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Loire (fleuve)
La Loire est un fleuve long de 1 020 kilomètres, ce qui en fait le plus long de France. Elle prend sa source en Ardèche. Son bassin de 117 000 km² occupe plus d’un cinquième du territoire français. Elle se jette dans l’océan Atlantique en Loire-Atlantique à travers un estuaire.
L’adjectif signifiant « relatif à la Loire » est ligérien, d’après le nom du fleuve en latin : Liger. Il existe deux variantes de son nom en occitan: Léger et Leire. Son nom en breton est Liger (son embouchure se trouve en Bretagne historique), la partie de son cours entre Ingrandes et Nantes s'appelle le Val de Bretagne.
Histoire
Des scientifiques émettent l'hypothèse que, dans un passé éloigné, la Loire continuait vers le Nord et finisait pas rencontrer le cours de la Seine. Un incident géologique aurait détourné le fleuve vers l'ouest.
- Voir aussi : Liste des inondations de la Loire
La navigation
Autrefois important axe de navigation et de transport de marchandises, la Loire n’est aujourd’hui plus navigable pour les plus gros bateaux que dans son estuaire, jusqu’à Nantes environ.
Les bateaux étaient traditionnellement à fond plat, avec un grand mat (pour prendre le vent au-dessus des berges) escamotable (pour passer sous les ponts) : gabarre, futreau...
Le débit irrégulier du fleuve limitait fortement la circulation, en particulier la remontée de celui-ci, qui pouvait être cependant aidée par le hâlage des navires.
Jusqu’en 1991, des pétroliers remontaient encore de Nantes à Bouchemaine, à l’embouchure de la Maine près d’Angers. Aujourd’hui ce trafic commercial a totalement cessé.
Le Fleuve royal
La vallée de la Loire située entre Sully-sur-Loire et Chalonnes-sur-Loire a été classée en 2000 par l’UNESCO Patrimoine Mondial de l’humanité. La Loire est parfois surnommée Fleuve royal du fait de la présence de nombreux châteaux dans cette portion.
Malgré quelques barrages et certaines protections latérales contre les crues, la Loire est le seul "grand fleuve sauvage" survivant en France : elle est aussi un "royaume" de paysages somptueux et de milieux naturels très riches. L'intégralité du fleuve a été inscrit comme Site d'Importance Communautaire du "Réseau Natura 2000" au titre des deux directives "Oiseaux" et "Habitat", en vue de la protection de sa faune et de sa flore sauvage, de sa biodiversité, de ses écosystèmes ainsi que des lieux de passage des espèces migratoires.
Géographie
Entre source et Orléans
La Loire prend sa source dans l’est du Massif central, au pied sud du mont Gerbier de Jonc, dans la commune ardèchoise de Sainte-Eulalie, à 1 408 m d’altitude. Elle n’est à l’origine qu’un simple filet d’eau, et il serait plus juste de parler des sources de la Loire car le fleuve n'est au départ qu'une multitude de petits ruisseaux qui se rejoignent progressivement.
Le fleuve coule tout d’abord vers l’ouest, puis rapidement vers le nord en traversant le Massif central à travers plusieurs gorges. Son confluent avec l’Allier à Nevers gonfle sa taille. Elle s’oriente ensuite vers le nord-ouest pour bifurquer finalement vers le sud-ouest après Orléans. À Pouilly-sur-Loire, le pont qui permet de relier Pouilly au département du Cher se situe à mi-distance entre la source et l'embouchure.
Vers Orléans
Dans cette zone, le débit d'étiage est essentiellement souterrain (le Loiret n'étant en fait qu'une résurgence du fleuve). Cette configuration est responsable de certains effondrements dans le lit lui même ("sables mouvants" responsables de beaucoup de noyades) ou au niveau de ses berges (bîmes). Le cours est divisé à certains niveaux en lit majeur ou grande Loire (côté nord) et lit mineur ou petite Loire (côté sud). Cette division est maintenue artificiellement par des digues submersibles parallèles à l'écoulement : les duits (ou les dhuis).
L'embouchure
La Loire se jette dans l’Océan Atlantique au niveau de Saint-Nazaire, après avoir formé un estuaire à partir de Nantes. Son estuaire se termine par un vaste delta immergé. De ce delta seul un ilot emmerge. Il s'agit du Banc du Billot situé en face du port de Montoir de Bretagne. La présence de ce delta rend l'arrivée des navires très délicate. Un chenal, d'une profondeur de 13 m est entretenu à travers les différents bancs de sable.
Principaux affluents
Montoir de Bretagne]
Montoir de Bretagne]
Les principaux affluents de la Loire sont, à partir de sa source :
- Le Lignon (D) - 82 km
- Le Furan (D) - 36 km
- Le Reins (D) - ? km
- L’Arroux (D) - 120 km
- La Bresbre (G) - 97 km
- L’Aron (D) - 70 km
- La Nièvre (D) - 53 km
- L’Allier (G) - 410 km
- Le Loiret (G) - 12 km
- Le Beuvron (G) - 115 km
- La Cisse (D) - 81 km
- Le Cher (G) - 365 km
- L’Indre (G) - 276 km
- La Vienne (G) - 359 km
- Le Thouet (G) - 140 km
- L’Authion (D) - 85 km
- La Maine (D) - 12 km
- Le Layon (G) - 86 km
- L’Èvre (G) - 89 km
- L’Erdre (D) - 92 km
- La Sèvre nantaise (G) - 125 km
- La Chézine (D) - 21 km
- L’Acheneau (G) - 25 km
- Le Brivet (D) - ? km
NB : D=Droite G=Gauche
Hydrologie
Le débit moyen de la Loire est très irrégulier. Il est, sur une année, de 350 m3/s à Orléans et de 900 m3/s à l’embouchure. Cependant, il peut parfois brutalement dépasser les 2 000 m3/s pour la haute Loire et 7 000 m3/s en basse Loire en période de crue. En été, un débit moyen de 10 m3/s à Orléans n’est pas rare. Cette irrégularité du débit fait que la majeure partie du fleuve n'est pas navigable.
Le débit est partiellement régulé par deux barrages :
- celui de Villerest sur la Loire ;
- celui de Naussac sur l'Allier.
Ils permettent la retenue des eaux pour écrêter les crues et le relargage pour maintenir un débit suffisant, en particulier afin de permettre le refroidissement des quatre centrales nucléaires situées sur le fleuve (Belleville-sur-Loire, Dampierre-en-Burly, Saint-Laurent-Nouan et Chinon.
Principales villes traversées
- Le Puy-en-Velay
- Roanne
- Nevers
- Orléans
- Blois
- Tours
- Saumur
- Nantes
- Saint-Nazaire
Voir aussi
La Loire a donné son nom :
- aux départements suivants :
- Indre-et-Loire (37)
- Loire (42)
- Haute-Loire (43)
- Loire-Atlantique (44)
- Maine-et-Loire (49)
- Saône-et-Loire (71)
- à la région française des Pays de la Loire
- Liste des fleuves de France
- Liste des ponts sur la Loire
Un site qui surplombe la Loire près de Chalonnes-sur-Loire : la Corniche Angevine.
