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Guerres De Religion

Guerres de religion

Religion, guerres de Catégorie:Histoire de France
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Catégorie:Histoire moderne Les guerres de religion sont une série de huit conflits -opposant catholiqueset protestants- qui ont ravagé la France dans la seconde moitié du . Ces guerres sont particulièremment difficiles à étudier, du fait de leur complexité. Aux affrontements religieux se superposent des ambitions politiques, des différends culturels et enfin des interventions étrangères. Ces troubles coïncident à un affaiblissement de l’autorité royale. Les rois François Ier et Henri II n'avaient permis aucune contestation de leur pouvoir. Lorsque ce dernier meurt accidentellement le 10 juillet 1559, les rois François II et Charles IX sont trop jeunes pour pouvoir régner par eux-mêmes. Les différents camps politiques tentent donc de s’imposer pour contrôler le pouvoir royal. Trois grandes familles vont s'opposer:
- les Montmorency et Châtillon
- les Guise, meneurs du parti catholique
- les Bourbons, meneurs du parti protestant Des leaders s'illustrent, Henri Ier de Guise, chef de la Ligue, association de catholiques intransigeants, les princes de Condé, Gaspard de Coligny et Henri de Navarre (le futur Henri IV) du côté protestant. Chacun profite de l'affaiblissement du pouvoir royal en France, pour s'imposer tant les nobles et les bourgeois que les souverains étrangers. L'Angleterre soutient les protestants, l'Espagne les catholiques. Entre ces deux camps, quelques-uns essaient de maintenir la continuité de l'État par la mise en place de la tolérance religieuse notamment Catherine de Médicis, mère de Charles IX et d'Henri III, et son chancelier Michel de l'Hospital. Michel de l'Hospital

Chronologie

Première guerre de religion (1562–1563)


- Commencée le 1 mars 1562 par le massacre de protestants à Wassy par le duc de Guise, la première guerre s'achève le 19 mars 1563 par la paix d'Amboise, qui garantit la liberté de conscience.

Deuxième guerre de religion (1567–1568)


- 15671568 : commencée par une prise d'armes des protestants qui veulent obtenir du roi la convocation des États généraux, la seconde guerre se termine par la paix de Longjumeau.

Chronologie sommaire


- septembre 1567 : surprise de Meaux
- 10 novembre 1567 : bataille de Saint-Denis
- 23 mars 1568 : paix de Longjumeau

Troisième guerre de Religion (1569–1570)


- 15681570 : les affrontements dans l'Ouest, où les Protestants sont nombreux, amènent à la troisième guerre, qui se finit par l'édit de Saint-Germain, qui accorde des « places de sûreté » (villes fortifiées) aux protestants.

Chronologie sommaire


- Août 1568 : arrestation des chefs protestants Louis Ier de Condé et Gaspard de Coligny
- 13 mars 1569 : bataille de Jarnac
- 3 octobre 1569 : bataille de Moncontour
- 8 août 1570 : paix de Saint-Germain-en-Laye

Quatrième guerre de religion (1572–1573)


- 15721573 : cette quatrième guerre s'ouvre par l'affreux massacre de la Saint-Barthélemy, le 24 août 1572. L'échec du siège de La Rochelle par l'armée royale met un terme très rapide à cette guerre.

Chronologie sommaire


- Nuit du 23 au 24 août 1572 : Massacre de la Saint-Barthélemy
- juillet 1573 : édit de pacification de Boulogne

Cinquième guerre de religion (1574–1576)


- 15741576 : ouverte par l'évasion des leaders protestants (Condé et Henri de Navarre) de la Cour où ils étaient en résidence surveillée depuis la Saint-Barthélemy, cette cinquième guerre s'achève par l'édit de Beaulieu, qui accorde une plus grande liberté de culte aux protestants.

Chronologie sommaire


- 10 octobre 1575 : bataille de Dormans
- 6 mai 1576 : édit de Beaulieu

Sixième guerre de religion (1576–1577)


- 15761577 : La Ligue ouvre la sixième guerre, qui s'achève par l'édit de Poitiers, qui restreint les conditions du culte protestant.

Chronologie sommaire


- 17 septembre 1577 : paix de Bergerac
- 8 octobre 1577 : l'édit de Poitiers confirme la paix de Bergerac.

