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Louis XIV de FranceConcernant le groupe de rock du même nom, voir Louis XIV (groupe).
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Louis XIV (Saint-Germain-en-Laye, 5 septembre 1638 – Versailles, 1 septembre 1715) fut, du 14 mai 1643 jusqu'à sa mort, roi de France et de Navarre, le troisième de la maison de Bourbon de la dynastie capétienne. Il reste le chef d'État qui a régné le plus longtemps sur la France.
Biographie
L'enfance
Sa naissance au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye apparut comme miraculeuse, se produisant après 23 ans d'un mariage sans enfant de ses parents Louis XIII et Anne d'Autriche. Il fut prénommé Louis Dieudonné, car on voyait en sa venue une grâce du ciel après le vœu de Louis XIII (consécration de la France à la Vierge Marie en août 1638) et reçu le titre de premier fils de France et le titre plus traditionnel de Dauphin de Viennois. Il fut suivi, deux ans plus tard, par Philippe, d'abord titré duc d'Anjou, puis duc d'Orléans.
Quand Louis XIII meurt, Louis XIV hérite de la couronne à l'âge de 4 ans. Sa mère, Anne d'Autriche, devient régente mais confie tous les pouvoirs à son premier ministre, le Cardinal Mazarin en dépit de la désapprobation des cercles politiques français de l'époque qui n'appréciait pas beaucoup qu'un italien dirige la France.
Initié aux arts par Mazarin (qui était aussi son parrain), Louis XIV est sensible à la peinture, l'architecture, la musique et surtout la danse (qui était à l'époque une composante essentielle de l'éducation d'un gentilhomme). On dit que le jeune Louis s'entrainait à danser environ deux heures par jour de l'âge de 7 à 27 ans ! Il adorait aussi le Jeu de paume.
Louis XIV entre au conseil en 1650, il n'a alors que 12 ans. C'est la période de la la Fronde qu'il vit mal. En réaction, il s'appliquera plus tard à affaiblir les membres de la noblesse d'épée en les obligeant à servir comme membres de sa cour en transférant la réalité du pouvoir à une administration très centralisée et à la noblesse de robe.
Louis XIV est sacré officiellement roi le 7 juin 1654 à Reims mais il laisse le gouvernement à Mazarin, tandis qu’il continue sa formation militaire auprès de Turenne.
Sa vie amoureuse
Après la signature du Traité des Pyrénées en 1659, Louis XIV accepte d'épouser l'infante Marie-Thérèse d'Autriche (1638-1683), fille de Philippe IV, roi d'Espagne, et d'Élisabeth de France le 9 juin 1660 à Saint-Jean-de-Luz. Il en eut cinq enfants :
- Louis de France (1661-1711), dit le Grand Dauphin ;
- Marie-Thérèse (1667-1672) ;
- Anne-Elisabeth (1662-1662) ;
- Louis de France (1667-1683) ;
- Marie-Anne (1664-1664).
Louis XIV eut de nombreuses maîtresses, parmi lesquelles Louise de La Vallière, Angélique de Fontanges, Madame de Montespan, et Madame de Maintenon (qu'il épousa secrètement après la mort de la reine, sans doute en 1684). Adolescent, il a connu avec une nièce de Mazarin, Marie Mancini, une grande passion platonique, contrariée par le cardinal, qui, conscient des intérêts de la France et des siens, voulait lui faire épouser l'infante d'Espagne.
On dit souvent que Mademoiselle Catherine de Beauvais, surnommée Cateau La Borgnesse, a eu l'honneur de déniaiser le roi, mais les historiens en doutent fortement. Cependant, cette femme issue de peu eut l'extrême honneur de recevoir un cadeau étonnant d'Anne d'Autriche (la Reine mère) : elle a été payée en pierres qui devait servir pour les travaux du Louvre et elle s’est construit un hôtel particulier à Paris avec son matériaux, aujourd’hui place des Vosges, le n°68, l'hôtel de Beauvais.
Il eut par contre une longue relation avec une petite blanchisseuse du Louvre.
Plus tard, grand amateur de femmes, il fit aménager des escaliers secrets dans Versailles pour rejoindre ses différentes maîtresses. Ces liaisons irritaient un parti de dévôts. Bossuet, Madame de Maintenon tentèrent de ramener le roi à plus de vertu. Un changement d'ambiance fut perceptible à Versailles, et certains mémorialistes l'ont déploré.
Fin de règne
Des problèmes de succession et la santé dégradée du roi assombrirent la fin de son règne. Il perdit en 1711 son fils Louis de France (le Grand Dauphin). L'année suivante son petit-fils le duc de Bourgogne (devenu dauphin) et le fils aîné de celui-ci moururent de la variole. Le Grand Dauphin avait deux autres fils. L'un d'entre eux, roi d'Espagne sous le nom de Philippe V, dut renoncer à ses droits à la succession du trône de France à l'issue de la guerre de Succession d'Espagne, par le traité d'Utrecht. Quant à l'autre, le duc de Berry, il mourut en 1714. Hormis le roi d'Espagne, le seul descendant mâle légitime de Louis XIV était alors le duc d'Anjou, fils cadet du duc de Bourgogne et arrière-petit-fils de Louis XIV, un petit garçon de santé fragile né en 1710. Comme il ne restait qu'un petit nombre de princes du sang dans d'autres branches, Louis XIV décida de renforcer la famille royale en donnant le droit de succession au duc du Maine et au comte de Toulouse, deux fils illégitimes qu'il avait eu de Madame de Montespan.
Louis XIV mourut le 1 septembre 1715 de la gangrène sénile à la jambe, entouré de ses courtisans, apres avoir agonisé pendant deux ou trois jours. Sur son lit de mort, il déclara : « Je m'en vais, mais l'État demeurera toujours. » Son règne avait duré 72 ans et 100 jours. Il fut enterré dans la basilique Saint-Denis, profanée lors de la Révolution. Son arrière-petit-fils le duc d'Anjou, âgé de cinq ans, devint roi sous le nom de Louis XV, la régence étant exercée, durant sa minorité, par le duc d'Orléans, neveu et gendre de Louis XIV.
Politique
duc d'Orléans
Louis Le Grand
Également connu sous le nom de « Roi Soleil » ou encore Louis le Grand, il renforça la monarchie en France, comme le résume la citation apocryphe « l'État, c'est moi ! » ; elle devient monarchie absolue de droit divin. Cette phrase est de plus en plus contestée par les historiens, en particulier du fait que son règne a été marqué par de grandes avancées en droit public dans la distinction de la personne physique du roi et de l'État allant totalement à l'encontre de l'amalgame de cette phrase entre l'homme et sa fonction. Cela dit, à la mort de Mazarin, sa première décision fut de supprimer le poste de premier ministre et de prendre personnellement le contrôle du gouvernement.
Louis XIV était complexée par sa taille (entre 1,65 et 1,70 mètre). C'est pour cette raison qu'il portait des hauts talons et qu'il mit à la mode les hautes perruques qui lui permettait d'atteindre les 1,80 m. C'est aussi peut être ce complexe qui lui fit choisir comme emblême le soleil. Il voulait que lui comme la France devienne le centre du Monde à tel point qu'il permettait aux courtisans de suivre ses journées pas à pas comme s'il s'agissait d'un spectacle permanent.
Le rayonnement du Roi Soleil
Le règne de Louis XIV fut caractérisé par la domination culturelle de la France. Le français s'imposa comme le langage de l'aristocratie et de la diplomatie au puis au , en particulier en Russie. C'est également sous son règne que les seules colonies où une population de souche française parlant encore aujourd'hui le français ont été développées, soient l'Acadie et la Nouvelle-France (aujourd'hui le Québec) au Canada.
Quand,à la mort de Mazarin en 1661, Louis XIV prend effectivement le pouvoir, les finances de la France se sont bien remises des dépenses liées à la la Fronde de 1648. Bien qu'on le doive en grande partie à la bonne gestion de Nicolas Fouquet, celui-ci est arrêté par d'Artagnan en 1661 pour enrichissement personnel et remplacé après 3 ans de procès par Jean-Baptiste Colbert en 1665. Le Roi Soleil semble dés lors vouloir imiter la vie fastueuse de Fouquet. Il se montre extrêmement dépensier en allouant des sommes immenses aux frais de la cour royale. Il se comporte en mécène et patron des arts en finançant les grandes figures culturelles de l'époque tels que Molière, le musicien Jean-Baptiste Lully ou le décorateur Charles Le Brun et le jardinier Le Nôtre. Il place l'Académie française sous son contrôle et devient son "protecteur". Il dépense aussi d'importantes sommes dans l'amélioration du Louvre avant de finalement choisir le château de Versailles comme résidence royale. Il y emménagera en 1682 après plus de 20 ans de travaux de rénovation et d'agrandissement.
Les grandes réformes
La première partie du règne de Louis XIV est marqué par de grandes réformes administratives. En 1685, il révoque l'Édit de Nantes promulgué moins d'un siècle plus tôt par son grand-père Henri IV, ce qui entrainera l'exil de 200 000 personnes vers les pays protestants. Il crée le Code Louis en 1667, sorte de code civil, le Code Criminel en 1670, Code Forestier, Edit sur les classes de la marine en 1669, ordonnance de commerce en 1673.