Liens externes
- [http://www.rivernet.org/loire/loire_f.htm Site sur la Loire]
- [http://www.francebalade.com/loire/index.html]
- [http://www.loire-et-terroirs.fr/]
- [http://projet.asso.free.fr/petition/]
- [http://www.chateauxavelo.com/FR/bienvenue.asp]
- [http://perso.wanadoo.fr/ligerien.christian/index.html]
- [http://www.loirenature.org/]
- [http://cahiersnaturalistes.free.fr/cpnrc/index.htm]
- [http://www.loire-a-velo.fr/]
Catégorie:Cours d'eau de France
Loire
Catégorie:Eau à Nantes
FleuveUn fleuve est un cours d'eau qui se jette dans la mer ou dans l'océan. Il se distingue d'une rivière, qui se jette dans un autre cours d'eau. Les fleuves ayant leur source proche de la côte maritime sont appelés fleuves côtiers.
Les trois plus longs fleuves au monde sont l'Amazone avec 7 000 km, suivi par le Nil avec 6 700 km et finalement le Mississippi-Missouri avec 6 210 km.
L'Amazone est aussi le fleuve qui possède, et de loin, le plus grand bassin versant : 6 150 000 km².
En Europe les plus grands fleuves sont la Volga et le Danube (voir Delta du Danube).
Quelques fleuves dans le monde
- Le Nil : Méditerranée
- Le Congo : Océan Atlantique
- Le Niger : Océan Atlantique
- Le Zambèze : Océan Indien
- L'Okavango : Se perd dans le désert du Kalahari
- La Sanaga : Océan Atlantique
- Le Sénégal : Océan Atlantique
- La Sanaga : Océan Atlantique
- Le Wouri : Océan Atlantique
- Le Nyon : Océan Atlantique
- La Volta : Océan Atlantique
- L'Amazone : Océan Atlantique
- Le Parana : Océan Atlantique
- L'Orénoque : Océan Atlantique
- Le Saint-Laurent : Océan Atlantique
- Le Mississippi : Océan Atlantique
- Le Río Grande, également appelé Río Bravo par les Mexicains : Océan Atlantique
- L'Ob : Océan Glacial Arctique
- L'Ienisseï : Océan Glacial Arctique
- La Lena : Océan Glacial Arctique
- Le Gange : Golfe du Bengale (Océan Indien)
- Le Brahmapoutre : Golfe du Bengale (Océan Indien)
- L'Indus : Océan Indien
- Le Chang Jiang (ou Yang-tseu-kiang) : Mer de Chine
- Le Huang He : Mer de Chine
- L'Amour : Océan Pacifique
- Le Mékong : Océan Indien
- Le Salouen : Océan Indien
- L'Irrawaddy : Océan Indien
- Le Tigre : Golfe Persique
- l'Euphrate : Golfe Persique
- le Syr-Daria : Mer d'Aral
- l'Amou-Daria : Mer d'Aral
- le Tarim : se perd dans le Lob-Nor
- l'Adige : Mer Adriatique
- l'Adour : Océan Atlantique
- le Danube : Mer Noire
- le Dniepr : Mer Noire
- le Dniestr : Mer Noire
- le Don : Mer d'Azov
- le Douro : Océan Atlantique
- l'Èbre : Méditerranée
- l'Elbe : Mer du Nord
- l'Escaut : Mer du Nord
- la Garonne : Océan Atlantique
- le Guadalquivir : Océan Atlantique
- le Guadiana : Océan Atlantique
- le Jucar : Méditerranée
- la Loire : Océan Atlantique
- la Meuse : Mer du Nord
- l'Oder : Mer Baltique
- le Pô : Mer Adriatique
- le Rhin : Mer du Nord
- le Rhône : Méditerranée
- la Segura : Méditerranée
- la Seine : Manche
- le Tage : Océan Atlantique
- la Tamise : Mer du Nord
- la Vistule : Mer Baltique
- la Volga : Mer Caspienne
- la Weser : Mer du Nord
Voir aussi
Articles connexes
- Listes de fleuves par localisation :
- Fleuves d'Allemagne
- Fleuves de Belgique
- Fleuves d'Espagne
- Fleuves de France
- Fleuves d'Italie
- Liste des plus longs fleuves
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Autres utilisations du mot fleuve
Expressions
- fleuve au long cours :
- roman-fleuve, discours-fleuve : roman, discours particulièrement long, voire interminable
Œuvres
Titres d'œuvres dans lesquelles le mot fleuve apparaît :
- Fleuve Noir : éditeur et collection de romans policiers
- Le fleuve : film de Jean Renoir, 1950
- Le monde du Fleuve : série de romans de Philip José Farmer
- La vie est un long fleuve tranquille : film d'Etienne Chatiliez, 1987
- Le Fleuve sauvage (Wild river): film d'Elia Kazan, 1960
- Les Caprices d'un fleuve : film de Bernard Giraudeau, 1995
- Les Pouvoirs du fleuve : film
Catégorie:Cours d'eau
Catégorie:Transport fluvial
ja:川
ko:강
ms:Sungai
simple:River
th:แม่น้ำ
zh-min-nan:Hô
France
La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.
Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme.
Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.
Géographie
Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France
Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.
Histoire
Article détaillé : Histoire de France
La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain.
La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse).
Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne).
Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.
À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée.
La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie.
À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée.
En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré.
Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse.
De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire.
En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944.
Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses.
À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement.
La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes.
Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.
Politique
Article détaillé : Politique de la France
La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel.
Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi.
Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif.
Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution).
En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale.
Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre.
Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.
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Voir aussi : Liste des présidents de la République française
Économie
Article détaillé : Économie de la France
La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes.
Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an.
L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %.
Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère.
Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005).
La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros.
Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005.
Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises
Démographie
Article détaillé : Démographie de la France
Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]
Religion
Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.
Culture
Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales
|+ Fêtes et jours fériés
! Date !! Nom !! Remarques
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| Jour de l'an
| Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II)
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| Lundi suivant le dimanche de Pâques.
| Lundi de Pâques
| Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps.
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| || Fête du Travail
| Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France
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| 8 mai
| Commémoration de la capitulation allemande en 1945
| Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.
|-----
| Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension
| Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux
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| Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant.
| Pentecôte (et Lundi de Pentecôte)
| Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres.
Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération)
|-----
| 14 juillet || Fête nationale
| Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790.
|-
| 15 août || Assomption
| Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie
|-----
|
| Toussaint || Fête de tous les saints
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| 11 novembre
| Commémoration de l'armistice de 1918
| Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale
|-----
| 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ
|-----
| 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
|-
| Avant-veille de Pâques || Vendredi saint
| rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
|{{{{{{e{Commons|Category:France|la France{wikiquote|France{wikitravel|la France|France{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail France
Ardèche
L'Ardèche (07) est un département français qui doit son nom à la rivière du même nom.
Histoire
L'Ardèche est bordée par la vallée du Rhône sur sa façade est, qui a toujours été en contact avec les mouvements de ce grand axe de communication, même si ses montagnes l'ont protégée. L'installation des hommes préhistoriques dans le département remonte environ à -30 000 ans. De nombreuses traces subsistent encore, notamment dans le sud du département (Grotte Chauvet, dolmens, menhirs, etc.).
Durant l'Antiquité, les romains y trouvent un peuple (les Helviens) prêt à s'allier avec eux, et ils fondent plusieurs sites (notamment Alba-la-Romaine). Les Ardéchois commercent alors avec les Grecs et les marchands d'Orient. Après Charlemagne, l'Ardèche passe dans le domaine de Lothaire Ier. Dans les soubressauts du moyen-âge, l'Ardèche, alors appelée Vivarais, change plusieurs fois de mains : Royaume de Provence et de Bourgogne, puis Comté de Toulouse, avant de passer à la couronne au .
