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| Isère (département) |
Isère (département)
L'Isère est un département français. Elle porte le numéro 38 dans la numérotation départementale française.
Le département tire son nom de l'Isère, affluent de la rive gauche du Rhône. Le terme proviendrait du celtique Isar, c'est-à-dire « fer », minerai qui devait sans-doute être abondant le long des rives de l'Isère à l'époque protohistorique.
Histoire
Article détaillé : Histoire de l'Isère
En tant que département, l'Isère a été créée à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de l'ancienne province de Dauphiné.
Ses limites avec le département du Rhône furent plusieurs fois modifiées, notamment en 1852 et en 1967, amputant l'Isère qui s'étendait initialement jusqu'à Villeurbanne.
Politique
Article détaillé : Politique de l'Isère
Géographie
Article détaillé : Géographie de l'Isère
Le département de l'Isère fait partie de la région Rhône-Alpes. Il est limitrophe des départements du Rhône, de l'Ain, de la Savoie, des Hautes-Alpes, de la Drôme, de l'Ardèche et de la Loire.
La rivière Isère le traverse au fond de la vallée du Grésivaudan (ou Graisivaudan).
Ce département est très contrasté, avec au Nord les Terres Froides, pays vallonné, au centre-est le massif de la Chartreuse, puis sur la rive gauche de l'Isère les massifs de Belledonne, des Grandes-Rousses, des Écrins (point culminant du département à 4 088 m au Pic Lory, antécime de la Barre des Écrins, 4 102 m, elle-même située dans le département des Hautes-Alpes) et du Vercors à l'Ouest.
Climat
Article détaillé : Climat de l'Isère
Économie
Article détaillé : Économie de l'Isère
Démographie
Article détaillé : Démographie de l'Isère
Les habitants de l'Isère sont les Isérois.
Culture
Article détaillé : Culture dans l'Isère
Tourisme
Article détaillé : Tourisme dans l'Isère
L'isère comporte beaucoup de stations de sports d'hiver, dont l'Alpe d'Huez. Ce département accueille également des festival de renommé mondial comme la Coupe Icare, qui est un festival de vol libre, comprenant des parapentistes, parachutistes... Et tout une journée dédiée spécialement a des sauts en costumes plus ou moins farfelus !
- [http://www.isere-tourisme.com/ office du tourisme de l'Isère]
Voir aussi
Liens internes
- Arrondissements de l'Isère
- Cantons de l'Isère
- Communes de l'Isère
- Liste des députés de l'Isère
- Liste des sénateurs de l'Isère
- Liste des conseillers généraux de l'Isère
- Liste des préfets de l'Isère
- Département français
Liens externes
- [http://www.Isere.pref.gouv.fr/ Préfecture de l'Isère]
- [http://www.cg38.fr/ Conseil général de l'Isère]
- [http://www.ccinordisere.fr/ CCI Nord Isère] (Chambre de commerce et d'industrie)
-
ja:イゼール県
Département français
Le département est une division administrative de la France, à la fois une circonscription administrative déconcentrée et une collectivité locale décentralisée.
La France est divisée en 100 départements dont quatre outre-mer.
Le département circonscription administrative
Le département est la circonscription administrative de droit commun depuis l'an VIII et l'est restée. Il est dirigé par le Préfet de département nommé discrétionnairement par le gouvernement, assisté par des sous-préfets pour chaque sous-prefecture.
De nombreux services déconcentrés de l'Etat sont organisé dans le cadre du département, comme la direction départementale de l'équipement (DDE) ou la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS).
Le département collectivité locale
Le département est aussi une collectivité locale décentralisée dirigée par le conseil général, élu au suffrage universel direct pour six ans. La France en compte 99 depuis 1985.
Les départements sont regroupés en régions et divisés en arrondissements qui sont eux-mêmes subdivisés en cantons et en communes.
Histoire
Article détaillé : Histoire des départements français.
Les départements sont créés le 4 janvier 1790 par l'assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraire à l'homogénéité de la Nation. . Dans un souci de rationalité, les départements reçurent une architecture semblable : une portion de territoire suffisamment petite pour être gérée facilement par un chef-lieu,: la taille de ces départements était fixée de façon telle qu'il devait être possible de se rendre, en moins d'une journée de cheval, au chef-lieu de chacun de ceux-ci depuis n'importe quel point de leur territoire. Dans la même optique, les départements furent nommés non pas d'après des critères historiques, pour ne pas rappeler le découpage en province de l'ancien régime, mais purement géographiques (noms de rivières, de montagnes, etc.)
Le nombre de département, initialement de 83, grimpa à 130 en 1810 avec les gains territoriaux de la République et de l'Empire, puis fut réduit à 86 après la chute de ce dernier en 1815. L'acquisition de Nice et de la Savoie en 1860 conduisit à un total de 89.
Trois départements de l'Alsace et de la Lorraine (le Haut-Rhin, le Bas-Rhin et une partie de la Meurthe et de la Moselle) furent cédés à l'Allemagne en 1871 et restitués en 1919. Les parties non annexés de la Meurthe et de la Moselle furent fusionnées dans le nouveau département de Meurthe-et-Moselle. Une partie du Haut-Rhin située autour de Belfort et qui resta française en 1871 ne fut pas réintégrée dans son département d'origine en 1919 et devint le Territoire de Belfort en 1922.
Les réorganisations de la région parisienne en 1964 et la division de la Corse en 1976 ajoutèrent six départements. Avec les quatre départements d'outre-mer actuels, le total fut porté à 100.
En 2004, la mise en place du second volet de la décentralisation, dont l'acte II fut voté le 13 août 2004, prévoit d'importants transferts de compétences et de moyens aux départements, notamment le transfert des aides sociales et économiques (comme le Revenu minimum d'insertion), la gestion du réseau routier (la Direction départementale de l'équipement devient intégralement gérée au niveau départementale, avec le transfert de ses fonctionnaires et des financements), de compétences en matière d'éducation et de contrôle du patrimoine.
Voir aussi les articles suivants :
- Départements français classés par région
- Départements français classés par population
- Départements français classés par superficie
- Départements français classés par densité de population
- Départements français classés par altitude
- Liste des préfectures de France
- Noms des habitants des départements français
Numérotation
À l'origine, les départements français étaient numérotés (de 01 à 83) pour les seuls besoins des services postaux (voir Liste des 83 départements de 1790). La poste faisait figurer sur chaque lettre un cachet au numéro du département de départ. Ce système fonctionna sous la Révolution et l'Empire puis fut abandonné. Un nouveau classement fut mis en place au avec cinq nouveaux départements (Alpes-Maritimes, Loire, Savoie, Haute-Savoie et Tarn-et-Garonne) qui décalaient les numéros. En 1922 en effet, les 89 départements étaient classés dans l'ordre alphabétique ; le numéro 01 était attribué à l'Ain et le 89 à l'Yonne. Lorsque le territoire de Belfort fut constitué comme département cette année-là, il fut rajouté en fin de liste avec le numéro 90.
Le redécoupage de l'Île-de-France, en 1964, prit effet en 1965 et conduisit à la création des départements de Paris (qui prit le numéro 75 attribué jusqu'alors à la Seine), des Yvelines (qui fut numérotée 78 en lieu et place de la Seine-et-Oise) ainsi que de l'Essonne, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et du Val-d'Oise, ajoutés en fin de liste avec les numéros 91 à 95.
La Corse (numéro 20) fut partagée en 1976 entre la Corse-du-Sud (2A) et la Haute-Corse (2B).
Les départements d'outre-mer reçurent finalement les numéros 971 à 974 (le numéro 96 n'est donc pas utilisé).
Au-delà de leur fonction de découpage du territoire français, les numéros de départements font partie de la vie quotidienne des Français. On les retrouve sur les plaques d'immatriculation des véhicules, au début des codes postaux (Ceux des deux départements de la Corse débutent toujours par 20) ou dans les numéros de sécurité sociale.
Les territoires français qui ne sont pas des départements possèdent également des numéros analogues : 975 et 976 pour Saint-Pierre-et-Miquelon et Mayotte (les deux collectivités d'outre-mer qui se rapprochent le plus d'un département), 986, 987 et 988 pour Wallis-et-Futuna, la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie.
Bien qu'extérieur à la France, Monaco utilise « 98 » pour ses codes postaux. Mais Andorre a, pour sa part, refusé d'utiliser le code que les postes françaises lui avaient attribué.