En 1674, l'île de la Martinique fut achetée par le gouvernement français à une entreprise française privée qui l'avait acquise en 1635. En 1689, Louis XIV promulgua le « Code noir », autorisant le plein usage des esclaves dans les colonies. Le code noir, vu par ses détracteurs comme une institutionnalisation de l'esclavage, a été conçu pour limiter les sévices et donner un statut aux esclaves qui n'étaient avant ce code qu'un bien, au même titre qu'une chaise. Avec ce code, il leur est reconnu un droit à la propriété limité mais existant, un droit à la retraite avec la vieillesse, une obligation de bon traitement pour les propriétaires et l'obligation de bien les nourrir. Le code a donc accordé un cadre à la traite des noirs de l'époque.
Révocation de l'édit de Nantes
L'édit de Nantes est un édit (loi) signé à Nantes le 13 avril 1598 par le roi de France Henri IV, autorisant la liberté de culte aux protestants dans certaines limites, et leur accordant certaines places fortes militaires.
Le versant militaire de l'édit de Nantes, a savoir la possibilité pour les protestants de conserver des places fortes militaires, avait été révoqué sous le règne de Louis XIII.
Le versant religieux de l'édit de Nantes fut révoqué par Louis XIV en 1685 (édit de Fontainebleau, contresigné par le chancelier Michel Le Tellier). Le protestantisme devenait dès lors interdit sur le territoire Français. Cette révocation entraîna l'exil de beaucoup de huguenots, affaiblissant l'économie française au bénéfice des pays protestants qui les ont accueillis (Angleterre, Allemagne, Suisse, Pays-Bas et ses colonies, comme celle du Cap). On parle (très approximativement) de 200.000 exilés, dont beaucoup d'artisants ou de membres de la bourgeoisie.
La révocation de l'édit de Nantes a aussi eu pour conséquences indirectes des soulèvements de protestants (comme la guerre des camisards) et une très forte érosion du nombre des protestants vivant en France, par l'exil ou la conversion progressive au Catholicisme.
Louis le Guerrier
Le roi laisse Colbert gouverner et avec l'aide de Michel Le Tellier puis du Marquis de Louvois, il réorganise l'armée : unification des soldes, création de l’Hôtel des Invalides. Il demande à Vauban de construire une ceinture de fortifications autour du territoire. Il dispose alors d'une armée de 300 000 hommes et engage la France dans 4 guerres majeures :
- en 1665, la guerre de Dévolution
- en 1672, la guerre de Hollande
- en 1688, la guerre de la ligue d'Augsbourg (également appelée guerre de Neuf Ans)
- en 1701, la guerre de Succession d'Espagne
Cependant, l'état de guerre permanent mena l'État à la banqueroute, le forçant à lever de lourds impôts sur la paysannerie. Selon l'historien français Alexis de Tocqueville, la transformation de la noblesse en courtisans, couplé avec une bourgeoisie qui pouvait s'exprimer mais qui n'avait pas accès au pouvoir politique contribua aux futures instabilités politique, sociale et économique, qui menèrent à la Révolution française.
Au début de son règne l'autre grande puissance en Europe était l'Espagne alors que le Royaume-Uni, en particulier l'Angleterre, était devenu le concurrent le plus redoutable à la fin.
Personnalités du règne de Louis XIV
Voir aussi
Articles connexes
- Louis XIV, ascendance sur trois degrés
- Louis XIV, descendance (ébauche de tableau de descendance)
- Absolutisme
- Bourbons
Bibliographie
- Biographies
- Yves Marie Bercé, Louis XIV , Cavalier Bleu coll Idées reçues, 2005, (ISBN 2846701229) ;
- Lucien Bély, Louis XIV premier d'entre les rois, Gisserot, coll. Histoire, 2005,(ISBN 287747772X ) ;
- François Bluche, Louis XIV, Hachette, coll. « Pluriel », 1999 (1 édition 1986) (ISBN 2012789870) ;
- Jean Christian Petitfils, Louis XIV, Tallandier, 2001, (ISBN 2235023142 )
- Jean-Christian Petitfils, Louis XIV, Perrin, 1995 (ISBN 2262018669) ;
- Gérard Sabatier, Versailles ou la figure du roi, Albin Michel, coll. « Bibliothèque des idées », 1999 (ISBN : 222610472).
- Synthéses
- Olivier Chaline, Le régne de Louis XIV, Flammarion, 2005 (ISBN 2082105180) ;
- Pierre Goubert, Le siécle de Louis XIV, Livre de Poche, coll. « Référence », 1998 (ISBN 2253905453) ;
- Joel Cornette, Chronique du règne de Louis XIV , SEDES, coll. Regards sur l'Histoire, 1997 (ISBN 2718190116) ;
- Hubert Methivier, Le siécle de Louis XIV , PUF, coll. Que sais Je, 1995 (ISBN 2253905453) ;
- André Corvisier, La France de Louis XIV Ordre intérieur et place en Europe SEDES, coll. Regards sur l'Histoire, 1994 (ISBN 2718136766 ) ;
- François Bluche, Le temps de Louis XIVHachette, coll Vie quotidienne, 1994 (ISBN 2012351050) ;
- Ragnhild Hatton, L'Époque de Louis XIV, Flammarion, 1992 (1 édition 1969) (ASIN 2080609904) ;
- Robert Mandrou, Louis XIV en son temps, PUF, coll Peuples et Civilisations, 1990 (ISBN 2130358640)
- Monographies
- Faruk Bilici, Louis XIV et son projet de conquête d'Istanbul,Turk Tarih Kurumu, 2004 (ISBN 9751617014)
- Daniel Dessert, 1661, Louis XIV prend le pouvoir Naissance d'un mythe ?, Complexe, coll poche, 2000 (ISBN 287027792X) ;
- Hervé Hasquin, Louis XIV face à l'Europe du Nord, Racines, coll.Racines de l'Histoire, 1995 (ISBN 2873863900 ) ;
- Peter Burke, Louis XIV : les stratégies de la gloire, Seuil, 1998 (1 édition 1995 (ISBN 2020206382) ;
- Pierre Goubert, Louis XIV et vingt millions de français, Hachette, coll. « Pluriel », 1998 (1 édition 1970) (ISBN 201278870X) ;
- Jean Meyer, 1638 la naissance de Louis XIV, Complexe, coll. Mémoire des Siécles, 1989 (ISBN 2870273037) ;
Liens externes
- [http://www.gmarchal.net/godsavetheking.htm Dieu sauve le Roi ! (Loulou la fistule...)], par Gilles Marchal
- [http://www.chateauversailles.fr/fr/210_Louis_XIV_le_Roi_Soleil.php Biographie] sur le site du [http://www.chateauversailles.fr/ château de Versailles]
Louis France 14
Louis 14
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Louis 14
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ja:ルイ14世 (フランス王)
ko:루이 14세
simple:Louis XIV of France
th:พระเจ้าหลุยส์ที่ 14 แห่งฝรั่งเศส
Louis XIV (groupe)Pour le roi Louis XIV, voir la page Louis XIV de France
Louis XIV de France
Louis XIV est un groupe de rock alternatif composé de 4 membres et originaire de San Diego, Californie. Il s'est formé en avril 2003 et est la suite du groupe Convoy. Leur premier album The Best Little Secrets Are Kept est sortie en mars 2005, suivant de leur premier maxi Illegal Tender sortie en janvier de la meme année. Leur premier single s'intitulait Finding Out True Love Is Blind et est disponible sur l'album et le maxi. Le second maxi est sorti en juillet 2005 et s'intutule God Killed the Queen et le troisième Finding Out True Love Is Blind en octobre 2005. Leur musique est brute, sorte de rock primitif aux paroles très évocatrices et à double sens.
Composition du groupe
- Jason Hill - Chant, Basse, Guitare
- Brian Karscig - Chant, Guitare, Basse, Clavier
- Mark Maigaard - Batterie
- James Armbrust - Basse
Discographie
- Illegal Tender (maxi) (25 Janvier 2005)
- God Killed the Queen (maxi) (18 Juillet 2005)
- Finding Out True Love Is Blind (maxi) (10 Octobre 2005)
- The Best Little Secrets Are Kept (album) (22 Mars 2005)
liens externes
- [http://www.louisxiv.net/ Site Offciel]
- [http://www.staticmultimedia.com/content/music/features/feature_1112724866 Interview avec Louis XIV : Le Roi du Rock 'N Roll]
Catégorie:Groupe de rock
Saint-Germain-en-Laye
Saint-Germain-en-Laye est une commune française, située dans le département des Yvelines et la région Île-de-France. Ses habitants sont les Saint-Germanois.
habitants
Géographie
La commune de Saint-Germain-en-Laye est avec plus de 4800 hectares la plus vaste des Yvelines. Elle occupe la majeure partie d'une boucle de la Seine en grande partie couverte par la forêt domaniale éponyme. La ville se trouve dans la partie sud-est de ce territoire, sur le rebord d'un plateau dominant la Seine et Paris.