Le Vivarais devient protestant au . S'ensuit un siècle de guerres de religion, répressions, massacres, etc. Le siège de Privas par Richelieu et Louis XIII a lieu en 1629, et Louis XIV lance la répression des camisards au début du .
La Révolution française n'est pas bien accueillie en Vivarais, qui reste fidèle au roi, et des bandes de Chouans se réfugient dans les montagnes. Le département de l'Ardèche est créé le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir de la province du Vivarais. Le voit le département se développer, notamment grâce à l'industrie de la soie et de la mine. En 1861, il y a 388 000 habitants dans le département.
L'Ardèche a payé un lourd tribut lors des deux guerres mondiales : en 1918 12 000 soldats ne reviennent pas du frond, et pendant la Seconde Guerre mondiale, plusieurs résistants prennent le maquis, ce qui provoqua arrestations et exécutions, mais accéléra également le départ des Allemands.
Politique
Article détaillé : Politique de l'Ardèche
- Liste des députés de l'Ardèche
- Liste des sénateurs de l'Ardèche
- Liste des conseillers généraux de l'Ardèche
- Liste des préfets de l'Ardèche
Géographie
Article détaillé : Géographie de l'Ardèche
L'Ardèche fait partie de la région Rhône-Alpes. Elle est limitrophe des départements de la Drôme, de Vaucluse, du Gard, de la Lozère, de la Haute-Loire, de la Loire et de l'Isère.
Climat
L'Ardèche offre une forte diversité de climats. En effet, un climat tempéré, caractérise le nord du département. Le sud offre un climat plus provençal.
- L'Ardèche verte située au nord du département, comprise entre 350m et 850m d'altitude est de climat tempéré.
- Le plateau ardéchois situé à l'ouest du département, d'une altitude moyenne d'environ 1000m offre un climat de moyenne montagne.
- Le sud Ardèche est caractérisé par un climat chaud et sec quasi méditerranéen.
Économie
L'industrie est très tôt arrivée en Ardèche grâce la culture du ver à soie développée par Olivier de Serres pour les ateliers de soie lyonnais. Mais cette activité a périclité à la fin du , même s'il reste encore plusieurs entreprises du textile. Le tissu industriel s'est développé au profit des petites et moyennes entreprises, notamment dans le domaine de la mécanique, de la plasturgie, et de la bijouterie (bassin du Cheylard).
L'agriculture est encore bien présente, mais avec des parcelles moyennes assez petites. L'industrie agro-alimentaire est également présente, avec les fromages (picodon, saint-félicien, etc.) ou la confiserie (marrons glacés). Tous les acteur de la filière châtaigne sont représentes en Ardèche ce qui équivaut à plus de 1000 emplois à temps plein entre la production, la transformation et la commercialisation. En 2004, la production ardéchoise de châtaigne était de 5400T, soit 50% de la production française.
C'est le tourisme qui est le secteur le plus dynamique et le plus développé (tourisme vert) : voir plus bas.
Démographie
L'Ardèche reste un département assez peu peuplé (densité de 52 hab/km², contre 108 pour la France), avec de fortes disparités (Vallée du Rhône / montagnes). Elle est également plutôt rurale : en 1999, 51% des habitants vivent dans des communes de moins de 2000 habitants (contre 25% pour la France entière). Certaines zones se développent grâce à leur position (villes à la périphérie de Valence, par exemple), ou grâce à l'activité touristique.
Les habitants de l'Ardèche sont les Ardéchois.
Voir aussi
- Liste des communes de l'Ardèche
Culture
Article détaillé : Culture en Ardèche
Tourisme
Culture en Ardèche
Culture en Ardèche
Le tourisme est très développé en Ardèche. On peut diviser le département en trois grandes zones :
- L'ardèche méridionale, de loin la plus touristique l'été. Les attractions sont :
- Vallon-Pont-d'Arc : lieu de villégiature pour ceux qui désirent visiter les Gorges de l'Ardèche et descendre la rivière en canoë.
- La Grotte Chauvet, découverte en 1994, dont on peut visiter une exposition à Vallon.
- Le mystérieux bois de Païolive, près des Vans.
- L'aven d'Orgnac
- La très belle église de Thines
- La montagne ardéchoise, rude plateau à plus de 1000 mètres d'altitude, vierge et sauvage
- Le Mont Gerbier de Jonc, où la Loire prend sa source.
- La cascade du Ray-Pic, près de Lachamp-Raphaël
- Le Lac-d'Issarlès, et d'autres lacs d'altitude, comme ceux de Saint-Martial ou de Coucouron
- L'Ardèche verte, au nord du département
- Le village de Lalouvesc, pour ses randonnées et les traces qu'y a laissé Saint Jean-François Régis.
- Peaugres et son "safari"
Voir aussi
Liens internes
- Département français
Liens externes
- [http://www.ardeche.pref.gouv.fr/ Préfecture de l'Ardèche]
- [http://www.ardeche.fr/ Conseil général de l'Ardèche]
- [http://www.inforoutes-ardeche.fr/ Les Inforoutes de l'Ardèche - 271 communes de l'Ardèche en ligne]
- [http://www.ardeche-evasion.com/ Ardèche Evasion - Portail touristique de l'Ardèche]
- [http://www.ardeche-online.com/ Ardèche Online - Annuaire de sites web ardéchois]
- [http://www.ardechoo.com/ Ardechoo - Portail Ardéchois]
- [http://blogs.ardeche.com/ Blog et journal d'information sur l'Ardèche]
- [http://www.ardecheweb.com/ Guide Web pratique de l'Ardèche]
- [http://www.drome-ardeche.org/ Ardeche - Portail annonces]
- [http://www.tv-ardeche.com/ Télévision locale de l'Ardèche]
-
ja:アルデシュ県
Loire-AtlantiqueLa Loire-Atlantique, Liger-Atlantel en breton, est un département français situé dans la région Pays de la Loire. Elle porte le numéro 44 dans la numérotation des départements français. Sa préfecture est Nantes.
Elle est l'un des 5 départements issus du découpage de la province de Bretagne.
Histoire
Article détaillé : Histoire de la Loire-Atlantique
Histoire de la Loire-Atlantique
La Loire-Atlantique a été créée comme la plupart des autres départements français à la Révolution française, le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de la province de Bretagne. Elle s'appelait alors Loire-Inférieure, nom qu'elle a conservé jusqu'au 9 mars 1957, date à laquelle elle prit son nom actuel.
Le département reprenait la majeure partie du territoire de l'ancien évêché de Nantes, plus une petite partie du Sud de l'évêché de Rennes, vers le pays de la Mée, mais amputé d'une partie autour de Redon (détaché vers l'Ille-et-Vilaine) et du pays de Mitau (rattaché au Morbihan), au Nord-Ouest.
Le 30 juin 1941, un décret du gouvernement de Vichy créa des régions économiques en regroupant certains départements entre eux. Au grand dam des élus du département, la Loire-Atlantique ne fut pas intégrée dans la région de Rennes (qui correspondait d'ailleurs à l'actuelle région Bretagne), mais dans celle d'Angers (dont les limites incluaient le territoire de l'actuelle région des Pays-de-la-Loire). Les raisons de cette division ne sont pas claires, certaines sources évoquent une volonté de faciliter le ravitaillement entre Nantes et Angers, distantes de moins de 100 km et dont les voies de communication sont bien structurées, d'autres parlent d'une façon de trancher entre Rennes et Nantes qui se disputaient la préfecture d'une telle région, de la volonté de maintenir un pouvoir centralisé fort qui aurait été incompatible avec la renaissance des anciennes provinces. Il semble cependant que cette décision fut prise de façon précipitée. Dans tous les cas, les régions économiques ne survécurent pas longtemps à la chute du régime de Vichy et furent dissoutes en 1945.