Septième guerre de religion (?–1580)


- 15791580 : Henri III, s'efforçant de minimiser l'importance de la Ligue en la canalisant, déclare la septième guerre qui se finit par l'édit de Fleix accordant des baux de six ans aux places de sûretés protestantes.

Chronologie sommaire


- 26 novembre 1580 : paix de Fleix
- 28 février 1579 : édit de Nérac

Huitième guerre de religion (1585–1598)


- 15851598 : L'affrontement entre catholiques et protestants prend une tournure plus importante avec l'alliance des Protestants aux Néerlandais en révolte contre l'Espagne et celle des Catholiques de la Ligue avec Philippe II d'Espagne. Detesté par les Ligueux, Henri III ne peut maintenir son autorité et est chassé de Paris lors de la « Journée des Barricades » en 1588. Il tente d'éliminer la Ligue en faisant assassiner ses chefs, le duc de Guise et son frère le cardinal de Lorraine à Blois en 1588. Il est assassiné l'année suivante par un moine fanatique, faisant ainsi de Henri de Navarre, chef des Protestants, le roi de France sous le nom d'Henri IV. Henri IV doit lutter pour reconquérir son royaume tenu par la Ligue, qui refuse de reconnaître un roi protestant ; mais le ralliement des personnes fidèles à la dignité royale, et surtout sa conversion au catholicisme en 1593 lui ouvrent les portes de Paris. Après avoir éloigné les ambitions de Philippe II d'Espagne par une guerre entre 1595 et 1598 qui aboutit à la paix de Vervins, Henri IV peut régler le problème religieux par l'adoption d'un édit de tolérance, l'Édit de Nantes de 1598.

Chronologie sommaire


- 20 octobre 1587 : bataille de Coutras
- 12 mai 1588 : journée des Barricades
- 21 septembre 1589 : bataille d'Arques
- 14 mars 1590 : bataille d'Ivry
- 25 juillet 1593 : Henri IV se reconvertit au catholicisme
- 13 avril 1598 : édit de Nantes

Voir aussi

Articles connexes


- Sainte Ligue
- chefs militaires des guerres de religion

Bibliographie


- Jean-Marie Constant, Les Français pendant les guerres de Religion, Hachette Littératures, 2002 (ISBN 2012353118) ;
- Denis Crouzet :
  - Les Guerriers de Dieu. La violence au temps des troubles de religion (v. 1525–v. 1610), Champ Vallon, collection « Époques », 2005 (1 édition 1990) (ISBN 2876734303)
  - La Genèse de la Réforme française 1520-1562, SEDES, coll. « Histoire moderne » n° 109, Paris, 1999 (1 édition 1996) (ISBN 271819281X) ;
- Arlette Jouanna (dir.), Histoire et dictionnaire des guerres de religion, 1559–1598, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1998 (ISBN 2221074254) ; ja:ユグノー戦争 ko:위그노 전쟁

Catégorie:Guerre

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Catégorie:Guerres de religion

Religion Catégorie:Histoire de l'Europe Catégorie:Histoire de France Catégorie:Histoire du catholicisme en France Catégorie:Histoire du protestantisme On entend ici non seulement les « guerres de religion » au sens strict, de 1562 à 1598, mais toute la période alentour, depuis l'apparition du protestantisme en France jusqu'à l'édit de Fontainebleau de 1685, révoquant l'édit de Nantes, en tant qu'elle concerne les luttes religieuses, politiques et militaires entre « l'Église » officielle, donc l'État, et « la religion » qui prétendait la réformer.
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Catégorie:Histoire moderne

Liste des articles sur l'Histoire moderne (XVIe siècle-XVIIIe siècle) Voir également Histoire de l'Europe et l'histoire de chaque pays, Histoire de France, etc. catégorie:Histoire