Voir aussi
- Administration territoriale
- Arrondissements français
- Cantons français
- Communes de France
- Régions françaises
-
Catégorie:Administration territoriale française
ja:フランスの地方行政区画
ko:데파르트망 (프랑스)
France
La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.
Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme.
Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.
Géographie
Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France
Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.
Histoire
Article détaillé : Histoire de France
La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain.
La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse).
Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne).
Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.
À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée.
La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie.
À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée.
En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré.
Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse.
De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire.
En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944.
Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses.
À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement.
La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes.
Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.
Politique
Article détaillé : Politique de la France
La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel.
Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi.
Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif.
Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution).
En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale.
Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre.
Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.
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Voir aussi : Liste des présidents de la République française
Économie
Article détaillé : Économie de la France
La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes.
Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an.
L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %.
Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère.
Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005).
La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros.
Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005.
Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises
Démographie
Article détaillé : Démographie de la France
Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]
Religion
Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.
Culture
Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales
|+ Fêtes et jours fériés
! Date !! Nom !! Remarques
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| Jour de l'an
| Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II)
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| Lundi suivant le dimanche de Pâques.
| Lundi de Pâques
| Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps.
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| || Fête du Travail
| Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France
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| 8 mai
| Commémoration de la capitulation allemande en 1945
| Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.
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| Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension
| Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux
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| Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant.
| Pentecôte (et Lundi de Pentecôte)
| Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres.
Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération)
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| 14 juillet || Fête nationale
| Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790.
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| 15 août || Assomption
| Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie
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| Toussaint || Fête de tous les saints
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| 11 novembre
| Commémoration de l'armistice de 1918
| Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale
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| 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ
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| 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
|-
| Avant-veille de Pâques || Vendredi saint
| rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
|{{{{{{e{Commons|Category:France|la France{wikiquote|France{wikitravel|la France|France{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail France
Rhône
Le Rhône est un fleuve important d'Europe. Long de 812 kilomètres, il prend sa source en Suisse (231 km) et finit son cours en France (581 km) pour se jeter dans la mer Méditerranée. C'est le plus puissant des cinq fleuves français. Il est également le fleuve tributaire de la Méditerranée le plus important après le Nil.
Géographie
Nil
Le Rhône naît en Suisse, à la Furka, dans le massif du Saint-Gothard, à 1 753 m d'altitude, il traverse le lac Léman puis coule en France et se jette par un delta dans la mer Méditerranée. Il coule d'abord dans une direction est-ouest (sa haute vallée correspond alors au canton du Valais) ; à Martigny sa vallée se rétrécit fortement et il remonte vers le nord avant de se jeter dans le Léman ; il en sort à Genève, où il reçoit l'Arve, puis pénètre en France ; le tracé de son cours est sinueux jusqu'aux environs de Lyon ou il reçoit la Saône ; à partir de cette ville, il coule vers le sud pour se jeter par un delta (Camargue) dans la mer Méditerranée.
Principaux affluents
Principales villes
Hydrologie
Régime
Le régime hydraulique du Rhône est caractérisé par des maxima automnaux et printaniers et un minimum estival; l'hiver présente souvent des débits soutenus mais moins marqués.
Le débit moyen relevé à Beaucaire est de 1900 m³/s. On considère que le Rhône est en crue dès que son débit dépasse les 5000 m³/s. Le record historique mesuré date de décembre 2003 avec presque 14000 m³/s. La crue millénaire, quant à elle, est estimée à plus de 14000 m³/s (entre 14000 m³/s et 16000 m³/s, selon les auteurs, avec un consensus plus marqué pour 14000-14500 m³/s)
Le delta du Rhône, d'abord avant le XIII siècle puis jusqu'au XIX siècle en fonction de l'endiguement progressif des rives, a évolué à la suite de crues importantes.
Principales crues historiques (à compléter)
Avant l'an 1
- Vers 175 av. JC : une importante crue du fleuve recouvre une large partie de l’agglomération d'Arles et provoque la destruction irrémédiable des quartiers sud. Ces quartiers périphériques méridionaux sont par la suite abandonnés pendant deux siècles.
IIe siècle
- Vers 150 : traces d'une importante crue à Arles
IIIe siècle
- Vers 280 : des sources historiques indiquent une crue importante à Lyon ravagée par une inondation. L'archéologie confirme à Arles la destruction par les eaux d'un habitat romain à la fin du IIIe siècle.
IVe siècle
- 346 : crue généralisée du Rhône
VIe siècle
- 579 ou 580 (plus probablement en 580) : crue d'automne avec inondation à Lyon et à Arles.
- A Lyon, Grégoire de Tours rapporte : Au commencement d'octobre, après deux jours de pluies continuelles, le Rhône et la Saône entrèrent en crue. Chose qui ne s'était jamais produite, les deux rivières vinrent se rejoindre au milieu de la presqu'île et formèrent un courant si violent qu'une partie des murs de la ville fut renversée, d'où l'on peut juger du nombre de maisons qui durent être entraînées par les eaux..
- A Arles, le cirque romain est abandonné après cette catastrophe.
VIIe siècle
- 618 : crue probable avec des inondations
IXe siècle
- 808 : crue de printemps ? Cette année, l'hiver fut très «mou» et très pernicieux. On fut affligé à sa suite d'inondations terribles
808
- 809 : crue d'hiver généralisée ? En 809, l'inondation surpassa toutes les inondations connues. Elle emporte les moissons des champs riverains et força les habitants des bords de rivières à chercher un refuge sur les hauteurs. L'abondance des pluies en fut la cause. Elle atteignit son apogée le 28 décembre.
- 821 ou hiver 821-822 : crues généralisées en France. Il y eut en France une si grande abondance de pluie que les fruits de la terre en furent perdus et qu'on ne put rien semer au printemps suivant. Les rivières sortirent de leur lit et les eaux se répandirent au loin dans les campagnes.
- 822 : crues généralisées à la fin de l'hiver ou au début du printemps
- 868 : crue historique généralisée des fleuves à la suite de pluies incessantes
XIIIe siècle
- 1226 : crue d'automne (fin septembre) et inondations à Avignon peu de jours après la reddition de la ville aux troupes du roi Louis VIII qui assiègeaient la cité depuis le début de l'été. A quelques jours près, la cité eût été sauvée.
XIVe siècle
- 1308 : une lettre du comte de Provence Charles II évoque les cultures détruites, les ponts emportés et les bestiaux noyés à la suite d'une crue.
- 1345 : crue et inondations catastrophiques
- 1352 : crue et inondations. A Arles, à la suite des inondations de 1352, le Chapitre ne peut plus être ravitaillé correctement (d'après un texte du 5 octobre 1352)
- 1353 : inondations catastrophiques
- 1358 : inondations catastrophiques
- Entre 1368 et 1373 : crue mal datée, probalement en 1372.
- 1396 : crue du 14 novembre 1396 signalée par le chroniqueur arlésien Bertrand Boysset : " … il y eut un grand déluge d’eau du Rhône et des marais… et noya Montlong, La Cape, la Haute-Camargue et les marais salants de Peccais…. (A Arles ) L’eau monta du lundi soir au mardi à l’heure de tierce, de onze palmes de hauteur…(soit environ 2,20 m). J’ai eu tant d’eau dans ma maison que cela recouvrait les six premières marches de l’escalier … ".
- 1398 : crue d'octobre signalée par le chroniqueur arlésien Bertrand Boysset.
XVe siècle
- 1401 : crue de décembre signalée par le chroniqueur arlésien Bertrand Boysset.
- 1404 : crue de février signalée par le chroniqueur arlésien Bertrand Boysset.
- 1424 : crue de fin de printemps (mi juin).
- A Tarascon il est rapporté que "le 16 juin 1424, des inondations du Rhône, mettent la ville en grand péril". A la fin de cette même année 1424, le conseil et les Syndics de Tarascon se préoccupent de faire réparer les brèches ouvertes dans les levées du Rhône (cf. délibérations du mois d’octobre 1424).
- En Camargue, 80 % au moins des blés sont anéantis par les inondations.
- 1426 : crue de printemps avec des inondations en Camargue.
- 1432 : crue de printemps avec des inondations en Camargue.
