1896 : crue d'automne (novembre). Le 2 novembre 1896 une crue est signalée à Sablons (Drome)
Depuis le début du XX siècle
- 1928 : crue d'hiver (février). Le 17 février 1928 une crue est signalée à Sablons (Drome)
- 1935 : crue d'automne (novembre); quartiers d'Avignon inondés
- 1936 : crue d'hiver (janvier); quartiers d'Avignon à nouveau inondés
- 1993 : crue d'automne (octobre) en Camargue; débit estimé à 10000 m³/s (9800 m³/s relevé à Beaucaire). Vers Saint-Gilles, les digues cèdent en 14 endroits et 13 000 hectares et 450 maisons sont submergés.
- 1994 : crue d'hiver (janvier) dans la basse vallée du Rhône et inondations en Camargue; débit estimé entre 10500-11000 m³/s (presque 11000 m³/s relevé à Beaucaire). En deux endroits, les digues cèdent encore (2 000 hectares submergés et 45 maisons inondées)
- 2002 : crue d'automne (fin novembre).
- A Tarascon, un débit de 9500 m³/s est mesuré.
- A Avignon l'ile de la Bartelasse est inondée ainsi que les environs de Saint-Gilles (vers le 27 novembre)
- 2003 : crue d'automne (début décembre). A cette date, il s'agit de la plus grande crue historique mesurée avec un débit proche des 13000 m³/s (peut-être 12.500 m³/s à Beaucaire). Les dégâts sont particulièrement dramatiques dans la plaine du bas Rhône (au sud de Tarascon)http://www.spotimage.fr/html/_66_156_369_.php.
- Les digues cèdent au nord d'Arles et toute l'agglomération construite au nord-est de la cité depuis 1900 est sous les eaux.
- Plus au sud, d'autres digues cèdent en aval de Fourques http://www.parc-camargue.fr/Francais/index.php?callback=loadcpage&page_id=154 sur la rive droite du Petit Rhône et la Petite Camargue jusqu'à Aigues-Mortes est submergée.
Voir aussi
Aricles connexes
- Camargue
Sur le Web
- [http://www.fleuverhone.com/ Site officiel de la maison du fleuve Rhône]
- [http://www.rdbrmc.com/hydroreel2/ Données hyfrologiques en temps réel]
- [http://www.eptb-rhone.fr/sitsemt/c02aa.html Données chiffrées détaillées]
Divers
Le Rhône a donné son nom :
- au département français du Rhône ;
- au département français des Bouches-du-Rhône ;
- à l'ancien département révolutionnaire de Rhône-et-Loire ;
- à la région française Rhône-Alpes.
Catégorie:Rhône-Alpes
Catégorie:Cours d'eau de la Haute-Savoie
Catégorie:Cours d'eau de France
Catégorie:Cours d'eau du canton de Genève
Catégorie:Cours d'eau du canton de Vaud
Catégorie:Cours d'eau du canton du Valais
catégorie:Cours d'eau navigable
Catégorie:Fleuve
Catégorie:Ain
ja:ローヌ川
Dolmen ja:支石墓
pt:Dólmen
Un dolmen est une sépulture mégalithique préhistorique (entre la fin du et la fin du en Europe, au en Extrême-Orient) constituée d'une ou plusieurs grosses dalles (tables) posées sur des pierres verticales qui lui servent de pieds (les orthostates). Le tout étant originellement recouvert, maintenu et protégé par un tumulus.
__TOC__
tumulus
Description
Les plus petits dolmens ressemblent, en l'état actuel, à des tables, mais les plus gros peuvent abriter plusieurs personnes entre leurs pieds. Il s'agit de chambres et galeries de tumulus (buttes artificielles), dont la partie meuble (remblais) a été érodée au cours des siècles. Leur architecture comporte parfois un couloir d'accès qui peut être construit en dalles et/ou en pierre sèche. La chambre sépulcrale peut aussi être précédée par une « antichambre ». Dans certains dolmens l'entrée présente une porte taillée dans une ou plusieurs dalles verticales.
Certains dolmens démesurément longs, dont la chambre et le couloir de même largeur se confondent et qui sont recouverts de plusieurs tables sont appelés « allées couvertes ».
Étymologie
Il semble que ce soit Théophile Malo Corret de la Tour d'Auvergne qui soit l'"inventeur" du terme « dolmen », dans son ouvrage Origines gauloise. Celles des plus anciens peuples de l'Europe puisées dans leur vraie source ou recherche sur la langue, l'origine et les antiquités des Celto-bretons de l'Aarmorique, pour servir à l'histoire ancienne et moderne de ce peuple et à celle des Français, publié entre 1792 et 1796. Son appellation « dolmen », sera vite relayée par Pierre Jean-Baptiste Legrand d'Aussy (1737-1800) qui proposera une interprétation différente de la fonction du dolmen en y voyant, non plus une table de sacrifice ou un autel comme le pensait Malo Corret, mais bien une sépulture.