Les communes limitrophes sont nombreuses : à l'est Le Pecq, Le Mesnil-le-Roi, Maisons-Laffitte, au nord Conflans-Sainte-Honorine, à l'ouest Achères, Poissy et Chambourcy, au sud Fourqueux, Mareil-Marly et le Port-Marly.
La commune est desservie sur le plan routier par plusieurs axes importants :
- la route nationale 13,
- la route nationale 184 qui relie Saint-Germain à Conflans-Sainte-Honorine et à Cergy-Pontoise en traversant la forêt dans son axe nord-sud
- la route départementale 190 qui la relie à Poissy.
Sur le plan ferroviaire, les communications avec Paris sont assurées par le RER A dont Saint-Germain-en-Laye est le terminus ouest. C'est la plus ancienne ligne de chemin de fer ouverte aux voyageurs en France. Depuis peu, la gare de Saint-Germain-Grande-Ceinture a été rouverte à l'occasion de la remise en service d'un tronçon de la ligne de Grande Ceinture.
Histoire
- 1124 : construction du premier château-fort par le roi Louis VI le Gros, sur l'emplacement du « château vieux ».
- : construction du « château neuf » par le roi Henri II.
- la ville fut résidence royale jusqu'en 1689, date à laquelle Louis XIV l'abandonna définitivement pour s'installer à Versailles.
- 1837 : ouverture de la ligne de chemin de fer Paris-Saint-Lazare-Saint-Germain-en-Laye.
Économie
Administration
Saint-Germain-en-Laye est devenue sous-préfecture (de Seine-et-Oise, puis des Yvelines) en 1962.
La ville est le chef-lieu de deux cantons:
- Le canton de Saint-Germain-en-Laye-Nord est formé d'une partie de Saint-Germain-en-Laye et de la commune d'Achères (36 915 habitants);
- Le canton de Saint-Germain-en-Laye-Sud est formé d'une partie de Saint-Germain-en-Laye et des communes d'Aigremont et Chambourcy (26 400 habitants).
Personnages célèbres
- Henri II (1519-1559) roi de France de 1547 à 1559.
- Charles IX (1550-1574) roi de France de 1560 à 1574.
- Louis de Buade, comte de Frontenac, né à Saint-Germain-en-Laye en 1622, gouverneur de la Nouvelle-France.
- Louis XIV, roi de France de 1638 à 1715, né à Saint Germain En Laye le 5 Septembre 1638
- Madame de Montespan
- Claude Debussy, compositeur
- Maurice Denis, artiste peintre
- Albert Dupontel, humoriste, acteur, cinéaste
- Michel Péricard, journaliste de télévision, homme politique, ancien maire de saint-Germain
Evénement célèbres
- Les différents traité qui y furent signés:
- Traité de Saint-Germain-en-Laye, signé le 5 septembre 1624, entre la France et l'Angleterre ;
- Traité de Saint-Germain-en-Laye, signé le 29 mars 1632, entre la France et l'Angleterre ;
- Traité de Saint-Germain-en-Laye, signé les 26 et 27 octobre 1635, entre la France et le duc de Saxe-Weimar ;
- Traité de Saint-Germain-en-Laye, signé le 29 juin 1679, entre la France et le prince-Électeur de Brandebourg ;
- Traité de Saint-Germain-en-Laye, signé le 25 octobre 1679, entre la France et le prince-Électeur de Brandebourg ;
- Traité de Saint-Germain-en-Laye, signé le 10 septembre 1919, à l'issue de la Première Guerre mondiale, par les puissances alliées d'un côté, et la nouvelle République autrichienne de l'autre..
- ainsi que l'édit mettant fin à la troisième guerre de religion aussi appelé Paix de Saint-Germain-en-Laye
Monuments et lieux touristiques
Paix de Saint-Germain-en-Laye
Saint-Germain-en-Laye est classée ville d'art et d'histoire.
- Le château de Saint-Germain-en-Laye fut l'une des principales résidences des rois de France à partir de Louis VI le Gros, jusqu'à Louis XIV qui y naquit. L'édifice actuel, de style Renaissance, fut reconstruit sous François I et restauré sous Napoléon III. Il conserve une très belle Sainte-Chapelle () et un donjon du . Il abrite aujourd'hui le musée des Antiquités nationales.
- La terrasse du château, construite par Le Nôtre de 1669 à 1675
- Musée départemental Maurice Denis « Le Prieuré » : musée consacré à l'œuvre de Maurice Denis et des Nabis, installé dans l'ancienne demeure du peintre, qui fut construit au par Madame de Montespan pour y installer l'hôpital général royal de Saint-Germain-en-Laye.
- Église Saint-Germain : construite en 1824 par l'architecte Potain, dans un style inspiré des basiliques paléochrétiennes, elle fut restaurée par Joseph Nicolle de 1848 à 1854. Sa façade présente un fronton triangulaire supporté par six colonnes toscanes, dont quatre alignées en façade et deux en retour. Dans cette église se trouve le mausolée du roi Jacques II Stuart VII d'Écosse.
- Cimetière de Saint-Germain-en-Laye
Jumelages
Le ville de Saint-Germain-en-Laye est jumelee avec les villes d'Aschaffenburg (Allemagne), et de Winchester (Angleterre)
Références
Liens externes
- [http://www.saint-germain-en-laye.fr/index.html Mairie de Saint-Germain-en-Laye, site officiel]
- [http://www.musee-antiquitesnationales.fr Musée des antiquités nationales]
- [http://www.amisvieuxsaintgermain.org/ Les Amis du Vieux Saint-Germain]
- [http://www.frontenac-ameriques.org/ Association Frontenac-Amériques]
Catégorie:Commune des Yvelines
Catégorie:Sous-préfecture
ja:サン=ジェルマン=アン=レー
5 septembre
Le 5 septembre est le 248 jour de l'année (249 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. Saint du jour : Sainte Raïssa
Événements
- 1534 : Jacques Cartier ramène de sa première expédition au Canada, deux Indiens qu'il présente au roi François Ier.
- 1590 : L'armée du duc de Parme, venue de Hollande, contraint Henri IV à lever le siège devant Paris.
- 1661 : Chute de Nicolas Fouquet : le surintendant des finances de Louis XIV est arrêté à Nantes par d'Artagnan, capitaine des mousquetaires du roi avant d'être transféré au château de Vincennes, puis à Angers et à Amboise. Il restera incarcéré dans la forteresse de Pignerol jusqu'à sa mort en 1680.
- 1698 : Le tsar Pierre le Grand fait exécuter les « Streltzy », un corps d'arquebusiers devenu dangereux pour le pouvoir.
- 1725 : mariage de Louis XV et de Marie Leszczyńska.
- 1781 : Bataille de la baie de Chesapeake
- 1798 : La « Loi Jourdan » rend le service militaire obligatoire pour tous les Français âgés de 20 à 25 ans.
- 1800 : L'île de Malte, qui était occupée par les Français, est conquise par les troupes britanniques.
- 1864 : Achille François Bazaine (1811-1888) devient Maréchal de France.
- 1915 : Conférence pacifiste à Zimmerwald.
- 1972 : Prise d'otages des Jeux Olympiques de Munich : le groupe palestinien Septembre noir prend en otages des athlètes de l'équipe olympique d'Israël. La prise d'otage se terminera dans un bain de sang.
- 1977 : Lancement de la jumelle de Voyager 2 fut lancée, la première avait été envoyée le 20 août de la même année.
- 1986 : Quatre pirates de l'air s'emparent d'un Boeing 747 de la Pan Am à Karachi (Pakistan) ; l'armée pakistanaise donne l'assaut: 21 morts, une centaine de blessés.
- 1998 : Hong Song-nam devient premier ministre de la Corée du Nord.
- 2005 : Un Boeing 737-200 s'écrase sur un centre habité de Sumatra, Indonésie, tuant les 117 personnes à bord ainsi qu'environ 30 personnes au sol (Vol 091 Mandala Airlines).
Naissances
- 1187 : Louis VIII, roi de France.
- 1568 : Tommaso Campanella, philosophe italien né à Stillo, décédé le 22 mai 1639 à Paris.
- 1638 : Louis XIV, roi de France († 1 septembre 1715)
- 1792 : Pierre-Armand Dufrénoy géologue et minéralogiste français
- 1857 : Constantin Edouardovitch Tsiolkovski né à Izhevskoïe dans le gouvernement de Riazan.
- 1912 : John Cage, compositeur américain († 1992)
- 1939 : George Lazenby, acteur australien
- 1940 : Raquel Welch, actrice américaine
- 1942 : Denise Fabre, présentatrice française de télévision
- 1942 : Werner Herzog, réalisateur allemand
- 1945 : Gérard d'Aboville, sportif français
- 1946 : Freddie Mercury, chanteur du groupe de rock Queen († 24 novembre 1991)
- 1975 : Rose McGowan, actrice américaine
Décès
- 1607 : Pomponne de Bellièvre, chancelier de France (1599-1605), né à Lyon en 1529.