- 1433 : crue d'automne (fin novembre). Des récits rapportent les détails de l'inondation d'Avignon : « après plusieurs jours de pluies continuelles, le Rhône, la Durance et la Sorgue avaient débordé et inondé les bas quartiers de la ville. Le 29 novembre, les eaux atteignirent la porte de la chapelle des Pénitents Gris. Les eaux se retirèrent le 1er décembre.»
- 1442 : crue de printemps (avril) avec de nombreux dégats recensés dans la campagne arlésienne.
- 1471 : crue d'automne décrite à Lyon et dans la région d'Avignon. Pour Lyon, un texte mentionne : « …remise accordée à Pierre Sales, fermier de la barre du pont du Rhône, sur le prix de son bail. Dans sa requête adressée au consulat Pierre Sales explique que " le passaige de ladite barre a esté de bien petite valeur " à cause de l'inondation qui eut lieu au mois d'octobre (1471), de… »
XVIe siècle
- 1544(ou 1548 ou 1554?) : crue d'automne (vers le 13 novembre); inondations généralisées au sud d'Avignon.
- Au mois de novembre de l’an 1544, il pleut abondamment en Provence, provoquant une inondation qui fit renverser une partie des murailles de la ville d’Avignon, déterrant les corps des cimetières. Le Rhône a tellement débordé, que depuis la Durance jusqu’à la mer, toute la campagne ne fait qu’un avec elle, à tel point, nous dit Honoré Bouche que l’on peut se rendre par bateau de Château-Renard à Eyragues ou à Saint-Rémy.
- Crue du 12 novembre 1548, citée par Jacques Bethemont lors d'un colloque (Avignon 1994). A cette date, la crue atteignit 8,45 mètres à l’échelle de Saint-Bénézet (Avignon), contre 7,83 mètres en 1856... Sur cette base, monsieur Pardé évalue à 16000 mètres cube par seconde le débit de la crue millénaire.
- En Camargue vers 1550, on rapporte une défluviation du Petit-Rhône au niveau de Sylvéréal à la suite d'une grosse crue. Le tracé actuel date de cette époque.
Sylvéréal
- 1556 : crue et inondations catastrophiques
- 1564 : crue automnale ( fin novembre - début décembre) à Arles. "Sur le chemin du retour, la caravane royale (Charles IX et sa mère Catherine de Médicis) fut immobilisée dans Arles par une crue du Rhône. Il entra, le jeudi 16, à Arles, où les eaux le retinrent pendant trois semaines. Il quitta la cité le 7 décembre ..."
- 1570 : crue et inondations catastrophiques
- 1573 : crue et inondation historique du Rhône près d'Avignon (Caderousse)
- 1580 : crue et inondations catastrophiques
- 1581 : crue et inondations catastrophiques
- 1583 : crue estivale (!). Le 24 août 1583, une crue brutale et dévastatrice entraine l’écroulement d’une partie des remparts d’Arles
- 1587 : crue et défleuvement du Rhône dans son delta . Une grande inondation va bouleverser le lit du Rhône de Grand Passon et créer le canal du Japon (ou Bras de Fer)
- 1593 : crue du grand Rhône la veille de Pâques (mars-avril)
XVIIe siècle
- 1602 : crue et inondations catastrophiques
- 1614 : crue et inondation historique du Rhône près d'Avignon (Caderousse)
- 1638 : crue signalée à Tarascon
- 1647 : inondations (à vérifier)
- 1651 : inondations (à vérifier)
- 1653 : inondations (à vérifier)
- 1657 : inondations (à vérifier)
- 1658 : inondations (à vérifier)
- 1674 : crue d'automne (novembre) et inondations catastrophiques
- Inondation signalée à Avignon;
- Gros dégâts sur les travaux de dessèchement des marais entre Arles et Tarascon. En 1674, l'inondation fut si terrible qu'en 1683, alors qu'une autre inondation majeure se produisit, les réparations des dégâts de 1674 n'étaient pas encore achevées, ce qui entraîna nombre de procès, notamment avec la communauté de Tarscon. (BM, Arles, ms 2219, f°153-154 : Mémoires du directeur du dessèchement, de 1674 à 1683)
- 1678 : crue de printemps signalée le 16 avril 1678
- 1679 : crue et inondations catastrophiques
- 1683 : inondations
- 1688 : inondations (à vérifier)
- 1694 : crue d'automne (vers le 15 novembre). Le pont d'Arles est emporté le 15 novembre : « Le 15 Novembre 1694, le pont d'Arles résista à une grande crue mais, par comble de malchance, celui de Tarascon ne résista pas et ses débris, emportés par le courant, vinrent heurter et briser le premier. »
- 1698 : inondations (à vérifier)
XVIIIe siècle
Entre 1705 et 1719, crues et inondations quasi annuelles
- 1705 : crue d'automne (octobre) et inondations En 1705, les eaux du Rhône détruisent entièrement les ouvrages de dessèchement autour d'Arles.
- 1706 : crue d'hiver (janvier) et inondations
- 1708 : crues et inondations (hiver, printemps, les deux ?). Dans ses Mémoires, Louis Pic dit que dans l’été 1708, les inondations et les chaleurs ont provoqué des fièvres : « plus de la moitié des habitants furent attaqués, de sortes qu’elles donnèrent la mort à un grand nombre de personnes »
- 1709 : crue de printemps après le rude hiver 1709. En mars 1709 : « en un temps que le pays (Camargue) est tout inondé et que la plus grande partie des habitants ont déserté »
- 1711 : crue d'hiver (début février) et inondations.
- A Lyon, le Rhône et la Saône mèlent leurs eaux sur la place Bellecour (11 février) et causent des désastres immenses.
- Dans le delta du Rhône, cette crue provoque un changement du cours du fleuve : "en 1711, à la suite d'une crue particulièrement importante et à cause de la distraction d'un eygadier, le Rhône change une nouvelle fois de lit abandonnant le tracé du Rhône du Bras de Fer qui devient un bras secondaire qui ne tarde pas à se colmater."
place Bellecour]]
- 1713 : crue et inondation historique du Rhône près d'Avignon (Caderousse)
- 1715 : crue et inondations catastrophiques
- 1719 : inondations (à vérifier)
- 1740 : inondations (à vérifier)
- 1747 : crue et inondations catastrophiques
- 1748 : inondations (à vérifier)
- 1749 : inondations (à vérifier)
- 1754 : crue et inondations catastrophiques
- 1755 : crue automnale (30 novembre - 1er décembre).
- A Arles la cote atteint 5,88 m.
- Aux Saintes-Maries-de-la-Mer, cette crue se conjugue avec un niveau élevé de la mer qui provoque la destruction du pays : "il s’agit au départ d’une grosseur du Petit-Rhône d’ampleur exceptionnelle, à la suite de fortes pluies ayant provoqué la fonte des neiges précocement tombée sur l’arrière pays montagneux.Et bientôt, par violente tempête de Sud-Est la mer menace immédiatement la Ville et le terroir, sans rencontrer de défense efficace".
- 1760 : inondations (à vérifier)
- 1763 : inondations (à vérifier)
- 1765 : inondations de fin de printemps ? -
- 1774 : crue automnale ?
- 1786 : inondations (à vérifier)
- 1788 : crue automnale ?
- 1790 : crue de printemps
- 1791 : crue d'hiver et inondations(en particulier en Camargue)
XIX siècle
- 1801 : crue de printemps (vers le 24 mars) et inondations.
- A Avignon, côte de 6,95 m
- A Arles, côte de 5,27 m ; dans cette cité, un dessin de E. TASSY, conservé dans une collection particulière, représente l’actuelle place VOLTAIRE et le quartier de la CAVALERIE inondés et couverts de barques.
- 1810 : crue de printemps (les 25-26 mai) et inondations. Cote 4,91 m à Arles le 26 mai 1810 (une autre source indique 5,13 m)
- 1811 : crue de printemps (mai) et inondations catastrophiques. A Arles côte de 5,38 m.
- 1826 : inondation historique du Rhône près d'Avignon (Caderousse)
- 1827 : crue d'automne (octobre) et inondations catastrophiques - A Arles, côte de 5,10 m.
- 1840 : crue d'automne (début novembre); débit estimé à 12000 m³/s.
- La crue de novembre 1840 a été provoquée par une succession (4 au total) d'averses méditerranéennes torrentielles, dont une au moins accompagnée de pluies océaniques diluviennes . C'est " l'événement météorologique le plus grandiose et le plus déconcertant qui se soit jamais produit dans le bassin du Rhône " (Maurice Pardé).