Le 7 ventôse de l'an VII (25 février 1799), Legrand d'Aussy fait, à l'Institut, une lecture de son ouvrage, Des sépultures nationales, publié par la suite en 1824 et dont voici un extrait :
:« M. Coret, parlant d'une de ces tables que je ferai connaître bientôt, et qu'on voit à Locmariaker, dit qu'en bas-breton on l'appèle dolmin. Je saisis de nouveau cette expression, qui, comme les deux précédentes, m'est nécessaire. Dans un sujet totalement neuf, et dont par conséquent le vocabulaire n'existe pas, je suis forcé de m'en faire un; et quoique, par mon droit, je fusse autorisé à créer des mots, je préfère néanmoins d'adopter ceux que je trouve existans, surtout quand ils me donnent, comme le bas-breton, l'espoir de représenter les anciennes dénominations gauloises. J'adopte donc le mot dolmine, et je vais l'employer pour désigner les tables dont je parle. »
(NB : L'orthographe de l'extrait est restituée telle quelle)
Le terme semblerait forgé à partir des mots bretons
- t(d)aol (apparenté au latin tabula?), table
- et men, pierre.
A noter que ce mot n'est pas un mot breton et que s'il avait été attesté dans cette langue, il aurait été écrit « taol-men », « un daol-ven » (un dolmen), « ma zaol-men » (mon dolmen).
Le mot breton authentique pour désigner un dolmen est en fait « Liah vaen », variante « Liaven » ou « lieven » et « leven » dans les composés...
Très différemment, certains dictionnaires étymologiques avancent que ce terme aurait été forgé outre-manche, à partir du cornique « tolmen », qui aurait désigné à l'origine un cercle de pierres ou une pierre trouée…
Fonction
cornique
Les dolmens étaient des sépultures collectives à caractère réutilisables. Cela explique que dans certains dolmens, on ait pu découvrir les restes humains de plusieurs centaines d'individus. Un peu à l'image de nos caveaux familiaux, les dolmens pouvaient servir bien plus longtemps qu'aujourd'hui et il est sûr que certaines tombes ont dû servir des siècles. Par ailleurs, il est aussi certain que ces sites archéologiques ont pu avoir une fonction religieuse.
2000 ans plus tard, les Celtes les ont parfois utilisées à des fins religieuses. On prétend notamment qu'ils ont été construits au croisement de lignes de forces telluriques et seraient porteur de pouvoirs magnétiques que détectaient les druides.Cependant, rien ne permet d'affirmer une telle hypothèse.
Localisation
druides
Cinquante mille dolmens ont été recensés dans le monde. Vingt mille d'entre eux se trouvent en Europe, où ils sont très nombreux dans certaines régions de France (environ 4500 dolmens disséminés dans une soixantaine de départements), surtout en Bretagne, Quercy avec 600 à 800 dolmens, Ardèche avec 800 dolmens dans ce seul département, l'Aveyron (1000 dolmens) et le Languedoc avec au moins 600 dolmens. En France, on croit toujours que le plus grand nombre de dolmens se situe en Bretagne. Il n'en est rien car en fait le département de l'Aveyron, avec 1000 dolmens, en totalise à lui seul plus que toute la Bretagne réunie.
Pour schématiser l'implantation des dolmens en France, on peut partir de l'ouest du pays avec la Bretagne puis en descendant par les Pays de Loire et la Vendée pour ensuite rejoindre plus au sud les causses du Quercy et de l'Aveyron et enfin arriver en bord de mer Méditerranée au Languedoc (voir carte).
On en trouve aussi en Irlande, au Pays de Galles avec notamment les « portal dolmens », dans les comtés anglais du Devon et de Cornouailles, au Portugal avec les sites spectaculaires du Haut-Alentejo près de la ville d'Evora, dans le sud de l'Espagne avec les sites remarquables d'Antequera qui compte parmi les dolmens les plus imposants au monde, en Belgique (site mégalithique de Wéris),en Allemagne du Nord, en Scandinavie, en Afrique du Nord, en Inde et plus modestement en Syrie, en Éthiopie et en Crimée (Russie).
La Corée recèle à elle seule 30000 dolmens, de différents types, élevés sur tout le , et selon des techniques évolutives. On en trouve également au Japon mais de période beaucoup plus récente.
Les dolmens sont absents des continents américain et australien.