- 1642 : Armand Jean du Plessis, cardinal-duc de Richelieu, prélat et homme d'État français, ministre de Louis XIII, né à Paris le 9 septembre 1585.
- 1803 : Pierre Choderlos de Laclos, écrivain français.
- 1838 : Charles Percier, architecte français (° 22 août 1764).
- 1857 : Auguste Comte, philosophe
- 1902 : Rudolf Virchow, médecin et homme politique prussien (° 13 octobre 1821)
- 1914 : Charles Péguy, écrivain français
- 1992 : Fritz Leiber, écrivain américain de fantastique et de science-fiction (° 24 décembre 1910)
- 1997 : Mère Teresa, religieuse catholique indienne, prix Nobel de la paix, née à Skopje le 26 août 1910.
- 1998 : Verner Panton, designer danois (° 13 février 1926)
- 2002 : David Wilkinson, astronome américain pionnier de l'étude du rayonnement thermique cosmologique
Catégorie:Jour de l'année
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Versailles
Versailles est une commune française, située dans le département des Yvelines et la région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les Versaillais. Le terme Versaillais servit également à désigner les troupes régulières lors des évènements de la Commune parce que le gouvernement siégeait dans la ville.
Le nom de « Versailles » vient probablement du latin, versare, verser, retourner. Le terme, daté du , aurait désigné à l'origine des terres labourées (retournées).
Géographie
La ville, chef-lieu du département des Yvelines, est située à 19 km au sud-ouest de Paris.
Elle est desservie par cinq gares (Versailles-Chantiers, Versailles-Rive-Droite, Versailles-Rive-gauche, Montreuil et Porchefontaine) et se trouve à proximité immédiate de l'autoroute A13 (dans une zone connue sous le nom de « triangle de Rocquencourt ») et de l'autoroute A86.
Quartiers
A86
Versailles comporte six quartiers principaux :
- le quartier des Chantiers, avec la gare du même nom.
- le quartier Saint-Louis proche du château, qui comprend une zone historique, et où se trouve la cathédrale Saint-Louis, le potager du roi et la pièce d'eau des Suisses ;
- le quartier Notre-Dame, symétrique du quartier Saint-louis par rapport à l'axe du château, ou l'on peut voir l'église Notre-Dame et parcourir la rue commercante de la Paroisse ;
- les quartiers de Montreuil, Porchefontaine et Clagny-Glatigny, essentiellement résidentiels.
Il faut citer en outre les quartiers de Jussieu Petits-Bois, Picardie et le quartier de Satory.
Cimetières
La Ville de Versailles compte 4 cimetières : le cimetière Notre-Dame, le cimetière Saint-Louis, le cimetière des Gonards et le cimetière de Montreuil.
Villes limitrophes
Vaucresson, Marnes-la-Coquette, Ville-d'Avray, Viroflay, Vélizy-Villacoublay, Jouy-en-Josas, Buc, Guyancourt, Saint-Cyr-l'École, Bailly, Rocquencourt, Le Chesnay
Histoire
Au début du , Versailles n'est qu'un modeste logis construit par Louis XIII, au milieu des forêts. C'est son rendez-vous de chasse favori.
En 1661, son fils, le roi Louis XIV décida de l'agrandir. Très vite, la petite maison de campagne se transforma en un prestigieux château et l'on aménagea un grand parc arboré tout autour. Il devint le symbole de l'absolutisme.
Jusqu'au règne de Louis-Philippe, le château de Versailles et son parc furent aménagés et réaménagés. La grande tempête du 26 décembre 1999 ravagea les plantations du parc et permit finalement de mettre en place un grand programme de replantation des essences originelles dans leur alignement d'époque.
Pendant la guerre de 1870, la ville est occupée par les Prussiens qui y établissent leur quartier général du 18 septembre 1870 au 12 mars 1871. En 1871, pendant l'insurrection de la Commune de Paris, le gouvernement français et l'assemblée nationale s'installent à Versailles.
Économie
Principales entreprises :
- GIAT industries, groupe public d'armement implanté au camp de Satory (siège du groupe et centre de recherche et développement dans le domaine des chars et blindés légers. On trouve également Citroën Sport également à Satory.
Culture
Personnages célèbres
- Louis XIV (1638-1715) roi de France de 1643 à 1715.
- Louis XV (1710-1774) roi de France de 1715 à 1774.
- Louis XVI (1754-1793) roi de France de 1774 à 1791 puis roi des français de 1791 à 1792.
- Louis XVII (1785-1795)
- Louis XVIII (1755-1824) roi de France d'avril 1814 à mars 1815 et de 1815 à 1824.
- Charles X (1757-1836) roi de France de 1824 à 1830
- Cardinal Pierre Gerlier (1880-1965), archevêque de Lyon (1937-1965).
- Général Lazare Hoche (1768-1797)
- Général d'Empire Gaspard Gourgaud (1783-1852)
- Maréchal Louis-Alexandre Berthier (1753-1815) chef d'état-major de la Grande Armée de Napoléon.
- Ali, Louis Etienne Saint-Denis, dit le Mamelouk (1788-1856) de Napoléon.
- François Achille Bazaine (1811-1864) maréchal de Napoléon III (1864)
- Jean-Antoine Houdon, sculpteur
- Ferdinand de Lesseps
- Arnaud Bonnamy, (1972- ) Chimiste
- Michel Gondry, (1963- ) réalisateur.
Personnages célèbres décédés à Versailles
- Louis XIV y meurt de gangrène le 1er septembre 1715.
- Louis XV y meurt de la variole le 10 mai 1774.
Monuments
- Le château de Versailles
il fut le siège de la cour des rois de France Louis XIV, Louis XV et Louis XVI. L'Angleterre y reconnut l'indépendance des États-Unis (1783), l'unification du IIe Reich (1871) y fut proclamée et on y signa le traité de Versailles (1919), dans la galerie des Glaces et c'est toujours au Château que se réunissent en congrès les députés et sénateurs pour y ratifier toute modification de la Constitution.
- Le Grand Trianon
- Le Petit Trianon
- La Salle du jeu de paume
- Les Écuries de la Reine
- Le Potager du Roi
- L'église Notre-Dame
- La cathédrale Saint-Louis
- L'église Saint-Symphorien
- Le cloître des Récollets
- Le lycée Hoche, ancien couvent de la Reine
- la gare de Versailles-Rive-Gauche, bâtiment en pierre, fonte et verre, inauguré en 1840 (terminus de la ligne C du RER).
Musées
- Musée Lambinet
- Musée des carrosses
- Musée du Parlement
- L'osmothèque, « la mémoire vivante des parfums »
Jumelages
- Pouchkine, ville de Russie située à 26 km de Saint-Petersbourg
Références
Voir aussi
Communes des Yvelines | Château de Versailles
Lien externes
- [http://www.mairie-versailles.fr/ Mairie de Versailles, site officiel]
- [http://www.versailles-tourisme.com/index.html Office de Tourisme de Versailles]
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ja:ヴェルサイユ
1715Catégorie:1715
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Années 1690 | Années 1700 | Années 1710 | Années 1720 | Années 1730
1710 | 1711 | 1712 | 1713 | 1714 | 1715 | 1716 | 1717 | 1718 | 1719 | 1720
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Cette page concerne l'année 1715 du calendrier grégorien.
Événements
- 2 septembre : Le Parlement de Paris déclare Philippe d'Orléans régent.
- 19 février : La délégation persane, après bien des péripéties, se rend de Paris à Versailles pour l'audience royale dans un fastueux cortège pour porter les présents du Shah de Perse Hussein Ier et la lettre du souverain persan enveloppés dans une étoffe de soie à fleurs d'or au roi de France Louis XIV, qui se montra, parait-il déçu de la faible importance des présents : des perles, des turquoises, deux petites boîtes d'or et de la baume de momie.
- 13 août : Signature à Versailles d'un Traité de commerce et d'amitié entre la France et la Perse, prévoyant notamment l'établissement d'un consulat de Perse à Marseille, principal port de commerce avec l'Orient.
- 20 octobre : François-Léonor Gouyon, sire de Matignon, duc de Valentinois, pair de France, épousa Louise Grimaldi, fille aînée d'Antoine Grimaldi, prince de Monaco, avec la condition de prendre, lui et ses successeurs, le nom et les armes des Grimaldi, ceuc-ci n'ayant pas d'enfant mâle en mesure de succéder au prince Antoine.
- 2 décembre : Hagopdjan de Deritchan, le nouveau consul de Perse arrive à Marseille pour rejoindre son poste.
- Conquête du Banat et de la Voïvodine par les Autrichiens sur les Turcs (1715-1718).
- Début du règne de Louis XV, roi de France (fin en 1774).
- La Chine s'empare de la Mongolie et de l'est du Turkestan.
- Philippe II, duc d'Orléans devient régent de France.
- Le Régent met en place la polysynodie, qui associe la haute noblesse aux décisions (elle sera abandonnée en 1718).
- Reprise de Nauplie par les Turcs sur Venise.
- Soulèvement en Écosse des Jacobites, partisans de Jacques Édouard Stuart, fils de Jacques II d'Angleterre et prétendant aux trônes d'Angleterre et d'Écosse.