- La crue est très forte en amont de Lyon et exceptionnelle en aval à cause des apports de la Saône. A Lyon, pendant tout le mois de novembre, le centre de la ville est sous les eaux; 600 maisons s´écroulent!
- A Avignon, la crue de la Durance, est concomitante avec celle du Rhône qui atteint dans cette cité le niveau de 8,65 m. La crue de novembre 1840 constituerait donc la plus forte crue connue avec celle de 2003, en aval d'Avignon.
- Plus au sud, la crue est amoindrie en raison des nombreuses brèches dans les digues du Gard, notamment à Bellegarde, et de Tarascon. A Beaucaire, la côte est mesurée à 6 m 85. A Arles, elle ne s'établit plus qu'à 5,05 m. En contrepartie toute la vallée du bas Rhône est dévastée.
- La Camargue est inondée. Le 3 novembre 1840, le delta, des salins d’Aigues-Mortes (PECCAIS) jusqu’à Port de Bouc, est entièrement submergé. Aigues-Mortes doit fermer les portes de la ville pour ne pas subir ce même sort. Le grand fleuve qui venait de rompre ses digues, reconquit son ancien domaine et baigna les murailles de la ville subitement transformée en île; les portes furent fermées. Pendant plusieurs jours, les plus gros bateaux du Rhône vinrent accoster les remparts comme de véritables quais, et purent ainsi ravitailler la population protégée par son enceinte contre cet ennemi d'une autre nature.
- 1841 : crue d'automne (octobre) avec des inondations. Le 26 octobre 1841, il se produit de terribles inondations qui portent leurs ravages sur la Camargue.
- 1843 : crue d'automne (novembre). A Beaucaire le niveau mesuré est supérieur à celui de 1841. Les salins d'Aigues-Mortes sont encore inondés
- A Avignon, côte de 7,04 m
- A Arles, côte de 5,15 m.
- 1846 : crue d'automne (octobre) - A Arles, côte de 5,04 m.
- 1856 : crue de printemps (fin mai); débit estimé à 13000 m³/s.
- " La crue de mai-juin 1856 fut la plus simple et la plus brutale des crues générales connues du Rhône (avant celle de décembre 2003). Il s’agit de la plus grosse inondation connue du XIXe siècle au sud de Bellegarde".
- A Tarascon, la crue atteint le débit de 13.000 m³/s et la côte de 8,5 m de haut. Le 31 mai à Beaucaire, elle est mesurée à 7,95 m. A Avignon, le niveau atteint 7,95 m (une autre source indique 7,83 m sur l'échelle de Saint-Bénézet) et 5,58 m à Arles.
- Le 1er juin la décrue commence à Arles, mais les dégats sont immenses : 1er juin, 8 heures 37, soir. - Le Rhône a baissé de près de 2m depuis minuit. Cette baisse est arrivée trop tard ; 4 digues étaient rompues en différents points. La Camargue est couverte de 2 ou 3m d'eau. La plaine, depuis Tarascon jusqu'à la mer, est inondée ; 100,000 hectares environ, dont 60,000 en culture, sont sous l'eau. Toutes les récoltes sont perdues. Dans la ville de Tarascon, l'eau s'est élevée à 3 ou 4m. Nous sommes obligés d'envoyer de Marseille le pain nécessaire aux habitants. Il est probable qu'en Camargue, la plus grande partie des bestiaux est noyée.(Extrait des Dépêches télégraphiques des Préfets aux Ministres de l'intérieur et des travaux publics, faisant connaître les diverses phases des inondations de mai et juin 1856, dans le bassin du Rhône / Documents officiels. - Administration des ponts et chaussées. - Ministère des travaux publics).
- A Avignon, le 3 juin 1856, l'inondation emporte une partie des remparts entre la porte St-Roch et la porte St-Dominique.
- A Lyon, les dégâts http://www.archives-lyon.fr/old/fonds/plan-g/31.htm sont très importants. La crue cause des dégâts énormes dans le territoire de la rive gauche en pleine période de construction et entraîne la mort de dix-huit personnes dans la commune de la Guillotière.
- Le photographe Edouard Baldus, à la demande de l’administration des Beaux-arts réalise un reportage (probablement un des tous premiers reportages photographiques) sur les inondations dévastatrices du Rhône, à Lyon http://www.musee-orsay.fr/ORSAY/orsayNews/Program.nsf/aba345c67a5d3a5f802563cd004f90c7/f979d97a6d564790c1256b800048aece?OpenDocument Avignon http://www.metmuseum.org/TOAH/hd/bald/hob_1997.52.htm et Tarascon. Nous disposons aussi des clichés réalisés par Louis Froissard photographe du Service municipal de la voirie de Lyon http://www.archives-lyon.com/fonds/frag/02-2rho/.
http://www.archives-lyon.com/fonds/frag/02-2rho/
- 1889 : crue de printemps (avril) et inondation.
- A Arles, le peintre Van Gogh signale dans une de ses lettres (N°588 - du 30 avril 1889) une inondation du Rhône qui cause des dégâts à son appartement et à son travail entreposé là.
- Toujours à Arles, une gravure de Gérardin dans le Monde Illustré représente l'avenue de Tarascon inondée à hauteur de la paroisse actuelle du Trébon, avec des gens secourus par barques.
- 1896 : crue d'automne (novembre). Le 2 novembre 1896 une crue est signalée à Sablons (Drome)
Depuis le début du XX siècle
- 1928 : crue d'hiver (février). Le 17 février 1928 une crue est signalée à Sablons (Drome)
- 1935 : crue d'automne (novembre); quartiers d'Avignon inondés
- 1936 : crue d'hiver (janvier); quartiers d'Avignon à nouveau inondés
- 1993 : crue d'automne (octobre) en Camargue; débit estimé à 10000 m³/s (9800 m³/s relevé à Beaucaire). Vers Saint-Gilles, les digues cèdent en 14 endroits et 13 000 hectares et 450 maisons sont submergés.
- 1994 : crue d'hiver (janvier) dans la basse vallée du Rhône et inondations en Camargue; débit estimé entre 10500-11000 m³/s (presque 11000 m³/s relevé à Beaucaire). En deux endroits, les digues cèdent encore (2 000 hectares submergés et 45 maisons inondées)
- 2002 : crue d'automne (fin novembre).
- A Tarascon, un débit de 9500 m³/s est mesuré.
- A Avignon l'ile de la Bartelasse est inondée ainsi que les environs de Saint-Gilles (vers le 27 novembre)
- 2003 : crue d'automne (début décembre). A cette date, il s'agit de la plus grande crue historique mesurée avec un débit proche des 13000 m³/s (peut-être 12.500 m³/s à Beaucaire). Les dégâts sont particulièrement dramatiques dans la plaine du bas Rhône (au sud de Tarascon)http://www.spotimage.fr/html/_66_156_369_.php.
- Les digues cèdent au nord d'Arles et toute l'agglomération construite au nord-est de la cité depuis 1900 est sous les eaux.
- Plus au sud, d'autres digues cèdent en aval de Fourques http://www.parc-camargue.fr/Francais/index.php?callback=loadcpage&page_id=154 sur la rive droite du Petit Rhône et la Petite Camargue jusqu'à Aigues-Mortes est submergée.
Voir aussi
Aricles connexes
- Camargue
Sur le Web
- [http://www.fleuverhone.com/ Site officiel de la maison du fleuve Rhône]
- [http://www.rdbrmc.com/hydroreel2/ Données hyfrologiques en temps réel]
- [http://www.eptb-rhone.fr/sitsemt/c02aa.html Données chiffrées détaillées]
Divers
Le Rhône a donné son nom :
- au département français du Rhône ;
- au département français des Bouches-du-Rhône ;
- à l'ancien département révolutionnaire de Rhône-et-Loire ;
- à la région française Rhône-Alpes.