Image:Paço_das_vinhas.jpg|Dolmen de Paço das Vinhas, Portugal
Image:Barrocal.jpg|Dolmen de Barrocal, région d'Evora,Portugal
Image:GRAMMONT.jpg|Dolmen de Grammont, Hérault, France
Image:DOLMEN_DE_BRAMONAS.JPG|Dolmen de Bramonas, Causses de Lozère, France
Image:Dolmen tiergues.jpg|Dolmen de Tierques, Aveyron, France
Image:Wéris JPG001.jpg|Dolmen de Wéris, province de Luxembourg, Belgique
Voir aussi
Articles connexes
- Menhir
- Cromlech
- Allée couverte
- Stonehenge
Liens externes
- [http://www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/megalithes/index.html Mégalithes du Morbihan]
- [http://www.saumur-dolmen.com/dolmen.html Le plus grand dolmen de France]
- [http://bruno.marc1.free.fr/dolmen/dolmen_info.html Comment étaient construits les dolmens]
- [http://dolmen.free.fr/megafrance/ La France des mégalithes]
- [http://site.voila.fr/megalithes/ les mégalithes en bretagne]
- http://www.weris-info.be
Catégorie:Monument mégalithique Catégorie:Néolithique
Menhir
Un menhir est une pierre dressée, plantée en terre à la préhistoire récente (environ 3500 à 2000 av. J.-C.) ou beaucoup plus rarement à la protohistoire(en France par ex.: menhir d'Ensérune, Hérault & menhirs gaulois de l'âge du Fer en Bretagne). Elle peut être implantée en isolée ou en alignement, parfois, plus rarement plusieurs menhirs peuvent être disposés en cercle, on parle alors de « cercle de pierres » ou de « cromlech ».
Cette pierre peut être taillée (colonne, amande, dalle anthropomorphe, etc.) ou avoir été plantée plus ou moins brute; dans ce dernier cas on parle plutôt de « pierre levée » que de menhir.
Étymologie
Il semble que ce soit Théophile Malo Corret de la Tour d'Auvergne qui, le premier, officialise le terme « menhir », dans son ouvrage Origines gauloise. Celles des plus anciens peuples de l'Europe puisées dans leur vraie source ou recherche sur la langue, l'origine et les antiquités des Celto-bretons de l'Armorique, pour servir à l'histoire ancienne et moderne de ce peuple et à celle des Français, publié entre 1792 et 1796.
Son appellation « menhir » sera vite relayée par Pierre Jean-Baptiste Legrand d'Aussy (1737-1800).
Le 7 ventôse de l'an VII (25 février 1799), Legand d'Aussy fait, à l'Institut, une lecture de son ouvrage, Des sépultures nationales, publié par la suite en 1824, dont voici un extrait :
:« On m'a dit qu'en bas-breton ces obélisques bruts s'appellent ar-men-ir (1). J'adopte d'autant plus volontiers cette expression, qu'avec l'avantage de m'épargner des périphrases, elle m'offre encore celui d'appartenir à la France, et de présenter à l'esprit un sens précis et un mot dont la prononciation n'est pas trop désagréable.
:La nécessité où s'est vue la nation bretonne d'imaginer une expression pour désigner cette sorte de monument, semble annoncer qu'elle en avait chez elle une très grande quantité. […]
:(1) Ar-men-ir, littéralement la pierre longue. Ar, dans la langue bretonne, de même qu al dans la langue arabe, est l'article défini qui répond à notre le, la; le transporter dans notre langue en y joignant le nôtre, serait une faute, parce-que ce serait employer deux articles au lieu d'un. Je dirai donc menir, et non l almenir; de même qu'on dit le Koran, et non l alkoran. »
(NB : L'orthographe de l'extrait est donnée telle quelle)
1799
Ce terme a été construit à partir du breton maen, « pierre », et hir, « longue ». Cependant le terme le plus utilisé en breton est peulven ou peulvan ("lieu à pieu", généralement compris comme "pieu de pierre"), mais menhir est attesté dans certains noms de lieux en Bretagne, comme Prajou-Menhir à Trébeurden.
Dans d'autres régions de France, les expressions « pierre plantée », « pierre levée », « pierre longue » (en haute Bretagne) ou leur équivalent en langue régionale sont souvent présents sur les cadastres.
Description
Trébeurden
Il existe des menhirs gravés, sculptés (France, Rouergue) et même peints (Espagne).
Les « statues-menhirs », érigées entre le néolithique final et l'âge du bronze, sont remarquables car il s'agit de menhirs aux formes anthropomorphes gravés (parfois sur les 2 faces) d'attributs en bas-relief (parfois sculptés en ronde-bosse) comme le visage, les seins, les bras avec les mains, les jambes et les pieds, mais aussi les parures (colliers, pendeloque, crosse, objet mystérieux), des armes, le baudrier, la ceinture, les plis des vêtements, les cheveux en tresse, etc.
Répartition
Ces monolithes sont présents un peu partout dans le monde. Dans toute l'Europe mais aussi en Afrique ou en Asie par exemple.
On trouve des statues-menhirs dans plusieurs régions d'Europe ; en France on a une forte concentration en Rouergue ([http://dolmen.free.fr/megafrance]) avec plus de 120 statues-menhirs, Languedoc avec une vingtaine de statues et en Provence. En Corse, plusieurs dizaines de statues-menhirs ont été inventoriées un peu partout dans l' île (sites mégalithiques de Filitosa et de Paladhju notamment).
Fonction
Dans le cas de pierres levées aux formes grossières et dont le matériau ne semble pas avoir été façonné avec soin, on pense que ces monuments étaient peut-être des sortes de bornes.
Ces pierres, selon leur implantation, auraient alors pu marquer les limites d'un territoire ou signaler un monument funéraire proche ou encore un lieu de culte.