Catholicisme

On appelle catholicisme (nom tiré de l'adjectif grec καθολικός [katholikós] signifiant « général », « universel ») l'ensemble des dogmes, institutions et préceptes de l'Église catholique romaine, c'est-à-dire telle qu'elle se comprend depuis le concile de Trente et les conciles oecuméniques antérieurs et postérieurs. L'Eglise catholique se caractérise par la communion avec le pape, évêque de Rome et successeur de saint Pierre. Le mot « catholicisme » est apparu tardivement dans la langue française (1598) et n'est devenu courant qu'à partir de 1794 (on lui préférait auparavant le terme de « christianisme »). Si l'on en croit les chiffres communiqués par Rome et publiés chaque année dans le Britannica Book of the Year, le nombre de catholiques dans le monde est stable, avec environ 1 milliard de baptisés dont plus de 600 millions pour le seul continent américain et 250 millions en Europe (ces données englobent les 10 à 12 millions de catholiques orientaux dits uniates).

Dénominations

Dans le cadre religieux chrétien, le mot « catholique » signifie "selon le tout", "universel". Il désigne à la fois la volonté de confesser l'ensemble de la foi, l'ouverture à la totalité de la foi, sans refuser aucun article. En ce sens, il s'oppose au mot "hérésie": l'hérésie fait un choix, un tri, et ne conserve pas l'unité organique de la foi chrétienne et son universalité. L'ensemble des Églises chrétiennes se disent "catholiques", reconnaissant l'universalité de l'unique Église de Jésus-Christ, de même qu'elles se considérent orthodoxes, puisque conformes selon elles à la « doctrine (doxa) droite (ortho) ». L'histoire montre que les divisions apparues au sein du christianisme manifestent les dissentions au plan de la foi. La compréhension de la primauté de Pierre, le statut de l'Ecriture, les sacrements, l'anthropologie, l'ecclésiologie, les spiritualités, les rites sont profondéments affectés par des visions divergentes. Il semble que la première utilisation du terme dans le christianisme remonte à Ignace d'Antioche dans sa Lettre aux Smyrniotes (vers 112) : « Là où est le Christ Jésus, là est l'Église catholique ». Le Ier concile de Nicée, en 325 établit son symbole, ancêtre du Credo actuel, qui se termine par : :« Pour ceux qui disent : ‹Il fut un temps où il n'était pas › et ‹ Avant de naître, il n'était pas › et ‹ Il a été créé du néant ›, ou qui déclarent que le Fils de Dieu est d'une autre substance (hypostasis) ou d'une autre essence (ousia), ou qu'il est soumis au changement ou à l'altération, l'Église catholique et apostolique les déclare anathèmes ». Le Ier concile de Constantinople (381) reprend cette expression dans « Nous croyons en une seule Église sainte, catholique et apostolique». Cependant, de schisme en schisme, les mots « catholique » et « catholicisme » deviendront dans l'usage l'apanage de la seule Église catholique romaine. On retiendra surtout le Grand Schisme de 1054, qui marque la séparation entre l'Église d'Occident et les Eglises orientales, dites Églises des sept conciles (essentiellement les Églises orthodoxes russe et grecque), puis la Réforme, à partir de laquelle le mot « catholique » s'oppose systématiquement en Europe occidentale à « protestant ». Le protestantisme est nommé à l'époque en France « RPR », « religion prétendue réformée ». Certaines Eglises orientales (maronite, copte, chaldéenne, grecque, etc.), souvent appelées Églises uniates (le terme est parfois perçu comme péjoratif) sont unies à Rome et reconnaissent l'autorité et la primauté du Pape. Leur organisation canonique (y c. p.ex. ordination sacerdotale d'hommes mariés) et surtout leur liturgie (rite) leur sont propres et sont grosso modo identiques à celles des églises "orthodoxes". L'Eglise "catholique" ne se réduit donc pas à l'Eglise "latine" (de rite romain, ambrosien, etc.). Certaines Églises et communautés chrétiennes postérieures au Grand Schisme de 1054 conservent le mot « catholique » dans leur dénomination, sans pour autant reconnaître la primauté au pape de Rome :
- L'Église vieille-catholique, regroupant environ un million de fidèles aux États-Unis, en Pologne, en Allemagne, en Autriche, en Suisse, etc;
- L'Église gallicane se réclamant de la tradition gallicane de l'Église de France et rejetant l'infaillibilité pontificale proclamée en 1870 lors du Concile Vatican I;
- La Fraternité Saint-Pie X issue du refus par M Lefebvre de certaines réformes du concile Vatican II. Certains adeptes de ce mouvement se considèrent comme la seule Église catholique romaine après les sanctions prises par le Vatican à l'encontre de ses responsables, notamment M Lefebvre qui a ordonné quatre évêques malgré l'interdiction qui lui avait été faite;
- Les Églises Catholiques Apostoliques Nationales dont M Charles-Rafaël Payeur est membre.