Catégorie:Rhône-Alpes
Catégorie:Cours d'eau de la Haute-Savoie
Catégorie:Cours d'eau de France
Catégorie:Cours d'eau du canton de Genève
Catégorie:Cours d'eau du canton de Vaud
Catégorie:Cours d'eau du canton du Valais
catégorie:Cours d'eau navigable
Catégorie:Fleuve
Catégorie:Ain
ja:ローヌ川
Histoire de l'IsèreCatégorie:Isère
Origine
En fait le nom de l’Isère vient de Liseraz (étymologie : ar ou ara dérivé en Isara puis en Liseraz signifiant « eau »), qui est l'un des plus anciens hydronymes (nom en rapport avec l'eau) connus ,nom d'origine pré-indo-européenne que l’on retrouve un peu partout avec de nombreuse variantes : Esera en Espagne, Esaro en Italie, Isac en Loire-Atlantique, Isar ou Isara en Allemagne, Isara, Isarci ou Isarco en Italie, Isard ou Lisart en Ariège, Isarno ou Isorno au Tessin, Jizera en République Tchéque, Leizaran au Pays Basque, Lizerne ou Lyserna en Valais. Isère était appelée d’ailleurs Isara par César… Il est donc question d’eau et non de Fer !!! Pas besoin d’aller chercher si loin, de même beaucoup de communes de l’agglomération portent des noms en rapport avec l’eau ainsi la commune de Saint-Martin-d'Hères porte dans son nom la présence de l'eau, des terres incultes ou des marais (Hères). De même, les noms des villes voisines puisent leur origine dans leur rapport à l'eau : Gières viendrait du mot gar (un rapide), Poisat de puits et Eybens de ébée ou vanne (d'un canal)…
Eau qui fit les beaux-jours de Grenoble avec la révolution apporté par la houille blanche, emmenant ainsi industries et électricité mais ceci est une autre histoire…
Révolution française
La Révolution française est un ensemble d'événements et de changements qui marque dans l'historiographie française le tournant entre « l'Époque moderne » et « l'Époque contemporaine ». C'est aussi la première fois, dans l'histoire de l'Europe depuis l'Antiquité, que le principe du régime monarchique a été renversé, et non simplement le monarque lui-même comme lors de la première révolution anglaise de Cromwell. Son impact est également dû aux guerres de la Révolution et de l'Empire qui ont touché une large partie de l'Europe continentale avec la création de « républiques sœurs » ou la fin du Saint Empire romain germanique. La période révolutionnaire commence en 1789, avec la réunion des États généraux et la prise de la Bastille, et se termine en l'an VIII (1799) avec le coup d'État du 18 Brumaire de Napoléon Bonaparte.
Causes
On peut distinguer plusieurs causes profondes à la Révolution française :
- La crise des finances : le budget de l'État est déficitaire, à cause des dépenses engendrées par les guerres du et par le train de vie de la cour royale.
- La contestation de la société d'ordres et des privilèges : les deux premiers ordres de la société française (clergé et noblesse) ne paient pratiquement pas d'impôts. L'essentiel de la charge fiscale repose sur le tiers état.
- Les idées des Lumières, diffusées dans certains groupes sociaux favorisés (noblesse, bourgeoisie), posent les principes de liberté et d'égalité. Elles contestent la monarchie absolue. Le roi cède à l'immobilisme des ordres privilégiés et refuse les réformes nécessaires.
- Les révolutions anglaises du et américaine du donnent des modèles aux élites françaises (La Fayette notamment).
- Les mauvaises récoltes de 1788 provoquent la hausse des prix et la speculation qui déclenchent le mécontentement de la population.
Histoire
La montée de la conjoncture de crise
Emergence et diffusion des idéologies nouvelles
Tout le système du pouvoir repose sur la monarchie qu'a constitué la France comme pays et comme Etat (agrandir le "précaré" selon les capétiens). Cette monarchie a organisé un système administratif efficace, mais il a été développé en fonction d'une mentalité particulière qui se transforme assez brutalement au cours du XVIIIè siècle. Le roi règne par délégation de Dieu ; la tradition monarchique s'inscrit dans le respect des traditions juridiques (coutumes) et des traditions familiales.
Cette monarchie repose sur le principe d'une union intime et concrète entre le roi et son peuple, le roi étant le représentant du peuple.
Ces bases du système politique vont être contestées et attaquées. Cette évolution va s'opérer en trois temps : (article en cours de rédaction, ce qui suit n'intervient en principe que bien plus tard dans l'article! )
La philosophie des Lumières se diffuse pour de nombreux lecteurs de la moyenne et de la petite bourgeoisie.
Les thèmes subversifs de l’ordre établi se généralisent dans les années 1770-1780 avec le secours de l’ « anglomanie » et l’influence de la découverte de la société libérale américaine (Guerre d’Indépendance de 1770-1783), ainsi que le contexte français de rébellion des juristes, et notamment des Parlements contre l’autorité royale une première fois dans les années 1760-1770, puis les années précédant la Révolution.
La philosophie des Lumières prend le contre-pied de ce qu’avaient pensé et voulu ou accepté les Français pendant des siècles. A la tradition s’oppose systématiquement le culte du progrès et de l’avenir. L’Encyclopédie (Diderot) est un hymne au progrès technique (le thème du progrès technique est transposé dans l’ordre politique et social) et idéologique.
Ces analyses s’opposent aux idées anciennes :
§ A l’ordre s’oppose la liberté.
§ Au devoir s’oppose le bonheur.
§ A l’obéissance s’opposent les Droits imprescriptibles et sacrés (notion qui se retrouve de plus en plus dans les textes royaux).
§ A la hiérarchie s’oppose l’égalité naturelle (Rousseau), qui doit conduire à un système politique nouveau : la démocratie et l’égalitarisme social. Il y a un climat de défiance vis-à-vis de tout ceux qui dépassent le niveau commun.
§ De même, à la place des dogmes de l’Eglise se diffuse l’esprit de tolérance, même dans les textes royaux (Par exemple, l’Edit de tolérance en 1787 crée le mariage laïc en faveur des protestants).
C’est un processus qui se développe en plusieurs étapes :
1er temps : sarcasmes contre l’Eglise sous couverts de lutte contre le « fanatisme », les libertins puis les philosophes vont se déchaîner contre les croyances, les pratiques et les principes de l’Eglise catholique. Ces élites, proches du pouvoir, sont presque entièrement détournées de l’Eglise. La monarchie se trouve indirectement atteinte et menacée en raison du lien multiséculaire avec l’Eglise. Mais les masses restent attachées à la religion catholique, malgré une poussée de méfiance vis-à-vis du clergé.
2e temps : examen du système social et politique (période de Montesquieu) ; les actes royaux sont désormais critiqués, et on assiste à l’irruption de l’accusation de despotisme et même d’illégalité, notamment de la part des Hauts Magistrats qui se présentent comme les défenseurs du peuple. L’idée que le pouvoir souverain suprême réside dans la Nation apparaît. La loi n’est plus conçue comme une conséquence technique de dispositions créées par le Roi et la coutume est appliquée par les tribunaux mais comme une norme fondamentale créée par la volonté nationale.
Malgré tout, les Français de 1789 dans leur immense majorité n’imaginent pas une Révolution violente tout en espérant une réforme profonde de l’Etat, et ce dans un climat pacifique.
En 1788 a lieu la « Journée des tuiles de Grenoble » : les protestations des familles touchées par la catastrophe économique se multipliant depuis mai, ces agitations poussent la garnison à intervenir le 7 juin. Celle-ci sera reçue par des jets de tuiles lancées par les habitants de Grenoble montés sur les toits. Après la « journée des tuiles », une assemblée des trois ordres (noblesse, clergé, tiers état) se réunit au château de Vizille et décide la grève des impôts tant que les États Généraux de la province n'auront pas été convoqués par le roi pour les voter. En faillite et incapable de rétablir l'ordre, Louis XVI cédera en août 1788.
Le blocage du pouvoir
Les monarques (Louis XV et Louis XVI) ne sont pas restés insensibles face à la diffusion des idées nouvelles et à la multiplication des indices de transformation de la société. En conséquence, de nombreuses réformes sont imaginées pour rendre l’appareil monarchique plus efficace, pour adapter les structures anciennes aux aspirations nouvelles. La plupart de ces réformes auraient pu permettre une adaptation progressive. Mais les réformes sont mises en œuvre sans énergie. A cause de cette médiocrité, elles sont souvent abandonnées par les équipes ministérielles suivantes. La Monarchie donne l’impression de ne pas avoir de dessein politique constant.
Quelques exemples :
La Réforme Judiciaire de Maupeou est abandonnée par Louis XVI.
La réforme sociale abolit le servage en 1779, mais uniquement pour le domaine royal. Louis XVI n’ose pas étendre cette mesure aux seigneurs laïcs et ecclésiastiques.