Parfois encore la pierre levée fait partie d'un ensemble, cercle de pierres (cromlech) ou alignement par exemple, qui constitue ce lieu de culte ou de rassemblement...
cromlech
En revanche, de nombreux monuments ont une allure anthropomorphe plus ou moins affirmée et beaucoup d'autres montrent une forme phallique.
Quelles que soient les dimensions du monolithe, menhir géant ou petite stèle, la forme et parfois les figurations gravées que les hommes leur ont affectées laissent penser qu'il existait là une dévotion aux puissances célestes (pierre pointant vers le ciel) ou chtoniennes (pierre enracinée), probablement un culte voué à des divinités anthropomorphes, masculines et féminines, dieux et déesses du néolithique.
Le terme idole est alors employé par de nombreux spécialistes pour marquer le rôle du monolithe et le sens religieux ou magique dont il est chargé.
Les attributs de nombreuses statues-menhirs (baudrier, objet, crosse, armes...) ont également amené les archéologues à émettre l'hypothèse d'un culte des ancêtres: dans certains cas, la statue-menhir aurait pu représenter un ancêtre important, fondateur peut-être... L'hypothèse de la représentation d'un chef ou autre personnage important de son vivant n'est pas écartée pour autant.
Le monument, par le prestige qu'il lui confère, sacraliserait ainsi un personnage remarquable et l'élèverait au statut de divinité tutélaire.
Croyances
cromlech
Certains menhirs ont été christianisés, c'est-à-dire qu'on a gravé une croix sur une face ou plantée à leur sommet (ex. les menhirs de Men Marz, de St Duzec).
De nombreux menhirs sont porteurs de légendes ayant surtout trait à la fertilité. Ainsi, de nombreuses légendes rapportent qu'il fallait que les femmes se frottent le ventre sur certains menhirs réputés fertiles pour qu'elles soient enceintes dans l'année.
D'autres menhirs étaient censés favoriser la venue de la pluie. Cela explique que dans certaines régions comme les Cévennes, il n'était pas rare qu'une fois l'an une cérémonie se tienne au pied du menhir pour demander la pluie.
Une légende bretonne raconte que les menhirs vont boire à la rivière une fois par an, découvrant à leur pied le trésor qu'ils cachent le reste du temps. La capture du trésor est malgré tout malaisée, car les menhirs reviennent à leur place aussi vite qu'ils sont partis, écrasant tout sur leur passage. Une autre légende bretonne, et chrétienne cette fois, dit que les alignements de Carnac sont des soldats romains changés en menhirs par Dieu pour les punir de poursuivre et de vouloir tuer saint Cornely.
Cornely
Bibliographie
Pour approfondir le sujet, vous pouvez consulter, entre autres, les ouvrages suivants:
- Actes des journées d'études des statues-menhirs à St Pons de thomières, 1984. Fédération Archéologique de l'Hérault, Parc régional du Haut-Languedoc, 1987.
- Actes du 2 colloque international sur la statuaire mégalithique à St Pons de thomières, 1997. Fédération Archéologique de l'Hérault, Parc régional du Haut-Languedoc, 1998.
Voir aussi
- Alignements:
- Carnac
- La Cham des Bondons
- Généralités:
- Mégalithe
- Dolmen
- Autres:
- Champ Dolent
- Wéris en Belgique
Catégorie:Monument mégalithique
Antiquité
Catégorie:Antiquité
On nomme Antiquité la première période de l'Histoire, c'est-à-dire la période qui suit la Préhistoire. Pour une civilisation donnée, l'Antiquité commence avec l'écriture, alors que les civilisations ne connaissant pas l'écriture mais étant contemporaines des civilisations antiques sont dites, quant à elles, « protohistoriques ».
Chronologie
L'Antiquité commence donc à des dates différentes selon les civilisations considérées.
La plus ancienne civilisation antique connue serait celle de Sumer. qui inventa l'écriture cunéiforme, à base de pictogrammes pointus, dus à la forme biseautée du calame, dès -5500, -5000.
L'antiquité en Europe
-5000
En Europe, l'Antiquité commence avec la civilisation minoenne, en Crète entre -2000 et -1400. Cette dernière, connue pour ses palais, inventa l'écriture linéaire A d'où dériva le linéaire B. Cette dernière forme d'écriture est la première attestée sur le continent : l'écriture grecque en dérive. La lettre grecque alpha d'où dérive le A latin vient probablement de la représentation d'une tête de bétail qui, répétée rapidement de gauche à droite, s'inclina vers la droite jusqu'à prendre sa forme actuelle.
La fin de l'Antiquité – dont les civilisations de référence pour l'Europe sont la Grèce antique et la Rome antique – est traditionnellement fixée à la chute de l'Empire romain d'Occident, en 476. La période des invasions barbares (voir Antiquité tardive) est donc à la charnière de l'Antiquité et de la période suivante : le Moyen Âge.