En 1955 furent créés des régions de programme afin d'optimiser l'aménagement du territoire. Jean Vergeot, commissaire général adjoint au Plan, fut chargé d'en définir les contours. Parmi les 22 régions qu'il créa, il inclut la Loire-Atlantique dans celle des Pays-de-la-Loire. Cette inclusion lui fut semble-t-il difficile à trancher , mais il se basa sur des considérations économiques (échanges téléphoniques, transports, etc.) pour réaliser un projet qui était à l'époque purement à usage interne de l'administration.
La création des préfets de régions en 1964, des établissements publics régionaux en 1972 et des régions en 1982 enterinèrent ce découpage et lui donnèrent une légitimité. Pendant cette même période, l'identité bretonne s'affirma et la position de la Loire-Atlantique dans les Pays-de-la-Loire fut de plus en plus contestée (le conseil général du département vota en 1972 son voeu d'être rattaché à la Bretagne, par exemple).
A l'heure actuelle, il semble qu'une majorité d'habitants de la Loire-Atlantique souhaite son rattachement à la région Bretagne (68% selon un sondage en 1999 , 75% en 2001 ). Les inscriptions 44 = BZH sont courantes et le sujet est un argument politique local. De plus, la ressemblance entre la région économique de Rennes créée par le régime de Vichy et l'actuelle région Bretagne (ce n'est pas le cas de la plupart des autres régions, mais ces deux-là coïncident) conduit parfois à faire un amalgame entre la division actuelle et la dictature pétainiste, amalgame renforcé par la méfiance - voire le ressentiment - à l'égard du pouvoir central dans une zone identitairement forte. Pour l'instant, aucune modification du découpage régional n'est cependant à l'ordre du jour.
Politique
Article détaillé : Politique de la Loire-Atlantique
Comme une grande partie du reste de l'ouest de la France, la Loire-Atlantique a la réputation d'être un département de droite. En effet, de tradition catholique (à l'exeption de la région ouvrière de Saint Nazaire), le département vota à droite tout au long de la IIIe république, en opposition à la gauche anticléricale. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l'électorat du département s'est tourné vers le MRP, de sensibilié démocrate-chrétienne, confirmant son ancrage à droite de l'échiquier politique. Cependant, la déchristianisation a commencé à toucher le département à partir des années 60, et la gauche progresse de façon continue depuis. Ainsi, Nantes est passé à gauche lors des municipales de 1977.
Suite à la débacle nationale de la droite aux cantonales de 2004, cette dernière a perdu le contrôle du département pour la première fois depuis la révolution française.
Voir également les articles :
- Liste des députés de la Loire-Atlantique
- Liste des sénateurs de la Loire-Atlantique
- Liste des conseillers généraux de la Loire-Atlantique
- Liste des préfets de la Loire-Atlantique
Géographie
Liste des préfets de la Loire-Atlantique
Article détaillé : Géographie de la Loire-Atlantique
Située sur la côte atlantique de la France, juste au Sud du début de la péninsule bretonne, la Loire-Atlantique est limitrophe des départements du Morbihan au Nord-Ouest, d'Ille-et-Vilaine au Nord, de Maine-et-Loire à l'Est et de Vendée au Sud. La côte Ouest est bordée par l'océan Atlantique. Le département est traversé par la Loire, qui se jette dans l'océan au niveau de Saint-Nazaire.
Géologiquement, le département fait partie du massif armoricain. Globalement, le relief de la Loire-Atlantique est assez peu marqué. Au Nord de la Loire, on trouve un ensemble de plateaux qui peuvent culminer à 100 m d'altitude (le point culminant du département est la colline de la Bretèche, près de Châteaubriant, avec 115 m d'altitude, ce qui fait de la Loire-Atlantique le département le moins élevé de France). Au Sud du fleuve, vers le pays de Retz, le paysage est plutôt marqué par une succession de collines atteignant 30 m. Le relief le plus marquant est cependant le sillon de Bretagne, une suite de collines qui traverse le département selon une direction Nord-Ouest / Sud-Est.
Le relief est creusé au Nord de la Loire par les vallées de l'Erdre, de la Chézine, du Gesvres, au Sud pas celle de la Sèvre nantaise. La Loire constitue un élément géographique majeur ; en amont de Nantes, la Loire est encore essentiellement fluviale ; on considère généralement que l'estuaire de la Loire commence au niveau de Nantes et les variations de niveau liées à l'influence océanique des marées y sont perceptibles (l'Acheneau, affluent de la Loire situé en aval de Nantes, voit parfois son cours s'inverser lors de fortes marées).
La Loire-Atlantique est marquée par de nombreux marais, comme la Brière au Nord de Saint-Nazaire ou les marais de Couëron en aval de Nantes. Au Sud de Nantes, le lac de Grand-lieu est l'un des plus grands lacs de France, sa très faible profondeur (moins de 2 m) combinée à une pente extrêmement faible rendant sa superficie très variable. De manière générale, le département comporte énormément de zones humides.
La Loire-Atlantique possède plus de 130 km de côtes le long de l'océan Atlantique.
Climat
Article détaillé : Climat de la Loire-Atlantique
Avec sa façade océanique orientée vers l'Ouest et un relief peu accentué, le climat de la Loire-Atlantique est de type tempéré océanique, et change peu d'un endroit à l'autre du département. Les hivers y sont doux (5° en moyenne), les étés faiblement chauds (18° en moyenne). Les précipitations sont fréquentes (surtout en hiver et au printemps) mais rarement violentes ; le chiffre moyen de 820 mm de pluie par an masque par ailleurs une irrégularité des précipitations d'une année sur l'autre.
Économie
Article de fond: Économie de la Loire-Atlantique
Tourisme
Article détaillé : Tourisme en Loire-Atlantique
Démographie
Article détaillé : Démographie de la Loire-Atlantique
En 1999, la population totale de la Loire-Atlantique était de 1 134 266 habitants, ce qui plaçait le département en 13 position parmi les départements français les plus peuplés (le 7 en dehors de l'Île-de-France).
La densité moyenne du département est de 166 habitants/km², mais ce nombre masque des disparités importantes. Les agglomérations de Nantes et de Saint-Nazaire concentrent à elles seules 60% de la population de Loire-Atlantique. De fait, les trois-quarts des habitants du département résident le long de la Loire (principalement sur la rive droite), depuis Ancenis jusqu'à l'estuaire. Les deux aires urbaines les plus importantes qui n'appartiennent pas à cet ensemble sont celles de Châteaubriant (12 065 habitants) et Clisson (11 664 habitants).
Par rapport à 1990, le département a gagné plus de 82 000 habitants (soit une progression de 0,84 %), l'un des plus forts accroissements en France pendant cette période, autant dû au solde naturel qu'au solde migratoire. Sans surprise, l'agglomération de Nantes en est la principale bénéficiaire. Avec 544 932 habitants, celle-ci se situait en 1999 au 7 rang national (une inversion de la tendance des années 1960 à 1980 où Nantes se dépeuplait).