Confessions de foi de l'Eglise Universelle (avant le schisme de 1054)

Le symbole de Nicée-Constatinople est issu des travaux d'une suite de conciles œcuméniques (assemblées de l'ensemble des évêques) dont le dernier, à Constantinople en 325, contient un article qui dit « Je crois en l'Eglise une, sainte, catholique (catholique signifiant ici simplement universelle) et apostolique ». Les trois autres conciles œcuméniques, réunis en Orient avec la participation des légats du pape et de patriarches orientaux importants tels qu'Athanase et Cyrille d'Alexandrie, s'entendent à définir la foi que partagent alors la grande majorité des chrétiens, d'ou seront issues plus tard les Églises dites catholique et orthodoxes. Ces termes sont utilisés, par simplification, pour distinguer d'une part l'Église romaine et d'autre part les Églises d'Orient relevant des patriarcats de Constantinople, Antioche, Jérusalem et Alexandrie ; l'Église romaine se considère en effet comme seule détentrice légitime de la catholicité (c'est-à-dire de l'universalité) sans pour autant reconnaître que sa foi ne serait pas orthodoxe, il en est de même de l'Eglise Orthodoxe qui se considère comme seule détentrice légitime de la catholicité. Cette distinction dans les esprits ne viendra que beaucoup plus tard et tous les délégués aux quatre premiers conciles œcuméniques sont généralement d'accord entre eux que ce soit de façon spontanée ou sous la pression du pouvoir impérial. Quelques-uns qui ne suivent pas la ligne majoritaire seront à l'origine des Églises dites pré-chalcédonniennes, dont les plus notables sont les Églises nestoriennes et monophysites. À l'origine, les divergences ne sont pas doctrinales mais plutôt l'effet des questions de préséance entre l'ensemble des patriarches d'Orient et d'Occident. En effet, un canon du premier concile de Nicée prévoit que soient nommés papes les métropolites d'Alexandrie, d'Antioche et de Rome. Ce titre est attesté la première fois pour le métropolite d'Alexandrie, du vivant même de l'apôtre Pierre martyrisé sous le règne de l'empereur Galère. Cependant, le métropolite de Constantinople prend de l'importance à mesure que s'affirme le pouvoir de l'empereur, tandis que le pape se prévaut, en tant que successeur de Pierre, de la première place parmi les apôtres que Jésus a assignée à Pierre selon les Évangiles : il réclame primauté et autorité sur ses collègues à partir de la toute fin du IVe siècle. Une grande majorité de catholiques reconnaissent l'autorité du pape et de l'Église catholique apostolique et romaine, à laquelle le catholicisme est souvent identifié. Il existe cependant quelques branches du catholicisme qui ne reconnaissent plus cette autorité après s'en être éloignées pour diverses causes. La question du « Filioque » (un ajout officialisé à l'époque de Charlemagne au symbole de Nicée-Constantinople) matérialise une série de ressentiments entre les christianismes orientaux et occidental ; il aboutit au Grand Schisme d'Occident en 1054.

Ressources bibliographiques


- Max Heindel, Franc-Maçonnerie et Catholicisme, ISBN 2-902450-17-6 [http://www.rosicrucian.com/foreign/fmc/fmcfre01.htm www]

Voir aussi

Liens génériques


- Église catholique romaine, Christianisme, Jésus-Christ, Bible, protestantisme, orthodoxie, Laïcité, L'Église catholique et les femmes
- [http://www.editionscle.com/ La Bible on-line]
- [http://www.trincoll.edu/depts/csrpl/IndexArchive/topicscatholics.htm The Leonard E. Greenberg Center for the Study of Religion in Public Life]

Liens spécifiques


- concile, pape, liste des papes, encycliques, convention d'Utrecht, syndicalisme chrétien, Inquisition, croisade,
- Saints par ordre alphabétique et Saints bretons,
- Liste des provinces ecclésiastiques catholiques