En raison de la permanence des grands traits de l'Antiquité tardive (civilisation du Bas Empire romain) au-delà de l'événement politique constitué par la déposition du dernier empereur romain Romulus Augustule, l'historien médiéviste Jacques Le Goff a par exemple proposé d'étendre l'Antiquité tardive jusqu'au . À l'inverse, d'autres historiens du Moyen Âge font commencer leur période dès le début du , voire dès le avec comme critères principaux l'essor du christianisme et la barbarisation de l'armée romaine.
La discipline qui étudie les civilisations antiques est l'Histoire ancienne.
La discipline qui étudie les civilisations protohistoriques est la Protohistoire.
Civilisations antiques
- Antiquité européenne
- Grèce antique
- Étrusques
- Rome antique
- Celtes
- Slaves
- Baltes
- Germains
- Antiquité africaine
- Égypte antique
- Numidie
- Antiquité précolombienne (Amérique)
- Aztèques
- Incas
- Mayas
- Antiquité asiatique
- Asie mineure
- Hébreux
- Hittites
- Mèdes
- Perses
- Phéniciens
- Mésopotamie
- Sumer
- Akkad
- Assyrie
- Babylone
Voir aussi
autre acception
Une antiquité est un objet ancien ou antique, qui fait peut l'objet d'un négoce auprès des antiquaires, ou de la conservation dans une collection publique (musée) ou privée. La plus importante collection française d'objets antique se trouve au Musée des antiquités nationales, installé dans le château royal de Saint-Germain-en-Laye.
liens internes
- Rites religieux
- Préhistoire – Protohistoire
- Histoire – Moyen Âge
- Histoires nationales
- Histoires thématiques
- Migrations germaniques – Grandes invasions
Alba-la-Romaine
Alba-la-Romaine est une commune française, située dans le département de l'Ardèche et la région Rhône-Alpes.
Géographie
Située entre Aubenas et Montélimar, on peut y découvrir des vestiges de la ville romaine et un bourg médiéval.
Histoire
Le village d'Alba-la-Romaine fut créé sous l'Empire romain et portait alors le nom de « Alba Helviorum ». Elle fut la capitale des Helviens et fut siège épiscopal dans le courant du IV siècle
Du Moyen Âge jusqu'en 1904, elle porta le nom de Aps (famille de propriétaires locaux)
Monuments et lieux touristiques
- Village classé aux « Plus beaux villages de France »
- Vestiges romains (parcours de visite, maison des fouilles, spectacles au théâtre antique)
- Château XIIe-XVIe siècle classé à l'inventaire des monuments historiques, ouvert au public (expositions, animations)
Administration
La dénomination actuelle a été officialisée par décret du 30 mai 1986 (publié au Journal officiel le 5 juin 1986), et a pris effet le 6 juin 1986. La dénomination précédente était Alba.
Économie
Production agricole : vin.
Liens externes
- http://www.alba-la-romaine.fr/
Catégorie:Commune de l'Ardèche
Lothaire IerLothaire 1
Lothaire 01
Lothaire 01
Lothaire 01
Lothaire 01
Lothaire Ier (795-† 855), fils de Louis Ier dit le Pieux et Ermengarde de Hesbaye, empereur d'Occident (840-855).
Histoire
Déjà en 814 son père lui avait confié le gouvernement de la Bavière. Il est déclaré seul héritier et associé à l’Empire en 817. Son père Louis le Pieux s’étant remarié avec Judith, après la mort de sa première épouse, il eut avec celle-ci un fils, Charles qui deviendra par la suite Charles le Chauve. Lothaire à cette époque est envoyé en Italie où il s’installe à Pavie, il est sacré empereur par le pape Pascal Ier, la papauté se soumet à son autorité. Il est également reconnu comme roi de France et prend en 820 le titre de roi des Lombards.
Lothaire Ier se révolte contre son pére Louis Ier le Pieux, celui-ci ayant voulu prendre de nouvelles dispositions en faveur de son plus jeune fils Charles. Lothaire entraîne ses deux frères Louis le Germanique et Pépin contre leur père, et le détrône par 2 fois en 830 et 833, mais deux fois il se voit forcé de lui rendre la couronne.
Resté seul empereur à la mort de Louis le Débonnaire en 840, il tente d'envahir les États de ses deux frères, qui refusent de le reconnaitre comme empereur, mais ceux-ci se liguent contre lui et le battent à Fontenay-en-Puisaye dans l’Auxerrois en juin 841. Ils lui imposent alors le partage de Verdun en 843, qui lui octroie le titre impérial et une Lotharingie longue et étroite allant de la Mer du Nord à l'Italie, bien fragile entre ses voisines. Peu de temps avant sa mort il abdique, pour aller s’enfermer dans l’abbaye de Prüm. Il eut épousé Ermengarde, fille du comte de Tours, Hugues d'Alsace, avec qui il eut trois fils. Ces derniers se partagent ses Etats: Louis (Louis II le Jeune), qui reçoit le royaume d’Italie avec le titre d’empereur; Charles, qui reçoit la Provence jusqu’à Lyon, Lothaire (Lothaire II), qui hérite du pays nommé le royaume de Lorraine. Lothaire mourut à Prüm en 855.