Le tableau suivant récapitule l'évolution de la population du département :
Culture
Article détaillé : Culture de la Loire-Atlantique
Langue
En plus du français, plusieurs langues sont ou étaient traditionnellement parlées en Loire-Atlantique :
- Le gallo était parlé au Nord-Ouest de la Loire-Atlantique. Langue d'oïl présente en Haute-Bretagne (Ille-et-Vilaine, deux tiers est des Côtes-d'Armor, tiers est du Morbihan et Loire-Atlantique), proche du mayennais, le gallo — qui a vu son influence décroître à partir du moment où le solde migratoire provenant de Bretagne s'est interrompu — est à l'heure actuelle quasiment menacé d'extinction.
- La langue bretonne, langue celtique, est ou était parlée à plusieurs endroits, par exemple dans la presqu'île de Guérande ; la langue bretonne y fut utilisée jusqu'au début du et la dernière locutrice mourut à Batz-sur-Mer, au village de Kermoisan, en 1965. Par ailleurs, certains quartiers populaires de Nantes comme Chantenay furent également bretonnants jusque dans les années 1920 à 1930, conséquence de "l'immigration" de personnes originaires de parties de la Bretagne où l'on parlait breton.
- De nos jours, les effectifs pondérés que fournit l'enquête Etude de l'histoire familiale menée par l'INSEE en 1999 sont de plus de 6 500 locuteurs du breton de plus de 18 ans pour ce seul département . S'y ajoutent notamment les effectifs des écoles bilingues qui se montaient à 393 élèves à la rentrée 2005 ou encore les élèves suivant des cours de breton dans les établissements publics du secondaire (plus de 150 lors de l'année scolaire 2001/2002).
- La partie du département située au Sud de la Loire parlait un dialecte influencé par le dialecte poitevin.
Divers
Voir aussi
Liens internes
- Départements français
- Bretagne
- Pays-de-la-Loire
- Détachement administratif de la Loire-Atlantique
Liens externes
- [http://www.cg44.fr/ Conseil général de Loire-Atlantique]
- [http://www.loire-atlantique.pref.gouv.fr/ Préfecture de Loire-Atlantique]
- [http://www.nantes.maville.com/htm/dossiers/bretagne/ La Loire-Atlantique en Bretagne ?] (série d'articles sur le sujet)
Bibliographie
Georges Pierret, Régions d'Europe, la face cachée de l'Union, Apogée (1997) - ISBN 2909275892
Ouest-France Dimanche, 7 mars 1999
Ouest-France Dimanche, 1 juillet 2001.
Alexandra Filhon, Cécile Lefevre, François Heran, Etude de l'histoire familiale, INED (2005) - ISBN 2733201565
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ja:ロワール=アトランティック県
Latin
Introduction
Le latin est une langue italique de la famille des langues indo-européennes, aujourd'hui considérée comme éteinte, même si elle continue d'être utilisée et développée comme langue écrite. Utilisée par les Romains, elle resta jusqu'au XVIIe siècle la langue principale de la diplomatie internationale, puisqu'elle était la seule langue commune à toutes les parties.
Langue liturgique et officielle de l'Église catholique (textes doctrinaux ou disciplinaires, droit, etc.), elle est toujours une des trois langues officielles de l'État du Vatican. Elle est encore partiellement une langue d'enseignement dans les universités pontificales romaines. Son enseignement au futur clergé en tant que langue parlée est généralement abandonné dans les séminaires locaux.
Le latin reste cependant étudié et utilisé comme langue de culture. Il conserve un réel succès d'estime auprès de nombreuses personnes qui la pratiquent couramment (voir Vicipaedia : cette version latine de Wikipedia compte 4000 articles, témoignant du nombre et de la passion des locuteurs).
Le latin est la langue-mère des langues romanes.
Histoire
Plusieurs langues européennes dérivent directement du latin vulgaire (c'est-à-dire des variantes parlées par le peuple et non la langue littéraire), les langues romanes, comme le catalan, le castillan, le français, l'italien, le portugais, l'occitan, le romanche, le roumain, etc. D'autres langues lui ont emprunté un très large vocabulaire, comme l'albanais (par proximité) ou l'anglais (par l'intermédiaire de l'ancien français ou par l'occupation romaine d'une grande partie de l'Angleterre). Le latin ayant été pendant des siècles la langue savante (et, en France, celle de l'enseignement, du au ) et la langue de l'Église catholique romaine, son influence en Europe s'est fait sentir dans un grand nombre de langues.
Latin médiéval
On parle parfois de bas-latin pour désigner le latin de la fin de l'Antiquité et du début du Moyen Âge, pour lequel on peut parler de latin médiéval, par opposition au latin classique de Cicéron.
De nombreux termes empruntés aux langues germaniques se sont ajoutés au vocabulaire. Un certain nombre de termes classiques ont acquis un sens religieux dans le contexte de la chrétienté (credo par exemple) qu'ils n'avaient pas à l'époque antique.
Le latin, langue vivante
Jusqu'au , les thèses de doctorat, qu'elles soient de médecine ou de n'importe quelle autre science devaient être publiées en latin. Pour ce faire, les doctorants payaient parfois et souvent très mal un étudiant latiniste pour exécuter la traduction.
La langue de l'Eglise catholique reste et demeure le latin. Cela ne va pas sans difficultés. Déjà au temps du concile Vatican II, Yves Congar o.p., expert au concile, s'emploie à corriger la copie de ses collègues afin qu'ils s'expriment dans un latin fluide et contemporain. Par ailleurs, son Journal du Concile (CERF, 2000) témoigne qu'il donne, en catimini, des notes à l'expression latine des divers évêques et cardinaux.
Le latin n'est plus enseigné aujourd'hui, en tant que langue vivante, que dans les universités ecclésiastiques romaines (la Grégorienne, l'Augustine, etc.) et dans les séminaires dépendant de la Fraternité Saint-Pie X, qui ne reconnaît plus l'autorité romaine.
Lors du conclave de 2005, un des derniers enseignants actifs dans une université ecclésiastique romaine a indiqué que seuls deux cardinaux, dont celui qui fut élu pape, le comprenaient encore lorsqu'il s'adressait à eux en latin.
Pour aider à une meilleure qualité du latin écrit chez ceux de ses représentants qui doivent encore le pratiquer, le Vatican entretient un service du latin moderne et contemporain.
Soixante mille mots ou expressions ont été ajoutés au latin ces deux derniers siècles, afin de permettre l'expression sur tous les sujets contemporains (puissance nucléaire se dit par exemple vis atomica), ce qui lui confirme le statut de langue vivante, contrairement à une opinion répandue.
Il existe une méthode Assimil de latin, qui commence ainsi:
- Latíne lóqueris? - Parles-tu latin ?
- Nondum latine loquor. Hæc léctio mihi prima est. - Je ne parle pas encore latin. C'est ma première leçon.
- Cito latíne loquéris. - Tu parleras bientôt.
On insiste avec raison sur la nécessité d'accentuer correctement.
Le latin et l'Union Européenne
Assimil
Le latin est aussi utilisé de temps en temps dans le contexte de l'Union européenne, lorsque le multilinguisme officiel n'est pas applicable. Afin de montrer son attachement à son modèle culturel pluraliste, l'Union Européenne a alors recours, pour de courtes et simples inscriptions, à la langue latine, qui souligne son glorieux passé (voir photo).
Classification
Le latin est une langue indo-européenne appartenant au groupe italique, même si cette appartenance a été contestée par certains linguistes. Plus précisément, on classe le latin parmi les langues italo-falisques.
Répartition géographique
Statut officiel
Le latin est toujours aujourd'hui la langue officielle de l'Eglise catholique. La langue officielle du Vatican est quant à elle le français avec, de facto, l'italien.