Réforme économique : Turgot voulait supprimer par cette réforme les corporations, la corvée royale, et voulait mettre en place la liberté de circulation des grains. Cette réforme est mise en place mais en 1776, Turgot est renvoyé, la réforme est abandonnée et on revient au système ancien.
Réforme fiscale : Depuis le XVIIe siècle, aux impôts anciens s’ajoutent des impôts nouveaux qui pèsent sur tous, quelque soit l’ordre. De 1695 à 1701, est mis en place la « capitation », qui est un progrès essentiel vers l’égalité fiscale : les Français sont répartis en 22 classes, avec au sommet les princes de sang et au plus bas les journaliers, et la charge fiscale varie de 2000 £ à 1 £ par an en fonction de la classe. Mais la Monarchie va autoriser le rachat forfaitaire de l’impôt par le Clergé, les villes, les corporations, les pays d’Etat, la Noblesse. En 1749 est créé le « vingtième », qui frappe tous les revenus (1/20e du revenu). Mais la monarchie cède le rachat en 1760. Cet exemple des réformes fiscales montre deux phénomènes :
§ La Monarchie ne suit et ne peut maintenir une ligne politique.
§ La Monarchie est confrontée au manque de ressources fiscales.
Toutefois, la pression la pression fiscale est assez faible par rapport à d’autres pays (1759 : France 9,5 £ en moyenne par habitant et par an; Angleterre : 22,30 £ en moyenne par habitant et par an).
(article en cours de rédaction, ce qui suit n'intervient en principe que bien plus tard dans l'article! )
La dislocation de l'Ancien Régime
La réunion des Etats Généraux devait durer quelques jours seulement, selon les rites séculaires. Les députés arrivent à Versailles le 1er mai. Le 5 mai, le Roi ouvre les Etats Généraux. Le discours du Roi (qui n’est en fait pas prononcé par le Roi) fait prendre conscience aux députés que la situation financière du Royaume est calamiteuse, avec un déficit très important.
Le 17 juin 1789, cette Assemblée, sur proposition de l’Abbé Sieyès, prend le titre d’ « Assemblée Nationale », ce qui est inconcevable dans l’Ancien Régime. Le 20 juin, lors du serment du jeu de paume, les députés présents s’engagent à ne pas se séparer avant d’avoir donné une Constitution écrite à la France.
Face à cela, le Roi hésite.
Dans un premier temps, il donne l’ordre à l’Assemblée de se disperser. Mais dans un second temps, face à la résistance, il invite le Clergé et la Noblesse à se joindre au Tiers Etat.
L’Assemblée va reprendre alors immédiatement sa marche en avant. Le 9 juillet, elle se proclame Assemblée Nationale Constituante.
Durant ces journées, l’Assemblée va réaliser une autre Révolution décisive : beaucoup de députés sont effrayés par la Révolution et vont démissionner ; l’Assemblée va déclarer qu’elle tient son mandat non pas des électeurs individuellement pour chaque député, mais collectivement de la Nation toute entière, et donc les démissions de députés ne peuvent rien changer : c’est l’instauration du principe de la représentation.
Cette Assemblée peut s’appuyer sur les espoirs de la majorité de la Nation, sur les réseaux de « patriotes ». En face, il n’y a que des ministres divisés, un Gouvernement sans ressources financières et un Roi qui recule.
L’Assemblée va déclarer qu’elle ne s’occupera des problèmes financiers qu’après avoir élaboré une Constitution.
Le 12 juillet, Necker est renvoyé par le Roi, d’où le développement d’émeutes (car Necker était très populaire à Paris, tout simplement parce qu'il refusait de lever des impôts supplémentaires, et préférait recourir à l'emprunt, ce qui a eu pour conséquence d'endetter la France qui pourtant était alors un pays tout à fait solvable). On attaque les octrois (« péages » des villes), on pourchasse les agents du fisc. Dans un second temps, on attaque les boulangeries accusées de stocker la farine pour spéculer, et les magasins d’armes.
Le 14 juillet 1789, la Bastille, symbole de la Monarchie et stock de poudre (avec seulement 7 prisonniers), est attaquée. C’est une journée décisoire au niveau psychologique car la Révolution a désormais ses « martyrs » (« Libérateurs de la Bastille »).
La Monarchie a aussi ses martyrs, avec le massacre du Gouverneur de la Bastille Bethier de Sauvigny et le massacre du Gouverneur de Launay.
Louis XVI rappelle Necker et se rend à Paris le 17 juillet, où il est reçu par les insurgés qui se sont constitués en municipalité. La cocarde tricolore est adoptée par la foule et Louis XVI la porte.
A partir de ce moment, la Révolution l’emporte définitivement, et va se généraliser en province aux termes de mouvements très confus. Par exemple, la Grande Peur est une réaction qui se produit en province suite à l’annonce déformée des événements parisiens.
Entre l’Ancien Régime qui se désagrège et les nouvelles institutions qui vont s’établir au printemps 1790, la France va être secouée par une vague libertaire accompagnée de violences.
Les français prennent conscience qu’ils peuvent détruire les institutions qui les encadrent, ce qui produit une attitude de contestation, d’organisation autonome, spontanée.
Les pouvoirs traditionnels cessent d’exercer leur autorité. Les intendants se contentent d’expédier les affaires courantes ou quittent leur poste. Les troupes, sans instructions, restent inactives ou parfois se révoltent contre leurs officiers. Les Parlements restent totalement inactifs. Les chambres de vacation fonctionnent avec prudence, et par un simple décret du 3 novembre 1789, l’Assemblée Nationale les met en vacances définitives. Les institutions fiscales traditionnelles cessent de fonctionner. Les citoyens cessent de payer les anciens impôts bien que l’Assemblée, après les avoir condamnés en principe, les ait provisoirement maintenus.
A Paris, la « Commune de Paris », municipalité autonome, voit le jour. En province, les municipalités continuent leurs services mais leurs membres sont souvent remplacés par de nouveaux venus qui se posent en « représentants du Peuple », et assurent la transition. Ces municipalités ont un rôle très important, en matière de ravitaillement, de maintien de l’ordre (la Garde Nationale est le regroupement des habitants armés, elle a un rôle de police publique). Les communes s’organisent en fédération : c’est le point de départ d’un vaste mouvement clôturé par la fête de la Fédération le 14 juillet 1790 à Paris.
Le Gouvernement royal sort extrêmement affaibli. En théorie, la France reste une monarchie. Mais en réalité, le pouvoir suprême est passé entre les mains de l’Assemblée Constituante qui prépare une réorganisation intégrale du système.
Des commissions spécialisées issues de l’Assemblée ont la haute main sur l’ensemble de l’administration qui se soucie de moins en moins du pouvoir royal. Les ministres ne sont plus que des exécutants techniques surveillés par l’Assemblée.
La Destruction du système social traditionnel
La France de l’Ancien Régime a une structure sociale et juridique très particulière, fondée sur les ordres et les corps intermédiaires (Parlement, corps de métier, villes…)
Les Constituants vont vouloir anéantir le passé et établir un nouveau système politique et social conforme à la philosophie des Lumières de l’individualisme libéral dans laquelle le système politique repose sur les individus égaux et isolés qui constituent ensemble la volonté générale, ce qui élimine les « corps intermédiaires ».
L’abolition des ordres supérieurs
L’abolition des privilèges de la Noblesse et du Clergé tient à l’application de la nouvelle philosophie et aux réactions de frustrations de la bourgeoisie.
La destruction des droits seigneuriaux et féodaux
Ces droits sont très vivement contestés car on considère qu’il s’agit d’usurpation étatique et que ces prérogatives sont incompatibles avec les principes du « vrai Droit naturel » : liberté et égalité. De plus, ce système est également critiqué par les paysans qui supportent le poids de ce système.
Les mouvements qui se développent au printemps-été 1789 mettent spécialement en cause ces droits. Dans cette ambiance, les députés de l’Assemblée se saisissent de cette question. Ils craignent d’être débordés et vont tenter d’empêcher les violences et vont ainsi définir le droit.
La nuit du 4 août 1789, « L’Assemblée Nationale détruit entièrement la féodalité ». Les Nobles et les ecclésiastiques abandonnent donc leurs droits, soit par conviction, soit par résignation, soit par entraînement.
Mais pour mettre en œuvre cette décision, l’Assemblée nomme un commission nommée « Comité des Droits féodaux » dont le rapport va inspirer un décret du 15 mars 1790 qui établit un régime très nuancé qui cherche à concilier les intérêts en présence.