Généalogie
Voir aussi Carolingiens
Lothaire Ier est né en 795 et il est mort en 855 à Prüm.
┌─ Charles Ier dit le Grand ou Charlemagne (747-† 814), roi des Francs (768), roi des Lombards (774), empereur d'Occident (800). principal souverain de la dynastie carolingienne.
┌─ Louis Ier dit le Pieux (778-† 840), roi d'Aquitaine (781-814), empereur d'Occident (814-840).
│ └─ Hildegarde de Vintzgau (v.757-† 783).
│
Lothaire Ier
│
│ ┌─ X Ingramm ou Robert Cancor comte de Hesbaye.
└─ Ermengarde de Hesbaye (780-† 818).
└─ X
Lothaire Ier
ép. en 821 Ermengarde de Tours (cf. Etichonides)
│
├─Louis II le Jeune (825-† 875), empereur d'Occident (855-875).
│ ép. Engelberge
│
├─X (?-?).
│ ép. Giselbert de Meuse (cf. Réniers)
│
├─Lothaire II de Lotharingie (v.825-† 869).
│ 1) ép. Theutberge (cf. Bosonides)
│ 2) ép. Walrade
│
├─Rotrude (fille de Lothaire Ier) (?-?).
├─Charles de Provence (845-† 863), roi de Provence (855-863).
├─Carloman (?-?).
└─X2 (fille de Lothaire Ier)
ja:ロタール1世
Provence
La Provence (Prouvènço / Provença en provençal) est une dénomination géographique qui désigne un ancien conté et une ancienne province royale française et qui correspond aujourd'hui, au sens large, à une grande partie de la région PACA, et qui se situe au sud-est de la France, s'étendant de la rive gauche du Rhône (rive est) jusqu'à la rive droite du Var où elle borde l'ancien comté de Nice situé sur la rive gauche.
Plus strictement, la Provence s'étend jusqu'à l'est du Gard (au-delà du Rhône) et jusqu'au sud de l'Ardèche et de la Drôme.
Géographie
Divisions administratives
Les départements issus de l'ancien comté(annexé à la France par Louis XI) et ancienne province royale française furent inclus dans la région administrative de Provence-Alpes-Côte d'Azur qui recouvre les départements des Alpes-de-Haute-Provence (04), des Hautes-Alpes (05), des Alpes-Maritimes (06), des Bouches-du-Rhône (13), du Var (83) et du Vaucluse (84).
Culturellement et historiquement, on peut aussi considérer que la partie sud des départements de l'Ardèche (07) et de la Drôme (26), ainsi que la partie est du Gard (30) sont provençaux.
Climat et topographie
La Provence est une région au climat privilégié, bénéficiant de l'influence de la Méditerranée, avec des étés chauds et secs. Les hivers y sont doux près de la côte, généralement humides à l'est, mais sont plus rudes dans le nord. La végétation est du type garrigue, la sécheresse d'été la rendant particulièrement vulnérable aux incendies.
Le relief est valloné, l'érosion due aux orages violents d'été pouvant constituer des ravines assez escarpées.
Histoire
Antiquité
Elle doit son nom à l'époque romaine qui la connaissait comme Provincia (une des nombreuses provinces romaines). La Provence fit partie de la Gaule Transalpine (c'est-à-dire au-delà des Alpes, pour les Romains), rebaptisée Gaule Narbonnaise (du nom de la capitale de la province romaine, Narbonne) au
- La Provence indépendante
Le littoral provençal a été colonisé par les Grecs : vers 600 av. J.-C., les Phocéens s'installent à Marseille (en grec, Massalia; en latin, Massilia). Ils essaiement à Nice, Arles, Nîmes, Agde, Cannes.
- La conquête romaine au
- Chronologie sommaire
- -181 : Marseille appelle Rome au secours contre les pirates Ligures
- -154 : Nice et Antibes assiégées par les Ligures des Alpes Maritimes, expédition d’Opimius
- -125/-124 : coalition de tribus celto-ligures (les Salyens) soutenus par les Voconces, Allobroges et Arvernes : le consul Fulvius Flaccus franchit les Alpes et les vainc. En -123, nouvelle campagne qui se termine par la destruction de l’oppidum d’Entremont.
- En -123/-122 : fondation d’Aix-en-Provence pour contrôler les Salyens.
- -122 : le proconsul Cn. Domitius Ahenobarbus écrase les Allobroges
- -121 : les Volques, à la tête d'un vaste territoire de 24 oppidums accueillent sans résistance les légions de Rome. Nemausa (Nîmes), la ville gallo-romaine est sur le point de naître.
- -120 : Ahenobarbus en campagne ; on lui attribue la fondation et l’organisation de la Provincia
- -117 : début de la construction de la Via Domitia (en l’honneur de Cn. Domitius Ahenobarbus) en direction des Pyrénées. Elle emprunte le tracé d’une ancienne route grecque (la voie héracléenne). Son aménagement est le symbole de la romanisation et apporte un développement des échanges commerciaux.