- L'Ecossais John Law fonde une banque émettant des billets
- Établissement d'un consulat de Perse à Marseille, l'un des premiers consulats étrangers en France, confié par le shah de Perse Hussein à Hagopdjan de Deritchan, qui restera en poste jusqu'en 1728.
- 12 janvier : Jacques Duphly, compositeur, organiste et claveciniste français
- 3 avril : William Watson physicien et botaniste britannique
- 30 septembre : Étienne Bonnot de Condillac, Philosophe, académicien français (fauteuil 31)
- 7 janvier : Fénelon (François de Pons de Salignac de La Mothe-Fénelon), homme d'église et écrivain français, archevêque de Cambrai. (° 6 août 1651).
- 1 septembre : Louis XIV de France
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simple:1715
1643Catégorie:1643
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Années 1610 | Années 1620 | Années 1630 | Années 1640 | Années 1650 | Années 1660 | Années 1670
1638 | 1639 | 1640 | 1641 | 1642 | 1643 | 1644 | 1645 | 1646 | 1647 | 1648
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Cette page concerne l'année 1643 du calendrier grégorien.
Événements datés
Europe
- Bataille de Rocroi, le 19 mai, où la France bat l'Espagne. Cette bataille marque le début de la suprématie militaire française en Europe.
- Construction du Zeughaus à Graz en Autriche. Ce fut le plus vaste dépôt d'armes du monde.
France
- 14 mai : Anne d'Autriche, devenue régente, fait appel au cardinal Mazarin, parrain du jeune roi Louis XIV, âgé de cinq ans, pour l'éduquer.
- Début du règne de Louis XIV, roi de France (fin en 1715).
- Anne d'Autriche devient régente. Début de l'administration de Mazarin en France, durant la minorité de Louis XIV (fin en 1661).
Afrique
- Les Français fondent Port Dauphin à Madagascar.
Amériques
- Les Français fondent Cayenne en Guyane.
- Fondation de l'Hôtel-Dieu de Montréal.
Asie
- Début de la construction du Palais du Potala à Lhassa au Tibet.
Océanie
- Le navigateur hollandais Abel Tasman découvre les îles Fidji.
- Le 25 décembre, le navigateur anglais William Mynors découvre l'île Christmas.
Arts & culture
Sciences, techniques & découvertes
- Le physicien italien Evangelista Torricelli invente le baromètre à mercure.
- 4 janvier : Isaac Newton, philosophe et scientifique anglais
(cette date correspond au calendrier grégorien alors en usage en France. En Angleterre où il n'était pas encore appliqué, sa naissance coïncide avec le 25 décembre 1642)
- Marc-Antoine Charpentier, compositeur français.
- 1 mars : Girolamo Frescobaldi, compositeur italien
- 14 mai : Louis XIII, roi de France
- 29 novembre : Claudio Monteverdi, compositeur italien
- 8 décembre : Antoine Boësset, compositeur français
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simple:1643
Liste des rois de Navarre Dynastie de Pampelune
Ces souverains portaient le titre de roi de Pampelune. Il semble que García Jiménez et Íñigo Garcés étaient d'une autre famille.
- Vers 816 à 851: Íñigo de Navarre, aussi appelé Íñigo Íñiguez Arista. Il était fils d'Íñigo Ximenes Arista (mort en 781).
- 851-870: García Ier de Navarre. Il était fils du précédent et d'Onega Velasquez de Pampelune.
- 870-882: García Jiménez de Navarre.
- 882: Íñigo Garcés de Navarre.
- 882-905: Fortún de Navarre, aussi appelé Fortún Garcés Ier, Fortún le Borgne, Fortún el Tuerto et Fortún el Monje. Fils de García Ier et d'Urraca Sánchez de Gascogne. Il a épousé une princesse musulmane.
Dynastie de Navarre
Gascogne
Les premiers rois de cette section portaient encore le titre de roi de Pampelune.
- 905-925: Sanche Ier de Navarre, aussi appelé Sancho Ier Garcés. Il était fils de García Ximenes d'Aragon, régent de Pampelune, et de Dadilde de Palhares.
- 925-970: García II de Navarre, aussi appelé García II Sánchez Ier. Il était fils du précédent et de Toda Asnarez de Larraun.
- 925-931: Régence de Jiméno Garcés.
- 931-934: Régence de Toda Asnarez de Larraun.
- 970-994: Sanche II de Navarre, aussi appelé Sancho II Garcés Abarca. Il était fils du roi précédent et d'Andregoto, comtesse d'Aragon. Il changea son titre de roi de Pampelune pour celui de roi de Navarre. Il fut également comte d'Aragon de 972 à 994.
- 994-1000: García III de Navarre, aussi appelé García le Tremblant et García III Sánchez el Temblón. Il était fils du précédent et d'Urraca de Castille (morte vers 1007). Il était également comte d'Aragon.
- 1000-1035: Sanche III de Navarre, aussi appelé Sancho III Garcés, Sanche le Grand et Sancho III el Mayor. Il était fils du précédent et de Ximena Fernandez de León (morte vers 1035). Il fut comte d'Aragon de 1028 à 1029 et empereur des Espagnes à une date indéterminée. À sa mort, ses possessions furent partagées entre ses quatre fils: Ferdinand Ier de Castille, Ramire Ier d'Aragon, Gonzalo de Sobrarbe et Ribagorza et García IV de Navarre.
- 1000-1004: Régence de Sancho Ramírez de Viguera.
- 1035-1054: García IV de Navarre, aussi appelé García IV Sánchez III et García de Nájera. Il était fils du roi précédent et de Gaya de Gascogne.
- 1054-1076: Sanche IV de Navarre, aussi appelé Sancho IV Garcés et Sancho de Peñalé. Il était fils du précédent et d'Étiennette de Bigorre. Mort sans postérité.
- 1076-1094: Sanche Ier d'Aragon , aussi appelé Sancho Ramírez. Il était fils de Ramire Ier, roi d'Aragon, et de Gilbergue de Bigorre. Il fut également roi d'Aragon de 1063 à 1094. Le trône de Navarre lui fut offert par la population locale à cause de sa proche parenté avec le roi précédent.
- 1094-1104: Pierre Ier d'Aragon, aussi appelé Pedro Sánchez. Il était fils du précédent et de Félicie de Montdidier, dame de Ramerup (cers 1050-1086). Il fut également roi d'Aragon.
- 1104-1134: Alphonse Ier d'Aragon, aussi appelé Alfonso Sánchez et Alphonse le Batailleur. Il était frère du précédent. Il fut également roi d'Aragon. Mort sans postérité.
- 1134-1150: García V de Navarre, aussi appelé García Ramirez et García le Restaurateur. Il était fils de Ramire Sánchez de Navarre, seigneur de Monzón (mort vers 1115) et de Christine Díaz de Bivar (fille du Cid Campeador). Il était également descendant du roi García IV de Navarre. Le trône de Navarre lui fut offert par la population locale à cause de son ascendance.
- 1150-1194: Sanche VI de Navarre, aussi appelé Sancho Garcés, Sanche le Sage et Sanche le Savant. Il était fils du précédent et de Marguerite de l'Aigle (vers 104-1141).
- 1194-1234: Sanche VII de Navarre, aussi appelé Sanche le Fort. Il était fils du précédent et de Sancie de Castille.
Dynastie de Champagne
- 1234-1253: Thibaut I le Chansonnier. Fils du comte Thibaut III de Champagne et de la reine Blanche Ière de Navarre
- 1253-1270: Thibaut II le Jeune. Il était fils du précédent et de Marguerite de Bourbon (morte vers 1257). Il fut également comte de Troyes et de Meaux.
- À partir de 1253 (durée indéterminée): Régence de Marguerite de Bourbon.
- 1270-1274: Henri I le Gros. Il était frère du précédent. Il fut également comte de Meaux et de Champagne.
- 1274-1305: Jeanne I. Elle était fille du précédent et de Blanche d'Artois (vers 1248-1302). Elle fut également comtesse de Champagne. Elle épousa le roi Philippe le Bel de France en 1284.
- 1274-1284: Régence de Blanche d'Artois.
Dynastie capétienne
- 1285-1305: Philippe Ier le Bel, aussi roi de France sous le nom de Philippe IV le Bel. Il était l'époux de la reine précédente et le fils de Philippe III le Hardi, roi de France, et d'Isabelle d'Aragon. Il fut également roi de France et comte de Champagne.
- 1305-1316: Louis Ier le Hutin, aussi roi de France sous le nom de Louis X le Hutin. Il était fils du précédent et de la reine Jeanne Ire de Navarre.
- 1316: Jean Ier le Posthume. Egalement roi de France, sa mère Clémence de Hongrie (1293-1328) le mit au monde après la mort de son père le roi Louis le Hutin. À la mort de ce bambin on invoqua la loi salique pour écarter l'héritière légitime, sa sœur Jeanne, du trône.
- 1316-1322: Philippe II le Long, aussi roi de France sous le nom de Philippe V le Long. Fils de Philippe IV le Bel et de la reine Jeanne Ière de Navarre.