Langues dérivées
Les langues romanes sont dérivées du latin.
Ecriture
Les romains sont les créateurs de l'alphabet latin, qui comportait, à l'époque classique, les lettres suivantes :
Les lettres K, Y et Z sont rares. Y et Z ont été ajoutées pour transcrire les mots grecs et K était initialement utilisé pour C devant A et les consonnes, mais a progressivement été éliminé.
Prononciation
Prononciation ancienne restituée
On connaît avec précision la prononciation du latin classique, grâce aux nombreux témoignages laissés par les auteurs latins et au moyen de la méthode comparatiste. L'une des modifications les plus importantes depuis l'indo-européen est le rhotacisme (passage de /s/ à /r/ dans certaines conditions ; principalement entre voyelles). La prononciation d'une langue n'étant pas figée, tant que le latin a été parlé, ses phonèmes ont évolué. On indique ici les évolutions les plus flagrantes :
- æ (diphtongue) : initialement // puis // (à partir du ) ;
- au (diphtongue) : // ; cette diphtongue, hormis dans certaines prononciations dialectales, s'est conservée tout au long du latin ;
- c : /k/ (toujours dur) ; dans les inscriptions archaïques (et dans le prénom Caius), c pouvait servir à noter /g/ ;
- ch : // (aspiré, comme en grec ancien) ;
- g : /g/ (toujours dur) ;
- h : initialement /h/ (comme en anglais ou en allemand) puis très rapidement muet (dès les premiers textes littéraires) ;
- i : note à la fois la voyelle /i/, longue ou brève, et la spirante /j/ (/jj/ entre deux voyelles) ; dans les éditions scolaires, quand i vaut /j/, il est souvent écrit j, distinction que les Romains ne pratiquaient pas (pour cause : la lettre j n'est apparue que bien après) : ils écrivaient I en toute position ;
- m : /m/ ; très rapidement muet en fin de mot (avec vraisemblablement une nasalisation de la voyelle précédente ; ce traitement est survenu avant la période littéraire) ;
- œ (diphtongue) : // puis /eː/ (à partir du ) ;
- ph: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- qu : // ;
- r : /r/ (roulé) ;
- s : toujours /s/ ; le latin ne connaissait pas le son [z], remplacé par /r/ (rhotacisme) ;
- th: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- u : note à la fois la voyelle /u/ et la spirante /w/ ; la distinction entre u et v en minuscules est relativement récente et ne s'emploie que dans les éditions scolaires. Les Romains écrivaient V en toute position ;
- y : /y/ (emprunté au grec ancien) ;
- z : /zz/ (long ; emprunté au grec).
Chaque voyelle (a, e, i, o, u, y) peut être brève ou longue. Le latin antique était une langue à accent de hauteur aussi dotée d'un accent d'intensité secondaire.
Prononciations modernes
[En préparation]
Grammaire
Morphologie
La morphologie du latin est celle d'une langue hautement flexionnelle.
Système nominal
L'article complet se trouve dans Déclinaisons latines.
On compte dans le système nominal autant les noms que les adjectifs, qui suivent des flexions proches, sinon similaires.
La flexion nominale comporte :
- deux nombres comme en français : singulier, pluriel ;
- trois genres : masculin, féminin et neutre (rare en français, conservé seulement dans les pronoms quoi, que) ;
- cinq types de déclinaisons pour le nom
- deux classes d'adjectifs : la première correspond aux déclinaisons 1-2 du nom, la seconde à la déclinaison 3 du nom;
- les degrés de l'adjectif comparatif (plus beau, moins beau) et superlatif (très beau, le plus beau, le moins beau), marqués par des suffixes : -ior (classe 2), -issimus (classe 1) (mais nombreuses exceptions)comme melior, pessimus, pejor...;
- le latin classique comporte six cas : nominatif, vocatif, accusatif, génitif, datif, ablatif. Le roman, issu du latin au Moyen Âge et ancêtre du français, n'en comporte plus que deux.
Système verbal
L'article complet se trouve dans Conjugaisons latines.
Le verbe se conjugue selon :
- quatre types de conjugaison ;
- deux voix (active et passive), avec le cas particulier des verbes déponents (forme passive mais sens actif) ;
- six modes (infinitif, indicatif, subjonctif, impératif, gérondif et participe) ainsi que des formations secondaires comme le supin et l'adjectif verbal ;
- six temps (présent, imparfait, futur simple, sur le radical du présent, et parfait, plus-que-parfait, futur antérieur, sur le radical du parfait).
Pronoms personnels
La liste complète se trouve dans Liste des pronoms en latin.
Lexique
Le latin et les autres langues indo-européennes
- Le vocabulaire commun
Comme toute langue indo-européenne le latin possède un certain nombre de mots en commun avec ses langues sœurs.
AGNUS "agneau" correspond au slave ancien AGNĘ "agneau" qui s'est conservé dans toutes les langues slaves moderne, comme ЯГНЁНОК "agneau" en russe. De même le grec AMNOS "agneau" est un ancien AGNOS. Le breton OAN "agneau" remonte à un ancien AGNOS.
à compléter...
Que devient le latin quand il se fait français ?
Un mot latin peut avoir engendré un mot français qui est son direct descendant, c'est le cas pour ALA "aile" qui devient AILE, AMARE "aimer" AIMER, BARBA "barbe" BARBE, CARPA "carpe" CARPE.
Dans d'autre cas la situation n'est pas si simple et le mot a évolué : AQUA "eau" donne EAU mais après une longue évolution qui a fait prendre au mot la forme ÈVE dont dérive le mot ÉVIER qui est en quelque sorte le doublet populaire de AQUARIUM. FERIRE "frapper" a donné FÉRIR qui est maintenant hors course. FAGUS "hêtre" se voit évincé par un mot germanique et CRUS "jambe" ne se retrouve qu'indirectement dans CRURAL. LAETITIA "joie" a engendré LIESSE mais seul le linguiste comprendra aisément par quel long processus. MACULA "maille" a fait une petite glissade de sens et NATIS "fesse" qui a donné NACHE n'est compris que par certains vieux grand-pères. PATER "père" revient en force dans l'argot et QUATUOR "quatre" dans l'opéra.
On en perd forcément son latin.
Exemples
Voir aussi
Liens internes
- Déclinaisons et Conjugaisons latines
- Liste des pronoms en latin
- Étymologie latine
- Expression latine et Liste des proverbes latins
- Linguistique
- Rhotacisme
- Dictionnaire des langues
- Langues par famille
- Langues indo-européennes
- Langues italiques
- - langues romanes
- Méthode latine ;
Liens externes
- [http://www.pesaro.com/latino/ Le latin contemporain]
- [http://www.obta.uw.edu.pl/~draco/docs/voccomp.html Le vocabulaire de l'informatique]
- [http://cafe.rapidus.net/ghiginio/NotaeNet/N_0.html Vocabulaire français-latin moderne], avec grammaire orientée pour le thème.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/latin.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire latin-français/français-latin.
- [http://www.passion-histoire.net/phpBB_Fr/viewforum.php?f=81/ Forum consacré aux langues anciennes]
- [http://miroir.mrugala.net/Arisitum/adihaf/latin.htm Cours de latin]
-
Catégorie:Langue morte
Catégorie:Langue liturgique
Catégorie:Langue véhiculaire
als:Latein
ja:ラテン語
ko:라틴어
simple:Latin language
th:ภาษาละติน
zh-min-nan:Latin-gí
Breton
Introduction
Le breton (brezhoneg en breton) est une langue celtique insulaire du groupe brittonique.