- -109/-105 : incursions des peuples germaniques (Cimbres, Teutons, Tigurins, Ambrons) : Marius écrase les Teutons à Aix-en-Provence (-102) et les Cimbres à Verceil (-101).
Moyen Âge
Au Moyen Âge, ce fut un marquisat, un comté et un royaume.
En 843, le traité de Verdun donna la Provence a Lothaire Ier. Son fils Charles de Provence en fit le royaume de Provence-Viennois ou de Bourgogne cisjurane en 855. Boson V de Provence, beau-frère de Charles le Chauve, se fit proclamer roi du deuxième royaume de Provence en 879. Boson fut en lutte avec les Carolingiens. Le fils de Boson, Louis, empereur, confia le gouvernement de la Provence à Hugues d'Arles, qui le donna a son tour en 934 à Rodolphe II, roi de Bourgogne transjurane. Le nouvel ensemble sera le deuxième royaume de Bourgogne-Provence aussi appelé Royaume d'Arles. Il subsistera jusqu'en 1032.
En 947, le bosonide Boson, comte d'Arles fut investi de la Provence. À sa mort, ses deux fils, Guilhem, dit le Libérateur (Guillaume Ier), et Roubaud se partagèrent en indivis le comté, indivision que maintinrent leurs descendants. La branche issue de Guilhem donnera celle des comtes de Provence, celle issue de Roubaud donnera les comtes de Forcalquier, qui se détachera en 1054 (ces derniers sont également appelés marquis de Provence).
En 972, Guillaume Ier libéra la Provence des Sarrasins qui depuis le massif des Maures (au dessus de Saint-Tropez) pillaient la région.
En 1037, Emma, marquise de Provence, se marie à Guillaume III Taillefer, comte de Toulouse, transmettant les droits de la lignée de Roubaud à la maison de Toulouse. En 1112, Douce de Provence, héritière des droits de la ligne de Guilhem, épouse Raymond-Bérenger III, comte de Barcelone, qui devient Raymond-Bérenger Ier de Provence. Les maisons de Toulouse et de Barcelone entrent alors en conflit pour le marquisat. Pour aboutir à un traité en 1125 entre Raymond-Bérenger et Alphonse-Jourdain de Toulouse, qui partagea le comté entre un marquisat au nord de la Durance, donné aux Toulouse, et le comté au sud, donné aux Barcelone. En 1193 Alphonse II de Provence épouse Gersande de Forcalquier, ce qui donne naissance au comté de Provence-Forcalquier.
Pendant cette période, le comté d'Orange, vassal de Provence, fut érigé en 1181 en principauté.
1181
En 1245, meurt Raymond-Bérenger V de Provence, dont les quatre filles sont mariées respectivement, Marguerite à Saint-Louis, Sance à Richard de Cornouailles, Éléonore à Henri III, roi d'Angleterre et Béatrix à Charles, comte d'Anjou et du Maine, frère de Saint-Louis. C'est cette dernière qui reçoit en héritage les deux comtés de Provence et Forcalquier, les transmettant à la première maison capétienne d'Anjou.
Accumulant les titres royaux (Naples-Sicile, Jérusalem, Chypre, Acre, Thessalonique, etc.), les comtes se font appeler roi, dont le célèbre roi René, de la seconde maison capétienne d'Anjou.
Mais entre-temps, le comté de Provence-Forcalquier avait été démembré. Conformément au traité de Meaux-Paris (1229) qui marqua la fin de la croisade des Albigeois, à la mort d'Alphonse de Poitiers, en 1271, le marquisat passe au roi de France Philippe III qui le cède dès 1274 au pape Grégoire X pour devenir le Comtat Venaissin.
En 1388, la ville de Nice et sa viguerie — la division administrative correspondante — la cité de Puget-Théniers et les vallées de la Tinée et de la Vésubie se constituent en terres neuves de Provence et se mettent sous la protection de la maison de Savoie, c'est la dédition de Nice à la Savoie. Ces terres prendront le nom de comté de Nice en 1526.
En 1382, à la mort de la reine Jeanne, s'achève la première maison capétienne d'Anjou, elle adopta le frère du roi Louis Ier, fait comte puis duc d'Anjou, fondant la seconde maison capétienne d'Anjou. Cette dynastie s'achèvera avec Charles III du Maine, 1491, le roi de France Louis XI annexant la Provence en 1498 en la rattachant au domaine royal.
Renaissance
À l'époque classique, la sagesse populaire clamait que les trois maux de la Provence étaient la Durance, le mistral et le parlement d'Aix.
1720-1722 : la grande peste, partie de Marseille, envahit la Provence et la dévaste ainsi que les Etats Pontificaux (Comtat Venaissin)
Époque moderne
15 août 1944 : Débarquement en Provence (Opération Dragoon)
Souverains de Provence
- Charles de Provence (845-† 863), roi de Provence (855-863), fils de Lothaire Ier et Ermengarde de Tours.
- Boson V de Provence (?-† 887), roi de Provence (863-887), fils de Bivin.