Liens externes


- [http://www.vatican.va/ Site officiel du Vatican]
- [http://www.catholiens.org/ Les Catholiens], répertoire des sites catholiques sur la Toile
- [http://religions.free.fr/0100_statistique_relate/0101_statistiques.html statistiques]
- [http://www.cef.fr/ L'église catholique en France]
- [http://catho.org/ Bibliothèque catholique en ligne (12000 pages): Bibles, Pères de l'Eglise, Conciles, Magistère]
- [http://v.i.v.free.fr/pvkto/index.html/ Point de Vue Catholique]
- [http://catechisme.free.fr/index.html Deux catéchismes en ligne]
- [http://www.onelittleangel.com/sagesse/religion/catholicisme.asp citations] de saints, théologiens, poètes et philosophes, notamment catholique.
- [http://www.catholique.org/ Catholique.org - Portail catholique francophone]
- [http://fr.wikikto.org/index.php/Accueil Wikikto : encyclopédie catholique gratuite]
- [http://enfant-prodigue.forumactif.com Forum Enfant Prodigue]
-
ja:カトリック教会

François Ier de France

François I (1494 - 1547), est sacré roi de France en 1515 dans la cathédrale de Reims, et règne jusqu'à sa mort en 1547.

Biographie

Jeunesse

François I appartient à la branche de Valois-Angoulême de la dynastie capétienne. Il est né le 12 septembre 1494 à Cognac (Charente). Il est le fils de Charles d'Angoulême (1459 - 1 janvier 1496) et de Louise de Savoie (11 septembre 1476 - 22 septembre 1531). François I est considéré comme le premier monarque de la période de la Renaissance française. Son règne permit un développement important des arts en France. Quand le jeune François accède au trône en 1515 il véhicule l'image d'un roi humaniste. Alors que ses deux prédécesseurs, Charles VIII et Louis XII, ont consacré beaucoup de temps à l'Italie ils n'ont pas saisi le mouvement artistique et culturel qui s'y développait. Ils plantèrent néanmoins le décor qui permit ultérieurement l'épanouissement de la Renaissance en France. Le contact entre les cultures italienne et française pendant la longue période des campagnes d'Italie, introduisent de nouvelles idées en France au moment où François reçoit son éducation. Nombre de ses précepteurs, notamment Desmoulins, son professeur de latin, et Christophe de Longeuil inculquèrent au jeune François un enseignement très inspiré de la pensée italienne. La mère de François, aussi, s'intéressait de près à l'art de la Renaissance et transmit cette passion à son fils. On ne peut pas affirmer que François reçut une éducation humaniste ; en revanche il reçoit une éducation qui le sensibilise, plus que tout autre de ses prédécesseurs, à ce mouvement intellectuel.

Un prince de la Renaissance

humaniste À l'époque où François I accède au trône, les idées de la Renaissance italienne se sont diffusées en France et le roi contribue à cette diffusion. Il commande de nombreux travaux à des artistes. Il fait venir en France les plus grands artistes du moment. Plusieurs travaillent pour lui, dont les plus grands comme Andrea del Sarto et Léonard de Vinci. François Ier manifesta une véritable affection pour le vieil homme qu’il appelait « mon père », il lui confia diverses missions comme l’organisation des fêtes de la Cour à Amboise, la création de costumes ainsi que l’étude de divers projets. Léonard restera en France jusqu'à sa mort, dans les bras du roi selon la légende. On peut citer aussi l'orfèvre Cellini, et les peintres Rosso et Primaticcio, chargés de nombreux travaux dans les différents châteaux de la couronne. François emploie de nombreux agents chargés de rapatrier en France les œuvres de maîtres italiens comme Michel-Ange, Titien et Raphaël. C'est pendant le règne de François I que la collection d'œuvres d'art des rois de France, aujourd'hui exposée au Louvre, commence réellement. François I était aussi connu comme homme de lettres. Il s'attache à agrandir la bibliothèque royale. Il nomme l'humaniste Guillaume Budé intendant de la bibliothèque et le charge d'accroître la collection. Pour faciliter la diffusion du savoir il ouvre l'accès à sa bibliothèque. François I est un bâtisseur acharné et dépense sans compter dans la construction de nouveaux bâtiments. Il poursuit le travail de ses prédécesseurs au château d'Amboise et restaure le château de Blois. Au début de son règne il entame la construction du château de Chambord, fortement influencé par la renaissance italienne et la participation de Léonard de Vinci à l'élaboration des plans. François reconstruit le Louvre, transformant la sombre forteresse médiévale dans un style Renaissance. François I finance la construction d'un nouvel Hôtel de Ville pour Paris dans le but d'influencer les choix architecturaux. Il construit le château de Madrid et reconstruit le château de Saint-Germain-en-Laye. Le plus grand des projets de François I est l'agrandissement du château de Fontainebleau, qui devient rapidement son lieu de résidence favori. Chacun des ambitieux projets royaux sont somptueusement décorés tant extérieurement qu'intérieurement.