Une personne qui le parle est dite « bretonnante », terme ancien en français. Cependant, est apparu depuis quelques années dans les médias le terme « brittophone », encore peu employé. Cette langue est parlée par une partie de la population dans la partie occidentale de la Bretagne (à partir de Saint-Brieuc au nord et de Vannes au sud). De nos jours, la Bretagne compte deux langues populaires en plus du français : le breton en Basse Bretagne et le gallo en Haute Bretagne.
Des controverses sur l'état de la langue bretonne existent entre les partisans d'un breton populaire et les partisans d'une langue n'utilisant pas ou très peu d'emprunts au français. De plus, ces controverses portent aussi sur l'écriture de la langue (par exemple, entre l'écriture dite unifiée et celle dite universitaire).
Histoire
Le breton est une langue celtique de la branche brittonique, en cela proche du gallois et plus encore du cornique.
À propos de breton et gaulois
Certains historiens, comme Léon Fleuriot dans son ouvrage Les Origines de la Bretagne, se basant sur César et Tacite, l'ont présenté comme également proche du gaulois disparu au milieu du : plusieurs peuples vivaient des deux côtés de la Manche, et les échanges étaient courants. De plus la notion de Gaule et Gaulois, héritée de César, n'est peut-être pas adaptée à la situation politique linguistique des peuples et langues celtiques de l'époque. L'on peut admettre que le gaulois des côtes de la Manche était assez proche du breton des côtes opposées, et plus qu'il n'était du gaulois des bords de la Méditerranée. Mais on admet généralement que l'on connaît peu l’état du breton en Armorique à l’époque où des Bretons insulaires y migrèrent, et encore moins l’état de la langue gauloise à l'époque, ce qui rend hasardeux toute comparaison.
Dans les années 1940 et 1950, le chanoine Falc'hun avança que le breton aurait bénéficié d'un apport du gaulois (étant présupposé que le gaulois serait resté vivace en Armorique comme il l'était encore dans certaines parties de la Gaule). Pour lui, ceci expliquait ainsi la principale différence du vannetais, à savoir son accent sur la finale des mots et non la pénultième. Il n'utilisait aucun élément de la linguistique moderne et se basait uniquement sur l'état de la langue bretonne au XX siècle pour émettre ses hypothèses. Celles-ci ont été réfutées scientifiquement par Kenneth Jackson dans son ouvrage sur l'histoire de la langue bretonne.
On sait aujourd'hui que :
- le KLT (voir l'article ou les explications plus bas) comme le gallois sont accentués sur la pénultième,
- le vieil irlandais était accentué sur la première syllabe,
- le gaulois était accentué sur l'antépénultième, l'initiale ou la finale.
Cette diversité de la position de l'accent tonique dans les langues celtiques interdit toute supposition sur la place de l'accent en vieux celtique et ne permet pas d'expliquer par un substrat gaulois les spécificités du vannetais.
Par contre, la romanisation semble avoir été bien plus avancée dans le vannetais où les vestiges gallo-romains sont bien plus nombreux que dans le reste de la Bretagne. De plus, la palatalisation de /k/ et /g/ est un phénomène inhérent au bas-latin des II et III siècles, donc avant les premières immigrations bretonnes. Enfin, le vannetais et le bas-cornouaillais ont effectué plus d'emprunt au roman que les autres dialectes surtout le long de la route Vannes-Quimper. Il convient tout de même de noter que l'accentuation du vannetais était celle du vieux-breton dans son ensemble. Son maintien peut être dû, lui, à l'influence romane.
Périodes
On distingue aujourd'hui différentes périodes dans l'évolution du breton :
- le brittonique, avant le de l'ère chrétienne.
::À l'époque de la chute de l'empire romain, le breton était parlé de l'estuaire de la Loire à celui de la Clyde (rivière de Glasgow). C'est dans ce breton qu'écrivent les poètes Aneurin et Taliesin dans les royaumes bretons du sud de l'Écosse actuelle. Au en France, on commence à appeler cette langue le « brittonique » pour le distinguer du breton armoricain.
- le vieux-breton, du au .
::c'est à cette époque que le breton est devenu une langue propre à la Bretagne armoricaine. Il a été étudié par Léon Fleuriot dans sa Grammaire et son Dictionnaire du Vieux Breton.
- le moyen-breton, de la fin du à la fin du , a fourni une littérature, une poésie, mais surtout un théâtre, d'inspiration religieuse ;
- le breton prémoderne, de la fin du au milieu du ;
- breton moderne, du milieu du à nos jours.
Aujourd'hui, il est parlé et écrit à l’ouest d’une ligne reliant, grosso modo, Plouha et Vannes. À noter encore que des groupes de bretonnants existent dans toutes les les grandes villes de France, ainsi qu'au Royaume-Uni et en Amérique du Nord. Parler des élites de l'État breton jusqu'au , il ne fut ensuite plus que celui du peuple de Bretagne occidentale ou Basse-Bretagne ( Breizh Izel...) quand successivement la noblesse, puis la bourgeoisie bretonnes se francisèrent. Pour l'écrit, le duché de Bretagne employa le latin puis le français (XV siècle).
Tentatives d'éradication du breton
- Sur le rôle de la langue française, et plus généralement des langues régionales (hors du breton dans cet article).
- Article connexe : Histoire linguistique de la France
Même après la réunion du duché à la France, l'Ancien Régime, faisant peu de cas des langues locales à de rares exceptions, accepta le breton comme il était : essentiellement une langue vernaculaire et utilisée pour le culte. Cependant son usage fut interdit dans l'administration, dans la ligne de l'ordonnance de Villers-Cotterêts qui prescrivait l'emploi du français dans les cours de justice et les actes officiels. Encore cette interdiction fut de portée symbolique, car le duché de Bretagne avait adopté le latin puis le français comme langue administrative plus d'un siècle avant le royaume de France.
Le véritable combat commença sous la Révolution. En 1794, Barrère effectue une présentation au Comité de salut public de son « rapport sur les idiomes » dans lequel il déclarait que « le fédéralisme et la superstition parlent bas-breton ». On cherchait alors à faire disparaître les langues autres que le français, les « langues régionales de France », dont le breton.
Le 19 juillet 1925 lors de l'inauguration du Pavillon de la Bretagne à l'Exposition Universelle de Paris, le ministre de l'Instruction Publique, Anatole de Monzie, résume sa politique : « pour l'unité linguistique de la France, la langue bretonne doit disparaître ! ».
Fin mars 1941, Joseph Barthélémy, ministre de la Justice du gouvernement de Vichy déclare : "Je m'opposerai à l'enseignement de la langue bretonne dans les écoles primaires".
En 1972, Georges Pompidou, Président de la République disait encore : « il n'y a pas de place pour les langues régionales dans une France destinée à marquer l'Europe de son sceau ».
L'influence catholique
L'Église et la langue bretonne
Un certain nombre de catholiques bretons prirent la défense de la langue et la culture bretonne. L'Église n'a pas toujours été indifférente à la spécificité bretonne. A tout le moins peut-on dire qu'elle n'a tenté à aucun moment, dans les siècles passés de faire adopter la langue et la culture française officielle aux Bretons qui parlaient leur langue et restaient attachés à leurs traditions.
Aux XVIIème et XVIIIème siècles, il a été publié, par les gens d'Église, quantité d'ouvrages religieux, ou même de divertissement honnête, destinés à la population des campagnes en breton.