Sont abolis immédiatement et sans indemnités les droits féodaux attentatoires à la souveraineté de l’Etat et aux Droits naturels de l’Homme (utilisation de la notion de « cause injuste » du contrat), les justices seigneuriales, le servage, les banalités, les privilèges des Nobles (droit de chasse par exemple), les girouettes, les privilèges de colombier ou de pigeonnier, les titres de Noblesse, las armoiries, la dîme (impôt payé à l’Eglise), les péages seigneuriaux.
Les paysans attendent aussi la suppression des droits strictement féodaux, considérés comme la contrepartie d’une concession de terre. Ces droits sont maintenus jusqu’à ce qu’ils soient rachetés par ceux qui les paient. Le montant du rachat est un capital égal à vingt fois la redevance annuelle. Cette suppression très mitigée est mal accueillie par les paysans. Dans les régions où les droits féodaux sont restés lourds (Nord, Est, Paris), les paysans se soulèvent et refusent de payer.
Les députés vont prendre peur et vont utiliser une tactique juridique favorable aux bourgeois. En réalité, la féodalité ne sera définitivement supprimée que sous la Convention Montagnarde (loi du 17 juillet 1793).
Les seigneurs nobles ou bourgeois perdent tout de même une partie de leurs revenus. De plus, les confiscations du temps de la Terreur qui s’abattent sur les émigrés et sur les condamnés vont ruiner la Noblesse.
La Révolution va éteindre le prestige et la puissance foncière de l’aristocratie.
La destruction de l’ordre du Clergé
Avant 1789, le Clergé est une société à part, un ordre lié au pouvoir.
La logique de la Révolution politique et le gallicanisme extrême de beaucoup de Constituants vont aboutir à des conséquences imprévues et radicales.
Le catholicisme (avec son droit canonique, son dogme) va être mis en dehors de l’Etat de façon particulière, c'est-à-dire que les liens de l’Eglise avec le pouvoir sont mis en cause et cette Eglise va être implicitement laïcisée, en application du principe selon lequel seule la volonté nationale peut créer le droit.
Les textes d’août 1789 suppriment les privilèges et contiennent le principe de la disparition du Clergé en tant que corps de droit public.
De même, la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen reconnaît la liberté de conscience, ce qui supprime la situation dominante du catholicisme.
Dans l’ordre matériel, il y a un démantèlement de la puissance du Clergé : le patrimoine de l’Eglise qui est considérable (environ 15% des terres en France) présente une tentation pour le pouvoir (l’Etat est en déficit) : les biens du Clergé sont confisqués et mis en vente. Charles Maurice de Talleyrand-Périgord, évêque à la fin de l’Ancien Régime et délégué général du Clergé à la Cour (fonction très importante) propose à l’Assemblée le « transfert à la Nation des Biens de l’Eglise, à charge pour la Nation d’assurer la rémunération des cultes et d’assurer les divers services sociaux pris en charge avant par l’Eglise » (assistance aux pauvres, hôpitaux, enseignement). Malgré les arguments développés par les défenseurs du Clergé en s’appuyant sur le droit de propriété de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, l’Assemblée Nationale vote la nationalisation des Biens du Clergé le 2 novembre 1789.
A partir du printemps 1790, les biens du clergé sont mis en vente. Du point de vue politique, l’opération est assez réussie car les citoyens ont acheté massivement les biens du Clergé, surtout les terres, et en achetant, les français vont se lier aux destinées de la Révolution.
Du point de vue des finances publiques, c’est un échec car l’Assemblée Nationale accorde aux acquéreurs des conditions de paiement très favorables. L’Assemblée va vouloir anticiper sur les recettes et va émettre des Assignats. Cette émission est très inflationniste, l’Assignat perdant de 1789 à 1796 97% de sa valeur.
En quelques mois, le Clergé perd son statut, son organisation et son patrimoine. De plus, l’Assemblée proclame le 13 février 1790 la nullité des vœux religieux perpétuels comme étant incompatibles avec la liberté individuelle. Les religieux sont exclus de la municipalité. Les ecclésiastiques ne sont plus considérés que comme « ministre des cultes » (fonction publique).
L’abolition des privilèges territoriaux
De multiples villes et pays ont des statuts très diversifiés. Même si l’attitude des Rois a réduit un peu ces différences, à la fin de l’Ancien Régime beaucoup de privilèges subsistent. Sous Louis XVI, l’esprit provincial contre le phénomène de centralisation ressurgit et la défense des statuts particuliers se manifeste dans les cahiers de doléances.
Mais la Révolution va se détourner de la défense de ces particularismes. Le 4 août 1789, tous les statuts particuliers et les privilèges des pays ou villes sont supprimés. C’est un changement ce cap radical.
Les Constituants, une fois au pouvoir, ne veulent pas que subsistent des diversités et traditions locales car elles expriment à un autre niveau la volonté des français. Aux yeux des députés, la volonté nationale implique l’élimination des particularismes locaux.
L’abolition des corps professionnels
Le système des corporations avait garanti une relative paix sociale mais avait l’inconvénient de limiter la concurrence et le progrès. Il est critiqué par les philosophes et les libéraux car c’est un frein à la productivité, une atteinte à la liberté (notamment la liberté de travail).
Déjà, en 1774 et 1776, Turgot avait cherché à abolir les corporations, qui ont été rétablies après son départ. Ces structures sont incompatibles avec l’abolition des privilèges. Elles sont définitivement supprimées par le décret d’Allarde et par la loi Le Chapellier (1790) qui interdit les « corporations de citoyens » (autant patrons que salariés), qui interdit de se grouper pour la défense de prétendus intérêts communs, qui interdit les coalitions permanentes ou provisoires (la grève est illégale) : c’est une sorte de « liberté obligatoire ».
En 1793, la Convention Nationale supprime les universités, les collèges, les associations littéraires et scientifiques (corps), les corps des « professions libérales » (avocat, etc. …) : c’est la mise en œuvre de l’idée de Rousseau selon laquelle il ne doit pas exister dans l’Etat de factions (individus qui s’unissent dans la volonté générale).
L'assemblée constituante et ses suites (1789-1791)
Dès le 20 juin 1789, le serment du jeu de paume fonde l'Assemblée nationale constituante. Cet acte est le symbole de la prise de pouvoir au nom du peuple. En marquant la fin du pouvoir absolu royal de Louis XVI, la révolution française commence.
Louis XVI
Prise de la Bastille
Dans ce contexte révolutionnaire où la peur et la faim se mêlent, la prise de la Bastille du 14 juillet 1789 constitue une attaque contre l'arbitraire royal. Recherchant des armes, les Parisiens envahissent et pillent d'abord l'Hôtel des Invalides. Puis, après quatre heures de combat, ils investissent la Bastille, tuent son gouverneur, le marquis Bernard de Launay et plusieurs de ses gardes. Il n'y eut que sept prisonniers, qui furent libérés — quatre faussaires, deux fous dangereux, et un délinquant sexuel — . La Bastille devait par la suite être démolie, comme l'Ancien Régime fut aboli au cours de la nuit du 4 août 1789. Retournant ensuite à l'Hôtel de Ville, les manifestants accusent le prévôt des marchands (fonction comparable à celle de maire) Jacques de Flesselles de trahison. Sur le chemin d'un procès public au Palais-Royal, il est assassiné. Sa tête est promenée au bout d'une pique, avec celle de Launay, le gouverneur de la Bastille.
On associe généralement le 14 juillet 1789 à la fête nationale de la France. En réalité, la fête nationale française commémore plutôt la réunion des gardes nationales le 14 juillet 1790 lors de la Fête de la Fédération au Champ de Mars, symbole de l'union nationale autour du roi.
Constatant l'évidence et tenant à sauver la face, Louis XVI cède à la pression parisienne et vient en personne le lendemain annoncer à l'assemblée le retrait des troupes qui encerclaient Paris. Il rappelle Necker ainsi que tous les ministres renvoyés
Nouvelles institutions parisiennes
À l'Hôtel de Ville de Paris, tous les membres de l'ancienne administration ayant pris la fuite, Jean Sylvain Bailly est nommé par acclamation « Maire de Paris ». La Fayette est nommé Commandant Général de la Garde nationale. Une nouvelle organisation municipale allait se mettre en place. Louis XVI reconnaît celle-ci en se rendant à Paris le 17 juillet. À cette occasion, Bailly lui remet la cocarde bleue et rouge aux couleurs de la ville de Paris que Louis XVI fixa sur son chapeau, associant ainsi ces couleurs au blanc de la monarchie.