- 1322-1328: Charles Ier le Bel, aussi roi de France sous le nom de Charles IV le Bel. Il était frère du précédent. À sa mort, un accord intervint entre son successeur Philippe VI, roi de France, et Philippe d'Évreux, époux de l'héritière Jeanne, afin que cette dernière puisse récupérer le royaume de Navarre.
- 1328-1349: Jeanne II. Elle était fille de Louis X de France, roi de France et de Navarre, et de Marguerite de Bourgogne (1290-1315). Ecartée du trône en 1316, elle y accéda à la mort de ses oncles, les "rois maudits".
Maison d'Évreux (capétienne)
- 1328-1343: Philippe III le Bon, aussi appelé Philippe d'Évreux. Il était fils de Louis d'Évreux (1276-1319) et de Marguerite d'Artois. Il était l'époux de la précédente. Il fut également comte d'Évreux.
- 1349-1387: Charles II le Mauvais. Il était fils du précédent et de la reine Jeanne II. Il fut également comte d'Évreux.
- 1356-1357: Régence de Louis d'Évreux.
- 1387-1425: Charles III le Noble. Il était fils du précédent et de Jeanne de France (1343-1373). Il fut également comte d'Évreux de 1387 à 1400.
- 1425-1441: Blanche Ière. Elle était fille du précédent et d'Éléonore de Castille (née après 1363, morte en 1416).
Dynastie d'Aragon
- 1425-1479: Jean II d'Aragon. Il épousa la précédente et était fils de Ferdinand Ier, roi d'Aragon, et d'Éléonore de Castille. Il fut également duc de Peñafiel à partir de 1412 et roi d'Aragon et de Sicile de 1458 à 1479. Il usurpa la couronne de Navarre en 1441 au détriment des enfants qu'il eut avec Jeanne:
- 1441-1461: Charles IV d'Aragon, roi titulaire.
- 1461-1464: Blanche II d'Aragon, reine titulaire.
- 1464-1479: Éléonore Ire de Navarre, reine titulaire, elle deviendra reine à part entière (1479).
- 1479: Éléonore Ire de Navarre. Elle était fille du roi précédent et de la reine Blanche Ire de Navarre. Elle épousa en 1436 Gaston IV (1425-1472), comte de Foix.
Maison de Foix
- 1479-1483: François Phébus. Il était petit-fils de la précédente par son père Gaston V, comte de Foix. Sa mère était Madeleine de France (1443-1495).
- 1479-1483: Régence de Madeleine de France.
- 1483-1517: Catherine Ire de Navarre. Elle était sœur du roi précédent. La Haute-Navarre fut annexée en 1512 par le royaume de Castille.
- 1483-1494: Régence de Madeleine de France.
Maison d'Albret
- 1484-1516: Jean III de Navarre, aussi appelé Jean d'Albret. Il épousa en 1484 la reine précédente. Il était fils d'Alain d'Albret (vers 1440-1522), comte de Graves, et de Françoise de Châtillon (morte en 1481), comtesse de Périgord. Il fut également comte de Périgord de 1481 à 1516, vicomte de Limoges à partir de 1481 et vicomte de Tartas à une date indéterminée.
- 1516-1555: Henri II de Navarre, aussi appelé Henri d'Albret. Il était fils du précédent et de la reine Catherine Ire de Navarre. Il fut également seigneur d'Albret de 1522 à 1550, puis duc d'Albret de 1550 à 1555 et vicomte de Limoges en 1555.
- 1555-1572: Jeanne III de Navarre, aussi appelée Jeanne d'Albret. Elle était fille du précédent et de Marguerite de France (1492-1549) . Elle fut également duchesse d'Albret à partir de 1556 et vicomtesse de Limoges.
Maison de Bourbon (capétienne)
- 1555-1562: Antoine Ier de Navarre, aussi appelé Antoine de Bourbon. Il épousa la précédente en 1548 et était fils de Charles de Bourbon (1489-1537, duc de Vendôme, et de Françoise d'Alençon. Il fut également duc de Bourbon, duc de Vendôme de 1537 à 1562, duc de Beaumont de 1550 à 1562 et duc d'Albret de 1556 à 1562.
- 1572-1607: Henri III de Bourbon (Henri IV comme roi de France).
Navarres française et espagnole
Navarre française
La Basse-Navarre sera unie à la couronne de France à partir de 1607.
- 1610-1643: Louis II, roi de France sous le nom de Louis XIII
- 1643-1715: Louis III, roi de France sous le nom de Louis XIV
- 1715-1774: Louis IV, roi de France sous le nom de Louis XV
- 1774-1789: Louis V, roi de France sous le nom de Louis XVI
Le royaume de Navarre disparut en 1789 avec la réorganisation administrative de la France désormais divisée en départements. La Basse-Navarre, ultime reliquat du royaume de Navarre, fut intégrée au département français des Basses-Pyrénées (aujourd'hui Pyrénées-Atlantiques). Le titre de roi de Navarre disparut aussi tandis que celui de "roi de France" était remplacé par "roi des Français". Le titre traditionnel de "roi de Navarre", mais non le royaume, fut rétabli lors de la Restauration en 1814 puis en 1815.
- 1814-1824: Louis VI, roi de France sous le nom de Louis XVIII
- 1824-1830: Charles IV, roi de France sous le nom de Charles X
Le titre de roi de Navarre disparut définitivement suite à la révolution de 1830, Louis-Philippe Ier prenant le titre de roi des Français.
Navarre espagnole
Lors de l'annexion de la Haute-Navarre en 1512 par le royaume de Castille, le monarque espagnol porta dès ce moment le titre de roi de Navarre. Il est encore porté de nos jours par le roi Juan Carlos Ier.
Héritiers de la Navarre française
Certains, oubliant que les couronnes de Navarre a été unie à la couronne de France en 1620 par Louis XIII, discutent tout ce qui suit la mort de Louis XVI et affirment que les rois titulaires de Navarre seraient ensuite (en ne tenant pas compte d'une prétendue loi salique qui ne « serait pas pertinente » pour la Navarre, en dépit de l'acte de 1620):
- 1793-1795: Louis de France, fils de Louis XVI.
- 1795-1851: Marie Thérèse Charlotte de France, aussi appelée Madame Royale, sœur du précédent. Mariée avec sa cousin Louis duc d'Angouleme, qui serait roi consort de Navarre ("Louis VII").
- 1851-1883: Henri d'Artois, comte de Chambord, cousin et neveu de la précédente. Il fut, sous le nom d'Henri V, roi de France pendant quelques heures en juillet 1830, entre les abdications de ses grand-père (Charles X) et oncle (Louis XIX) et la proclamation de son cousin Louis-Philippe. Dernier des Bourbons aînés.
- 1883-1907: Robert I, duc de Parme, neveu du précédent.
- 1907-1939: Henri I, duc de Parme, fils du précédent.
- 1939-1950: Joseph I, duc de Parme, frère du précédent.
- 1950-1959: Élie I, duc de Parme, frère des précédents.
- 1959-1974: Robert II, duc de Parme, fils du précédent.
- 1974-1983: Élisabeth de Parme, sœur du précédent.
- 1983-1994: Marie Françoise de Parme, sœur des précédents.
- 1994-: Alice de Parme (née en 1917), sœur des précédents. Elle est veuve du prince Alphonse des Deux-Siciles (1901-1964), héritier des rois des Deux-Siciles.
Catégorie:Histoire de Navarre
Navarre
Liste
Maison de BourbonCatégorie:Auvergne
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La maison de Bourbon est la famille qui dirigea la seigneurie de Bourbon-l'Archambault jusqu'à ce que cette dernière passe par mariage à la maison de Dampierre (v.1227) puis à la maison de France (en 1287 à la branche de Bourgogne, puis en 1310 à la branche de Clermont, branche qui reprendra dès lors le nom de Bourbon, jusqu'à son accession au trône de Navarre en 1555).
L'appellation maison de Bourbon a ensuite été reprise pour qualifier la maison de France tout entière, officiellement depuis le 29 juin 1768, date de décès d'Hélène de Courtenay (1689-1768), avec laquelle s'éteignit la branche de Courtenay, extinction qui faisait de la branche issue des ducs de Bourbon la seule branche restante de la maison de France.
Aymon Ier, sire de Bourbon († v. 980)
|
|->Archambaud Ier le Franc, sire de Bourbon
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|->Archambaud II le Vieux, sire de Bourbon († v. 1054)
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|->Archambaud III le Jeune, sire de Bourbon († 1078)
|
|->Archambaud IV le Fort, sire de Bourbon († 1095)
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|->Archambaud V le Pieux, sire de Bourbon († 1096)
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| |->Archambaud VI, sire de Bourbon († 1097)
|
|->Aymon II Vaire-Vache, sire de Bourbon († 1120)
|
|->Archambaud VII, sire de Bourbon († 1171)
|
|->Archambaud de Bourbon († 1169)
|
|->Mahaut Ire, dame de Bourbon († 1216)
x Guy de Dampierre, maréchal de Champagne († 1215)
|->maison de Dampierre-Bourbon, voir ci-dessous
Voir aussi
- Liste des seigneurs puis ducs de Bourbon
- Bourbons des Indes
ja:ブルボン家
ÉtatL'État est une collectivité dont la structure est juridique, qui est délimitée par des frontières territoriales et constituée d'institutions lui assurant un pouvoir suprême (la souveraineté).