Politique exterieure

Sur le plan militaire et politique le règne de François I est moins brillant ; il échoue à l'élection au titre d'empereur du Saint Empire romain germanique, et poursuit les guerres d'Italie. Sa défaite la plus terrible est celle de la bataille de Pavie où il est capturé par Charles Quint à cause de l'action du gentilhomme italien, César Hercolani de Forlì, qui fut nommé "le vainqueur de Pavia". François I est retenu prisonnier à Madrid et est contraint de faire des concessions importantes en vue d'être libéré contre l'emprisonnement du Dauphin et de son frère Henri (futur Henri II). Cependant à son retour en France, François prétexte que son accord fut obtenu sous la contrainte et le rejette. Les enfants royaux après une dure détention sont libérés contre une somme d'argent importante. Le roi en 1524 aide les marchands de Lyon et surtout Jehan Ango, l'armateur dieppois, à financer l'expédition de Giovanni da Verrazano en Amérique du Nord; lors de cette expédition, Verrazano découvre Terre-Neuve pour le compte du roi de France. En 1534, il envoie Jacques Cartier explorer le fleuve Saint-Laurent au Québec pour découvrir « certaines îles et pays où l'on dit qu'il se doit trouver grande quantité d'or et autres riches choses ». Dans son château de Villers-Cotterêts dans l'Aisne, en 1539, François signe l'édit royal qui fait du français la langue officielle de l'administration en lieu et place du latin. Le même document impose aux prêtres d'enregistrer les naissances et de tenir à jour un registre, c'est le début officiel de l'état civil en France. François I s'allie avec les Ottomans pour combattre son ennemi Charles Quint. Aucun traité ne fut signé entre la France et ces 'infidèles', mais une coopération étroite permit aux deux puissances de combattre efficacement la flotte espagnole en Méditerranée.

Politique intérieure

Alors que le roi érige en France de fabuleux châteaux, il déséquilibre sérieusement le budget du royaume. À la fin de son règne Louis XII s'inquiétait d'un François très dispendieux. Le beau-père du roi avait laissé une France en bonne santé économique avec une monarchie au pouvoir renforcée sur le pouvoir des féodaux. François I continue de renforcer l'emprise de la couronne sur le pays mais dans le même temps il détériore la situation économique de la nation. Les constructions se révèlent être un gouffre financier alors que l'effort de guerre contre les Habsbourg mobilise des sommes énormes. Pour faire face le roi augmente les taxes : la taille, impôt payé par les paysans, est plus que doublée, et la gabelle, l'impôt sur le sel, est triplée. François I utilise aussi de nouveaux moyens pour lever des fonds. Il se sépare de pierres précieuses appartenant à la couronne et aliène des territoires royaux qui lui ramènent les fonds nécessaires pour financer sa politique. Le roi innove en vendant les charges et offices pour obtenir des liquidités. Bien qu'il n'abuse pas de ce dernier moyen, c'est certainement le début d'un phénomène qui ira en s'amplifiant et qui affaiblira plus tard l'administration du pays malgré un pouvoir de plus en plus centralisé et efficace. Le bilan de François I est mitigé. Il fut à l'origine d'une avancée culturelle indéniable pour la France au détriment de la santé économique du pays. François meurt le 31 mars 1547 au Château de Rambouillet et est enterré avec sa femme, Claude de France, duchesse de Bretagne, à la basilique Saint-Denis. Son fils Henri II lui succède.