Émigration
Ces événements déclenchèrent la première émigration. Louis XVI craignant pour son jeune frère, le comte d'Artois, que le peuple rendait responsable de tous ses maux, lui enjoignit de se retirer hors du royaume. Il partit dans la nuit du 16 au 17 muni d'un passeport délivré par Lafayette. Accompagné de son entourage il se dirigea vers Valenciennes puis Bruxelles pour ensuite rejoindre Turin à la mi-septembre. Suivirent les grands du royaume, comme le prince de Condé, le duc de Polignac, le duc d'Enghien. Leurs destinations furent l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Allemagne. Tous pensaient être revenus dans les trois mois.
Violences parisiennes
Malgré la Garde nationale, les violences n'étaient pas terminées. Foulon, ministre éphémère des finances et Berthier, intendant de Paris, furent arrêtés par le peuple. Ramenés à Paris le 22 juillet, humiliés par la foule, ils furent massacrés à leur arrivée à l'Hôtel de Ville. Ils étaient accusés d'avoir accaparé les grains et d'avoir voulu affamer le peuple.
Grande peur dans les campagnes françaises et nuit du 4 août 1789
En province, à partir du 20 juillet 1789, les rumeurs de complot aristocratique se faisant de plus en plus insistantes, les paysans s'armèrent et incendièrent plusieurs châteaux seigneuriaux dans un mouvement appelé Grande peur. Ils brûlèrent également les titres seigneuriaux qui établissaient la domination économique et sociale de leurs propriétaires. Le mouvement s'apaisa le 6 août 1789 après que le clergé et la noblesse ont décidé d'abolir leurs privilèges durant la nuit du 4 août 1789. C'était la fin de la féodalité, l'abolition des trois ordres et de leurs particularités (notamment fiscale, militaire et judiciaire), mais aussi l'unification du territoire national (jusqu'alors, chaque commune, paroisse, province avait ses propres privilèges). La nuit du 4 août inaugure une nouvelle société d’où est exclu le privilège, forme ancienne des libertés, et où l’égalité juridique sera la règle et le cadre de la liberté nouvelle. Toutefois les députés se ravisent les jours suivants. Les droits résultant d’un « contrat » passé entre le propriétaire du sol et l’exploitant direct (cens, champart, rentes) subsistent mais peuvent être rachetés. Ainsi seuls peuvent se libérer totalement les paysans les plus riches. La désillusion sera grande dans les campagnes et les troubles vont perdurer jusqu’en 1792.
Le 26 août 1789, l'Assemblée proclame la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. S'inspirant des principes des Lumières et de la Déclaration d'indépendance américaine, ce texte solennel établit des libertés associées à des droits inaliénables.
Paris de nouveau capitale
Les difficultés d'approvisionnement en pain et le refus de Louis XVI de sanctionner la déclaration et les décrets du 4 août, sont à l'origine du mécontentement du peuple de Paris lors des journées du 5-6 octobre 1789. Une marche de femmes ramène la famille royale à Paris, laissant à Versailles le symbole de l'absolutisme. Les gardes du corps du roi sont tués, leur tête est accrochée au bout d'une pique. Désormais le roi et l'Assemblée siègent à Paris, surveillés par la population et menacés par l'émeute.
Pour résoudre la crise financière, on confisqua les biens du clergé par des lois du 2 novembre 1789, 13 février 1790 et 19 avril 1790. La même année, les assignats, forme de papier-monnaie, furent introduits. Vu l’urgence, la Constituante fait de ces « domaines nationaux » la garantie d’un papier que ses détenteurs pourront échanger contre de la terre, les assignats, utilisés d’abord comme bons du Trésor, puis recevant cours forcé en avril 1790 pour devenir une véritable monnaie. On émet ainsi pour 400 millions d’assignats : c’est le début d’une véritable fuite en avant.
L'œuvre politique de la Constituante (1790-1791)
C'est l'Assemblée constituante, en majorité constituée de bourgeois et de nobles, qui mène la plus grande partie des réformes, détruisant les institutions de l'Ancien Régime :
- les états provinciaux et les Parlements sont supprimés
- en remplacement des paroisses, les communes sont instituées
- le pays est divisé en 83 départements
- les poids et mesures sont uniformisés
- les privilèges sont abolis
- l'égalité successorale est appliquée
Ainsi, le Pays devient plus facile à gouverner, est plus unifié et connait une meilleure gestion des impôts.
Dès le 11 août 1789, la dîme, impôt exigé par l’Église en échange des services qu'elle offrait à la population (distribution des sacrements, écoles, hôpitaux...) est supprimée. Le 2 novembre de la même année, les députés font saisir le patrimoine ecclésiastique. Le 23 février 1790, l'Assemblée décide que les décrets doivent être lus par le clergé au cours des offices. Le 17 mars, les biens de l'Église sont nationalisés et mis en vente.
La Constitution civile du clergé fut adoptée le 12 juillet 1790 et ratifiée par le roi à contrecœur le 26 décembre 1790, transformant les membres du clergé en fonctionnaires salariés par l’État. Les membres du clergé séculier seront désormais élus : le pouvoir pontifical est alors transgressé. Réveillant des forces les plus hostiles à l’Église, elle va transformer en adversaires de la révolution des prêtres qui avaient contribué à son succès avec une bonne partie de leurs ouailles. La Constituante a divisé la population en deux camps antagonistes.
Le texte impose, en autres, l’élection des évêques et des curés par tous les électeurs, quelle que soit leur appartenance religieuse. Mieux, l’Assemblée décrète, le 27 novembre, que tous les ecclésiastiques-fonctionnaires vont devoir prêter le serment d’être fidèles à la Nation, à la loi et au roi, faute de quoi ils seront déposés. On comptera environ 45 % d’ecclésiastiques non jureurs ou réfractaires. Le drame de 1792-1793 est en germe. Dès mars 1791, le pape Pie VI condamne toutes ces réformes visant l'Église de France.
Le 14 juillet 1790, un an après la prise de la Bastille, la fête de la Fédération est célébrée sur le Champ-de-Mars. Le Marquis de la Fayette assiste à la cérémonie aux côtés du roi et de la reine. Il s'agit d'un moment d'union nationale : le roi prête serment à la Constitution fraîchement établie et sa personne est applaudie par la foule.
L'Assemblée législative et la chute de la monarchie (1791 - 1792) voir aussi l'article L'Assemblée législative et la chute de la monarchie (1791 - 1792)
Après la ratification de la constitution, l'Assemblée législative remplace l'assemblée constituante (1 octobre 1791).
Un petit groupe de fidèles de la famille royale tenta d'organiser la fuite du roi et de sa famille pour rejoindre les nobles en exil, mais l'impréparation de l'évasion provoqua la fin de l'équipée le 21 juin 1791 à Varennes-en-Argonne et le retour aux Tuileries sous bonne escorte. Louis XVI accepta à contrecœur la constitution de septembre 1791, qui faisait de la France une monarchie constitutionnelle. Le roi dut partager ses pouvoirs avec l'Assemblée législative (succédant à l'Assemblée constituante, chargée de mettre au point la constitution), mais il conservait son droit de véto royal et le choix des ministres.
Le 17 juillet, les Parisiens se réunissent au Champ de Mars, pour demander la déchéance du Roi et l'instauration d'une république. Jean Sylvain Bailly, le maire de Paris, fait tirer la troupe sur les manifestants.
Le 9 novembre 1791, l'assemblée législative édite un décret contraignant les nobles émigrés à revenir en France dans un délai de deux mois. Faute de quoi, leurs propriétés seront confisquées.
De nouvelles factions émergèrent comme les Feuillants (monarchistes constitutionnels), les Girondins (républicains libéraux) et les Jacobins (révolutionnaires radicaux). Le roi, les Feuillants et les Girondins voulaient la guerre pour des raisons diverses. Louis XVI souhaitait gagner en popularité ou être battu : chaque issue l'aurait renforcé. Les Girondins, quant à eux, espéraient exporter la Révolution dans toute l'Europe.
La France déclara la guerre à l'Autriche (20 avril 1792 | | |