D'après Max Weber dans Le Savant et le politique, « l'État est une entreprise politique à caractère institutionnel dont la direction administrative revendique avec succès dans l'application de ses règlements le monopole de la contrainte physique légitime sur un territoire donné », c'est-à-dire qu'il est le seul à pouvoir faire respecter les lois à travers l'armée, la justice et la police.
L'État est la forme dominante du pouvoir politique mais elle n'est pas universelle. Pierre Clastres a montré qu'il peut exister des sociétés sans État, voire contre l'État : des sociétés primitives (par exemple les esquimaux) où il n'y a ni hiérarchie des pouvoirs, ni autorité. Cependant, cette forme de pouvoir politique ne peut s'appliquer qu'à de petites communautés.
Un pays est une désignation géographique. La nation ne se confond pas avec l'État même si elle recouvre souvent l'ensemble de son peuple en Europe de l'Ouest (modèle de l'État-nation). Le gouvernement est l'une des institutions par lesquelles l'État exerce son pouvoir.
« Nous entendons par État toute entreprise politique de caractère institutionnel lorsque et tant que sa direction administrative revendique avec succès dans l’application des règlements le monopole de la violence physique légitime ». Telle est la définition de l’État donnée par le sociologue Max Weber dans son livre posthume ‘Le savant et le Politique ‘. Définir l’État a toujours été source de conflit dans le monde académique.
En matière de définition de l’État, le relativisme s’impose. L’État n’est qu’une forme d’organisation politique de la société. Il y a eu la ‘Polis’ grecque, l’’Imperium’ romain, le Saint Empire Romain Germanique… et il y a eu l’État. L’État est la forme d’organisation du politique qui s’est développée à l’époque moderne (c.-à-d. à partir de la Renaissance) en Europe occidentale, et il s’est ensuite exporté dans le monde entier jusqu’à devenir aujourd’hui le mode d’organisation politique dominant. Cependant, toutes les sociétés ne se sont pas organisées en États (Pierre Clastres parle de « sociétés sans État ») et l’État n’est pas partout le même. Il convient donc de s’attacher dans l’étude de l’État aux singularités et aux régularités du phénomène étatique (Georg Simmel).
Par ailleurs, on peut appréhender l’État à un moment de l’histoire, mais ce n’est pas pour autant qu’il n’est pas né ou qu’il n’évolue pas. Il convient donc dans la tentative de définir ce qu’est l’État d’adopter une double perspective, à la fois synchronique (à un instant ‘t’) et diachronique (au fil du temps).
Perspective synchronique
Dans une approche synchronique, c.-à-d. à un instant 't', l'État peut être appréhendé au moyen du droit ou au moyen de la sociologie.
L’État in abstracto, perspective juridique
La théorie juridique a eu beaucoup de mal à définir ce qu'était l'État. Plusieurs écoles se sont affrontées sur ce terrain, on retiendra ici les trois grandes perspectives de l'approche juridique.
La théorie de l'État puissance remonte aux ouvrages de Nicolas Machiavel, de Thomas Hobbes et de Jean Bodin. Dans cette approche, l'État est caractérisé par sa souveraineté interne et externe. L'État est un Léviathan dont la fonction est de maintenir l'ordre dans la société dont il assure la direction.
Dans la théorie de l'État de Puissance, l'État incarne l'intérêt général et dispose alors d'un certain nombre de prérogatives qui émanent de sa souveraineté, notamment le pouvoir de créer le droit et de prendre des actes administratifs unilatéraux (AAU) qui s'imposent aux individus sans leur consentement. L'État dispose alors de la personnalité morale, il est une personne au même titre que le citoyen.
Pour Hans Kelsen et l'école allemande de l'État de droit, ce n'est pas l'État qui produit le droit, mais l'ordre juridique (c.-à-d. la hiérarchie des normes) qui produit l'État. L'État ne serait alors que l'émanation du droit qui limiterait sa puissance d'arbitraire. Dans cette perspective, l'État n'est plus défini comme dans la théorie de l'État de Puissance par sa souveraineté, mais par son identification à un ordre juridique et sa soumission au droit.
Cette théorie allemande de l'État de Droit a été reprise par Raymond De Carré De Malberg qui a essayé de transposer cette théorie en France. Pour assurer la pérennité du droit, il faut que la hiérarchie des normes juridiques soit garantie et qu'il existe un contrôle juridictionnel pour faire respecter cette hiérarchie des normes de façon à forcer l'État à respecter le droit. Ce contrôle juridictionnel de l'État existe depuis l'arrêt du Tribunal des conflits (TC), 1873, Blanco.
Pour Léon Duguit, l'État n'est caractérisé ni par la souveraineté, ni par son identification à un ordre juridique. Pour Léon Duguit, l'État n'est qu'une coquille vide, il n'a pas de personnalité, ne peut disposer de droits subjectifs et ne saurait être en mesure d'imposer quoique ce soit à qui que ce soit. L'État est donc une coquille vide derrière laquelle se cachent des gouvernants - or rien ne garantit que ces gouvernants accepteront de limiter leur puissance pour toujours et continueront à se soumettre au droit.
Ce qui justifie selon Léon Duguit l'existence de l'État c'est le Service public. L'État est en effet selon lui l'expression de la solidarité sociale. Les hommes, regroupés en sociétés, sont devenus de plus en plus interdépendants. Cette interdépendance a été accompagnée de la création de normes, et pour faire respecter ces normes, des dirigeants ont émergé afin de les faire respecter. Mais ces dirigeants ne restent dirigeants qu'aussi longtemps qu'ils continuent à se dévouer à la société et à l'organisation de la solidarité sociale au moyen du Service public.
Pour Léon Duguit, l'État n'est alors que l'émanation de la société et non pas la conséquence d'une quelconque souveraineté de l'État ou d'un ordre juridique préexistant.
L’État in concreto, perspective sociologique
L'appréhension de l'État par le droit se fait essentiellement in abstracto, dans la théorie et la philosophie du droit. L'État tel que perçu par le droit est un État de papier, or, l'État est profondément politique comme nous l'apprend la définition de Max Weber qui perçoit l'État comme une entreprise politique. Pour appréhender l'État dans la réalité de son existence, il ne suffit pas de connaître les règles qui le régissent (Constitution, lois, règlements), il faut encore voir comment ces règles sont appliquées ou créées. C'est tout l'intérêt de l'analyse sociologique de l'État : examiner comment l'État fonctionne au concret.
On prendra pour fil conducteur de cette section les grands moments de la définition de Max Weber dans Le Savant et le Politique.
L'État est avant tout une institution, il est à la fois processus et fruit d'un processus. L'État est une institution par excellence, il est issu d'un processus de construction théorique, et est en permanente construction lui-même.
Il y a institution quand des régularités comportementales deviennent des règles, et qu'elles portent du sens. L'institution est à la fois univers de pratiques (les règles comportementales) et univers de sens (ces règles ont une signification propre qui justifient leur existence). Les institutions établissent toujours des relations entre des personnes : la mariage est une institution, il implique des règles à respecter, ces règles sont porteuses d'une signification et elles permettent à deux personnes de vivre une vie commune.
L'institution commence à l'état de routines qui peu à peu deviennent des lois qui ne sont plus remises en cause, qui deviennent "normales", naturelles.
L'État en tant qu'institution est lui-même composé de plusieurs instutions : ministères, directions, préfectures, délégations, administrations déconcentrées ou décentralisées... Chacune de ces institutions a une culture institutionnelle distincte - chacune de ces institutions est un univers de sens et de pratiques.
L'État n'est donc pas un, ni unifié. Il est un espace où se développent et où s'affrontent des cultures et des logiques institutionnelles différentes. L'État est une institution d'institutions en interaction permanente.
Dont la direction administrative
L'État est dirigé par une administration. C'est une caractéristique essentielle de l'État, organisation politique née en Europe occidentale à l'époque moderne. L'État dispose d'un corps de fonctionnaires spécialisés qui travaillent pour lui et qui établissent un rapport d'autorité stabilisé entre les gouvernants et les gouvernés.
L'État est composé de gouvernants élus et de fonctionnaires gouvernants (Jacques Lagroye), c.-à-d. que l'État est à la fois administratif et politique, avec une division sociale du travail (Emile Durkheim) entre ces deux personnels.
Revendique avec succès
La définition de Max Weber est une définition probabiliste, il ne dit pas ce que fait l'État, mais ce que l'État est censé faire. "Revendique avec succès" n'est pas la même chose que réussir. L'État est processuel, il évolue. La définition de Weber est une définition souple qui n'enferme pas l'État dans un carcan. Cette définition probabiliste rejoint la pensée de Weber sur le pouvoir qui n'est selon lui qu'une "chance de puissance".
Cette dimension probabiliste est complétée par une dimension volontariste. L'État est une entreprise, c.-à-d. qu'il est en action, que ses dirigeants (fonctionnaires ou politiques) agissent, mais toujours avec cette double dimension de la réussite ou de l'échec.