Mariages


- Le 18 mai 1514 il épouse (1) Claude de France (13 octobre 1499 - 20 juillet 1524), la fille du roi Louis XII et d'Anne de Bretagne.
- Le 7 août 1530, il épouse (2) Éléonore de Habsbourg (1498-1558)fille de Philippe 1er le Beau roi d'Espagne.

Descendance (1)

:# Louise (1515 - 1517) :# Charlotte (1516 - 1524) :# François (28 février 1518 - 10 août 1536) 1er Dauphin. :# Henri II (31 mars 1519 - 10 juillet 1559) :# Madeleine (10 août 1520 - 2 juillet 1537). Elle épouse Jacques V roi d'Ecosse (1512-1542). :# Charles (22 janvier 1522 - 9 septembre 1545) :# Marguerite (5 juin 1523 - 14 septembre 1574).Elle épouse en 1559 Emmanuel-Philibert (1528-1580) duc de Savoie. Emmanuel-Philibert

Emblème

La salamandre, emblème de François I, symbolise le pouvoir sur le feu, donc sur les hommes et sur le monde. La devise Nutrisco & extinguo (« Je m'en nourris et je l'éteins »), qui accompagne parfois cet emblème, prend tout son sens lorsqu'on se réfère au pouvoir sur le feu. On la retrouve sur énormément de plafonds et de murs du château de Chambord et sur les armes de la ville du Havre.

Toponymie


- La ville de Vitry-le-François conserve le souvenir de François Ier, qui la fit rebâtir, dans son nom.

Bibliographie


- Knecht, Robert Jean, Hersant, Patrick, Un prince de la Renaissance : François Ier et son royaume, 1998
- Jacquart , Jean, François Ier, 1994

Cinéma

François fut joué la première fois dans un film de Georges Méliès par un acteur inconnu en 1907, et a aussi été joué par Claude Garry (1910), Aimé Simon-Girard (1937), Sacha Guitry (1937), Gérard Oury (1953), Jean Marais (1955), Pedro Armendáriz (1956), Claude Titre (1962) et Bernard Pierre Donnadieu (1990).

Liens externes


- http://www.chateaudefontainebleau.net François 01 de France François 01 de France François 01 de France François 01 de France François 01 de France François 01 de France François 01 de France ja:フランソワ1世 (フランス王) simple:Francis I of France

Henri II de France

Henri II, (Saint-Germain-en-Laye, 31 mars 1519 - 10 juillet 1559), deuxième fils de François Ier et de Claude de France fut reconnu duc de Bretagne en 1536 (sans couronnement), puis couronné roi de France en 1547 à Reims. Il fut gardé en otage à la cour d’Espagne de 1526 à 1530 en compagnie de son frère aîné François, dauphin et duc de Bretagne. À la mort de celui-ci en 1536, il lui succède dans ces deux titres mais ne gouverna pas la Bretagne dont son père garda l'usufruit. Il épousa en 1533 Catherine de Médicis, mais son cœur resta voué à sa maîtresse Diane de Poitiers. Leur liaison devint officielle en 1536. Il subit indéniablement son influence ainsi que, dans un autre ordre, celle d’Anne de Montmorency, le connétable. Il négocie le rachat de Boulogne avec les Anglais en 1550. Avec le Traité de Chambord en 1552, il allie la France aux princes protestants d’Allemagne face à Charles Quint. En 1552, il occupa les Trois-Évêchés dont le rattachement définitif à la France ne devait être reconnu qu'en 1648 par les Traités de Westphalie. Ses armées reprennent aux Anglais en 1558 la ville de Calais, leur dernière possession en territoire français. Il connut moins de succès à la fin de son court règne. Il est battu en Italie et subit des défaites aux Pays-Bas face aux Espagnols, il doit accepter le Traité de Cateau-Cambrésis en 1559, renonçant définitivement aux possessions italiennes. Il mourut en 1559 dans d'atroces souffrances, à la suite d'une blessure provoquée par un coup de lance reçu dans l'œil au cours d'un tournoi contre Gabriel de Montgommery célébrant le mariage de sa fille Elisabeth avec Philippe II d'Espagne. Il fut entouré des soins des médecins et chirurgiens royaux dont Ambroise Paré qui fut autorisé à reproduire la blessure sur des condamnés, afin de mieux la soigner, mais sans succès, et de Vésale, envoyé de Bruxelles par Charles Quint. Son fils aîné François II lui succéda. Son règne, souvent considéré fade comme sa personnalité, vit néanmoins la défaite de Charles Quint, contre qui son père François Ier avait combattu sans succès. Il est aussi annonciateur des Guerres de religion à venir. Il eut avec Catherine de Médicis dix enfants dont trois morts en bas âge :
- François (1544-1560), roi de France de 1559 à 1560
- Élisabeth (1546-1568), épouse Philippe II d'Espagne (1559)
- Claude (1547-1575), épouse en 1559 Charles III de Lorraine
- Louis (1549-1550), duc d'Orléans
- Charles (1550-1574), roi de France de 1560 à 1574
- Henri (1551-1589), roi de France de 1574 à 1589
- Marguerite (1553-1615), épouse Henri IV de France en 1572
- François (1555-1584), duc d'Alençon puis d'Anjou
- Victoire et Jeanne (1556) Henri 02 de France Henri 02 de France Henri 02 de France Henri 02 de France Henri 02 de France Catégorie:Mort accidentelle Henri 02 de France Henri 02 de France ja:アンリ2世 (フランス王)