La position au début du XXe siècle
Au début du XXème siècle. au moment du conflit entre L'Eglise et l'Etat sous la Troisième République, le clergé de l'évêché de Quimper, auquel les autorités avaient interdit de prêcher et de faire le catéchisme en breton , a mené, pendant un certain temps, un véritable combat pour la langue bretonne. Dans un port de pêche faisant à cette époque figure de petite ville, alors que le catéchisme, dans cette localité se faisait en breton et en français, le catéchisme en français étant réservé aux familles bourgeoises, les prêtres de la paroisse passaient dans les familles populaires pour demander aux parents d'envoyer leurs enfants au catéchisme en breton, la tendance des couches populaires étant de s'intégrer culturellement à la classe bourgeoise dominante; et donc d'envoyer leurs enfants au catéchisme français.
Mouvements et publications d'inspiration chrétienne avant guerre
Malheureusement, il ne s'est agi là que d'une réaction passagère du début du siècle dernier, suite au conflit entre l'Église et l'État. Pour réagir, il fallait mettre en place tout un système d'enseignement du breton. Il y eut quelques initiatives vers 1900-1914 dont le Bleun Brug créé en 1905 par l'abbé Perrot.
De nombreux mouvements d'inspiration chrétienne de défense de la langue bretonne, se sont fait jour en Bretagne occidentale :
- Dans le Trégor, par exemple, sont parus pendant longtemps des hebdomadaires populaires entièrement rédigés en breton et inspirés par l'Église, plus ou moins directement :
- "Kroaz ar Vretoned", dirigé par François Vallée(AbHerve), né en 1860, et qui fut publié jusqu'à la fin de la première guerre mondiale ;
- "Breiz (journal)" dont les rédacteurs furent Erwan Ar Moal (Dir-Na-Dor) et Aogust Bôcher (Ar Yeodet) (journal hebdomadaire catholique qui fut imprimé jusqu'au début de la seconde guerre mondiale).
- Au pays de Vannes, l'évêché, bien qu'il y ait eut des publications chrétiennes en breton publiées par la librairie Galles-Lafolye (dont la revue Brediah er Fé), n'était pas intervenu pour créer ou soutenir un mouvement bretonnant d'inspiration catholique au début du siècle dernier, les manifestations bretonnes dans cette région étant organisées sous la responsabilité du "Bleun-Brug" du diocèse de Quimper.
- Cependant, la revue mensuelle rédigée entièrement en breton de Vannes, "Dihunamb", fondée au début du siècle par Loeiz Herrieu et André Mellac, qui parut jusqu'en 1944, bien qu'étant parfaitement indépendante, peut être considérée comme une revue catholique
Il faut citer aussi les ouvrages catholiques en langue bretonne et destinés aux fidèles. Ainsi les nombreux livres de cantiques et missels qui ont permis la conservation de cantiques anciens. Un des exemples les plus célèbres fut le livre "Buez ar Zent" (La Vie des Saints) écrit par le chanoine Morvan à la fin du , qui décrit en breton et parfois de manière très romancée la vie des saints en suivant le calendrier catholique. Écrit en breton cornouaillais, ce livre était lu chaque jour dans toute la Bretagne bretonnante.
Mouvements et revues d'inspiration chrétienne après guerre
À la fin de la deuxième guerre mondiale, les revues catholiques populaires en breton répandues en Léon et Cornouaille disparurent :
- "Feiz ha Breiz", dirigé par l'abbé Perrot
- "Ar Vuhez Kristen", fondée par les Capucins de Roscoff
Lesquelles furent remplacées pendant un certain temps par :
- "Kroaz Breiz", "Bleun-Brug"' cette dernière revue subsista comme revue d'étude bilingue, dirigée par le chanoine François Mevellec, jusqu'à l'époque contemporaine, diverses revues d'étude dirigées surtout par l'abbé Loiez Ar Floc'h, la revue de l'abbé Marsel Klerg : "Barr-Heol", qui parut de 1954 à 1977, la revue d'étude pédagogique intitulée "Skol", entièrement rédigée en breton. de l'abbé Armand Le Calvez, qu'il fit paraître pendant une dizaine d'années.
Dans les années 60-70, seront publiée :
- une revue d'inspiration chrétienne pour les enfants "Wanig ha Wenig", au début sous la responsabilité de l'abbé Armand Le Calvez et de l'abbé Youenn Troal
- la revue "Ar C'hrist d'an Indianed", ("Le Christ aux Indiens"), inspirée surtout par l'expérience missionnaire de l'abbé Youenn Troal sous l'égide du "Fidei Donum" au Pérou ; cette revue parut au cours des années '60. La revue "Imbourc'h" publia le journal de son second séjour parmi les Amérindiens à la fin des années '80. A son retour, il fut recteur de Plounéour-Ménez, dans la région de Morlaix, et fit paraître à cette époque des textes d'inspiration religieuse dans la revue "Ar Fulenn" ("L'Etincelle") dirigée par lui.
- la revue d'étude mensuelle Imbourc'h, liée à une initiative laïque, qui paraît régulièrement depuis 1969, et qui a publié un grand nombre d'œuvres religieuses, comme la traduction des "Confessions de saint Augustin" ou des écrits autobiographiques de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, ainsi qu'une version en breton du Bréviaire Romain, en une dizaine de volumes.
Ouvrages liturgiques en breton
Plusieurs religieux bretons étaient en contact avec l'École Biblique de Jérusalem et en avaient suivi les cours, avaient appris l'hébreu et formeront des groupes de travail bibliques. Ces prêtres se feront remarquer par des travaux de recherches et de traduction de la Bible qu'ils traduiront directement en breton à partir du texte original en hébreu ou du grec en breton pour le Nouveau Testament. La personnalité la plus éminente de ces groupes de travail était l'Abbé Loeiz Ar Floc'h. Il faut citer aussi l'abbé Guilherm Dubourg, l'abbé Job Lec'hvien, l'abbé Pipi Gall. Ces deux derniers fondèrent les Editions An Tour Tan à Kergrist-Moëlou.
Parmi les activités inspirées par la foi et s'exprimant en breton, il faut signaler :
- les retraites prêchées par l'abbé Loeiz Ar Floc'h, ainsi les "carêmes" qui furent également prêchés plusieurs fois de suite en breton au cours des années 60-70, dans une des paroisses de la ville de Brest.
- "Kenvreuriezh ar brezhoneg" ("Confrérie du Breton"), association fondée au séminaire de Quimper après la dernière guerre, et dirigée pendant un certain temps par Mgr. Favé, a publié des versions en breton de divers textes liturgiques, destinés plus spécialement au diocèse de Quimper ; certains membres de cette association ont publié récemment une nouvelle traduction en breton du Nouveau Testament, destinée elle aussi, plus spécialement au diocèse de Quimper. La "Kenvreuriezh ar Brezhoneg" avait d'ailleurs une sorte d'existence officielle au diocèse de Quimper.
Jusque récemment, il n'existait aucune œuvre bretonnante soutenue officiellement par aucun des évêchés bretons, sauf le centre de rencontre bretonnant de Minihi-Trelevenez, dirigé par l'abbé Job Irien, qui publie un bulletin ainsi que des traductions de textes liturgiques, particulièrement une partie de la "Prière du Temps Présent". Cependant l'ensemble des activités des bretonnants catholiques du diocèse de Quimper même soutenues par la hiérarchie, se situe actuellement au niveau d'une élite.
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