Le monopole de la violence physique et symbolique légitime
L'État dispose du monopole de la violence physique légitime, la police, l'armée, le pouvoir d'enfermer ceux qui ont enfreint les lois, voire de tuer ceux qui menacent l'ordre public.
Mais l'État dispose également d'une capacité à exercer une violence symbolique sur ses citoyens, ce que Pierre Bourdieu a appelé la "magie d'État". La violence symbolique renvoie à la capacité de l'État de catégoriser ses citoyens, grâce à un nom au travers de l'état civil ou un numéro d’immatriculation (comme le numéro de Sécurité sociale en France), ou dans ses tribunaux en les déclarant coupable ou innocent.
Ces deux violences sont par ailleurs compatibles : l'appel sous les drapeaux pour défendre la patrie est un acte de violence symbolique (l'enrôlement dans l'armée pour défendre le pays) mais également physique puisqu'on est enrôlé pour tuer ou être tué.
Les différentes fonctions de l'État
Pierre Rosanvallon distingue quatre grandes fonctions de l'État:
- L'État Régalien > faire respecter l'ordre à travers la police, l'armée et la justice.
- L'État Instituteur du social > son rôle est d'unifier le pays à travers l'école (fin 19e siècle en France avec Jules Ferry).
- L'État-providence (1945) > il a pour fonction de redistribuer les revenus grâce au développement de la solidarité avec la sécurité sociale.
- L'État Promoteur économique > son action est de soutenir l'économie dans la droite ligne des idées de Keynes (politique de grands travaux, nationalisations).
Depuis la fin des années 80, l'État perd de son pouvoir pour plusieurs raisons:
- Il se désengage de l'économie en privatisant les entreprises publiques, la Sécurité Sociale voit son rôle diminuer, la mondialisation augmente la contrainte extérieure et diminue le pouvoir d'intervention de l'État dans l'économie.
- Il n'intervient plus autant dans la prise de décision publique, il perd son pouvoir « par le haut », avec la construction européenne ; et son pouvoir « par le bas » , avec la décentralisation.
Pour Daniel Bell, l'État est « trop grand pour gérer les petites choses et trop petit pour les grandes choses ».
Perspective diachronique
Sociogénèse de l’État
Naissance de l’État
La naissance de l'Etat, au sens large du terme coincide avec l'avenement de la civilisation. Pour la majeure partie de son existence, l'espece humaine, nomade, vivait de cueillette et de chasse. Ce style de vie s'est modifié environ 9000 avant J.C avec l'invention de l'agriculture. La pratique de l'agriculture a forcé les hommes a s'installer de façon permanente a certains endroits, près des zones qu'ils cultivaient. Ainsi, le contrôle de la terre est devenu un problème. Ainsi est née la propriété privée, et avec elles, les premières "guerres" sur les désaccords concerncant la propriété des terres.
Dans certaines parties du monde, notamment la Mésopotamie et la Vallée du Nil, les conditions naturelles ont fait que les terres ont été concentré en peu de mains. Finalement, un petit groupe de gens a finit par controler les terres travaillées par de nombreuses personnes qui en dépendaient. Ainsi sont nés les premiers Etats primitifs. Certains politologues ou théoriciens de l'Etat ne les considèrent d'ailleurs pas comme Etat, car étant trop primitifs, sans infrastructures et lois. Ils préferènt le terme de "proto-Etat"
Un des plus anciens code de lois, celui d'Hammurabi date d'environ 1700 ans avant J.C. C'était a cette époque le concept de "loi" , une des fondations de l'Etat moderne, a commencé a apparaitre. Mais, les gouvernants de l'époque étaient pour l'essentiel des "dieux-rois". Ainsi, les lois qui d'une certaine façon limitaient le pouvoir des monarques n'ont pas été très développés.
Les cités-états de la Grèce antique ont été les premières a établir des états dont les pouvoirs étaient clairement définis par la loi (même si celles ci étaient facilement modifiables). Notons aussi que le concept de démocratie est par ailleurs né a Athènes.
Beaucoup d'institutions étatiques trouvent leur origine dans la Rome antique qui a hérité ses traditions de la Grèce et qui les a développé par la suite. Cependant, la République Romaine finit par devenir un Empire, qui créa le concept d'Empire Univerself, soit l'idée que le monde devait être unis sous un seul Etat-Empire.
La chute de l'Empire Romain et les grandes migrations ont changé la politique en Europe. Les royaumes barbares qui ont suivi étaient éphemeres et peu organisés et n'avaient que peu de ressemblance avec le concept moderne de l'Etat. Mëme le royaume de Charlemagne était chancelant. Sans la règle de primogéniture a été dissous en 3 royaumes par le Traité de Verdun en 843. Ceux-ci étaient plus de vastes possessions de Terre que de véritables royaumes. De nouveau, l'Etat est devenu l'expression d'une vaste possession de terre.
L'absence de véritable successeur a l'Empire Romain a créé un vide politique en Europe. Les royaumes d'Europe Occidental étaient assiégés et régulièrement attaqués par des envahisseurs : les musulmans d'abord au Sud, des émigrants a l'Est, et enfin les invasions Vikings venant du Nord. A peu près au même, la religion, rarement plus qu'un simple facteur politique dans les anciens empires romains et grecs, a contribué ici a former un semblant d'unité au milieu d'une Europe politiquement dissipée. Cela a aboutit a reformé un cadre institué, le féodalisme qui régulait les conflits internes et aida l'Europe a faire face aux menaces extérieures. Ce système se manifesta entre autre par l'apparitions des croisades auxquelles plusieurs pays d'Europe participèrent ensemble. En 1302, le Pape Boniface VIII déclara même que le pouvoir politique exerçait ses prérogatives sous l'ordre des prêtres. Voila qui limitait les pouvoirs des rois et les forcçaient a jurer allegiance au Pape, la population des Etats étant très chrétiennes.
Le Saint Empire Romain Germanique, une des plus fortes puissances de l'époque médiévale, apparu en tant que concurrent a l'autorité papale par la personne de Frederick Barbarossa qui a envahi l'Italie en clamant la sécularisation au milieu du 12ème siècle. L'affaiblissement de la papauté est un thème important du moyen âge: le schisme d'Occident a la fin du 14ème siècle (qui doit son origine a une dispute sur la succession papale) a été exploité par les autorités séculaires et a contribué a l'accroissement de leur pouvoir. L'emergence de longues dynasties stables aux larges territoires, par exemple en Espagne, en France, et en Castille, leur a permis d'obtenir un rôle a la fois plus important et indépendant politiquement qu'auparavant.
Le passage a des états ainsi plus laïques est devenu un important point de controverse. Les grandes dynasties d'Europe ont consolidé fortement leur pouvoir aux alentours du 16ème siècle; en même temps, les menaces extérieures a l'Europe devinrent moins importantes. La Réforme eut un impact considérable sur la structure politique Européenne : le débat n'était pas seulement idéologique, il menaçait également les fondements d'institutions reposant sur le féodalisme. Le conflit qui s'ensuivit vit s'affronter les partisans d'un Etat affilié au Pape contre ceux qui souhaitaient un Etat libre de l'influence papale et séculaire, capable de décider de sa propre politique, interne mais aussi religieuse.
Ces conflits ont culminé pendant la guerre de Trente Ans du 17ème siècle. En 1648, les puissances Européennes signaient le traité de Westphalie, mettant fin aux violences religieuses pour de simples motifs politiques et l'Eglise fut privé de pouvoir politique temporel, bien que la religion continua a servir de fondation a la légitimé des rois, en leur attribuant le "droit divin". Le principe du "cuius regio, eius religio" (chaque region sa religion) établit en Westphalie créa un précédent en établissant l'idée de statu quo et de la non ingérence d'Etats dans la politique d'autres Etats. L'Etat Moderne était né.
L'Etat continua se développer alors que la noblesse et la bourgeoise amenerent et créerent beaucoup de richesses, accentuant le prestige économique, mais aussi culturel et politique des Etats. On assista même a une hausse du nombre des fonctionnaires et a l'émergence d'une bureaucratie balbutiante.
Près d'un siècle et demi après la paix de Westphalie, l'Etat devient véritable moderne a travers le processus de la Révolution Française. La Grande Armée de Napoléon déferla en effet sur l'Europe, détruisant les féodalismes et les remplaçant par le concept d'État-nation, qui demeura de l'époque jusqu'a maintenant comme le systeme Etatique dominant, malgré les contestations internes et les différentes idéologies (comme le marxisme) des 19ème et 20ème siècles qui appeleront a dépasser le concept de nation.
Aujourd'hui, les Etats-Nations se déclinent en toute une variété de modeles institutionnels et politiques, chacun définissant sa forme de gouvernance (fédéral, unitaire, présidentiel, parlementaire, constitutionnel, démocrate, dictatorial etc.) et son rapport a la religion (théocraties, laïc, reconnaissance ou non des cultes, etc.).
Devenir de l’État
La Fin de l’État
Le marxisme ide | | |