- Louis III l'Aveugle (v.880-† 928), roi de Provence (887-928), roi d'Italie (900), empereur d'Occident (901-905), fils de Boson V de Provence et Ermengarde. Son surnom provient du fait qu'il a été aveuglé par Bérenger Ier, son rival à la tête de l'empire.
:Voir aussi : Liste des rois, comtes et marquis de Provence
Langue
La langue propre de la Provence est la langue d'Oc (aussi appelée langue occitane), rameau oriental du sud-occitan qui comprend également le languedocien. Le provençal et le niçois sont les variantes locales de cette langue d'Oc.
Parlée par près de 500 000 personnes (Blanchet) et comprise par plusieurs millions, la langue d'Oc en Provence vit actuellement un renouveau. En 2003, le Conseil régional a voté une motion qui affirme que la langue occitane est la langue régionale de Provence.
Jusqu'au , le terme provençal, associé aux troubadours, désignait l'ensemble de la langue d'Oc.
En 1854, autour de Frédéric Mistral se forme le Félibrige, association littéraire qui se donne pour objectif la renaissance nationale du Midi par la littérature et particulièrement la poésie.
En 1904, F. Mistral obtient le Prix Nobel de Littérature pour l'ensemble de son œuvre littéraire et philologique.
L'IEO et le Felibrige assurent aujourd'hui l'essentiel du travail de récupération linguistique, en Provence comme dans l'ensemble de l'Occitanie.
Voir aussi
Œuvres littéraires évoquant la Provence
De nombreuses œuvres littéraires évoquent la Provence :
- les romans de Jean Giono se déroulent souvent en Provence.
- les nouvelles qui composent les Lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet se situent pour la plupart dans les environs de Beaucaire, et reprennent parfois des récits tirés du folklore provençal.
- l'œuvre littéraire (mais aussi théâtrale et cinématographique) de Marcel Pagnol doit beaucoup à la Provence. Ses Souvenirs d'enfance, par exemple (La Gloire de mon père, Le Château de ma mère, etc.), se déroulent principalement à Marseille et dans les collines environnantes, de même que le diptyque L'Eau des collines.
- Les livres de Frédéric Mistral, Henri Bosco, Marie Mauron, Yvan Audouard
Wikisource
- [http://wikisource.org/wiki/%C3%89dit_de_r%C3%A9union_du_comt%C3%A9_de_Provence_%C3%A0_la_couronne_de_France Édit de réunion du comté de Provence à la couronne de France] (1498)
Bibliographie
- Gabriel Cassin, Histoire de la Provence comtale et papale, qu'on trouvera résumé sur [http://www.ifrance.com/gab-cassin/provcomtale.html Provence comtale] et [http://www.ifrance.com/gab-cassin/provpapale.html Provence papale]
Liens externes
- Li Nouvello de Prouvènço, revue culturelle en langue provençale, [http://www.nouvello.com nouvello.com].
- Toulonnais.com, Toulon, une ville en Provence, [http://www.toulonnais.com www.toulonnais.com].
- Haut-Var.com, Le Haut Var, tourisme et villages, panoramas et artisans, [http://www.haut-var.com www.haut-var.com].
-
zh-min-nan:Provence
Comté de ToulouseToulouse
Catégorie:Toulouse
Après avoir été la capitale du royaume wisigothique, Toulouse demeure la grande métropole de la France du Midi. Il s'ensuit que le comté de Toulouse est une principauté territoriale qui s'étend selon les époques à toutes l'Aquitaine ou à une grande partie du Languedoc et même à des terres au-delà du Rhône.
Dès l'époque mérovingienne, un comte ou duc est placé à Toulouse, alors capitale de l'Aquitaine entière. On connaît Launbod, puis Didier († 587).
Pépin le Bref prend Toulouse en 767. Mais le duc Chorson est fait prisonnier par les Basques en 788. Charlemagne confie alors la défense à son cousin Guillaume de Gellone, que les Arabes battent en 793. Un fils du comte de Paris, Begon, est marquis de Toulouse en 817. Il a pour successeur Bernard, duc de Septimanie (820), puis de Toulouse (834), qui participe en 844 à la rébellion de Pépin d'Aquitaine et y trouve la mort. Un comte Guillaume lui succède.
La famille des futurs comtes de Toulouse apparaît vers 840 quand Pépin II nomme Frédelon, jusque-là comte de Rouergue. Frédelon se rallie à Charles le Chauve, qui le confirme dans ses fonctions en 845 et nomme son frère Raymond comte de Quercy. À la mort de Frédelon (vers 852), Raymond lui succède, mais est évincé en 863 par Bernard de Septimanie et meurt l'année suivante. Après une guerre contre le comte d'Auvergne Bernard Plantevelue, le fils de Raymond, Eudes, se réinstalle à Toulouse et y exerce son pouvoir relativement indépendant. Son fils Raymond II lui succède, puis son petit-fils Raymond III Pons, qui annexe la Septimanie et étend sa suzeraineté sur l'Albigeois, le Rouergue et le Quercy.
Quercy
Le comte de Toulouse Guillaume Tail | | |