1559

Catégorie:1559
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---- Cette page concerne l'année 1559 du calendrier julien.

Événements


- 15 janvier : Couronnement de la Reine Élisabeth Ire d'Angleterre, reine jusqu'en 1603
- 3 avril : Traité de Cateau-Cambrésis, la France, la Savoie et l'Espagne signe la paix. La France perd ses possessions italiennes mais récupère Calais.
- Début du pontificat de Pie IV (fin en 1565).
- 10 juin : Henri II se rend au parlement de Paris pour un lit de justice, afin de remettre aux pas les magistrats complaisants avec les Réformés. Six magistrats, dont Anne du Bourg, sont arrêtés à l'issue de leurs interventions.
- 30 juin : Tournoi pendant la fête des noces de la sœur du roi, Marguerite de France avec le duc Emmanuel-Philibert de Savoie, et de la princesse Élisabeth avec Philippe II d'Espagne. Le roi Henri II de France est blessé à l'œil par Gabriel de Montgomery.
- 10 juillet : Mort d'Henri II.
- Début du règne de François II, roi de France (fin en 1560).
- L'office de la monnaie à Augsbourg en Allemagne tente de bâtir une unité monétaire.
- Le pape Paul IV, par l'Index, interdit les écrits hostiles à l'Église.
- Le prédicateur calviniste John Knox retourne en Écosse pour conduire la lutte protestante.
- 23 décembre : Exécution d'Anne du Bourg en Place de Grève.

Naissances en 1559


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Décès en 1559


- 10 juillet : Henri II, roi de France, début à 15 ans, du règne de son fils François II.
- 18 août : Paul IV (Gian Pietro Carafa), 223e pape de l'Église catholique. (° 28 juin 1476). ko:1559년 simple:1559

François II de France

] François II (Fontainebleau,le 19 janvier 1544 - Orléans, le 5 décembre 1560), roi de France de 1559 à 1560. François II est le fils aîné d'Henri II, roi de France et de Catherine de Médicis. Fiancé dès l’âge de cinq ans à Marie Stuart, reine d'Écosse et petite-fille de Claude de Lorraine 1 duc de Guise, il l'épouse en 1558 et devient roi d'Écosse. Il succède à l'âge de 15 ans à son père Henri II, mort accidentellement, le 10 juillet 1559. Il est alors dans sa seizième année, et par conséquent, il a la majorité pour régner. Mais étant fragile tant physiquement que psychologiquement, il est sous l'emprise de sa femme et des oncles de celle-ci, les Guise, partisans d'une politique répressive vis-à-vis des protestants. François leurs abandonne tout le pouvoir. Les deux aînés de cette famille ont en main toute la puissance : François Ier de Lorraine de Guise, 2 duc de Guise règne sur l'armée, et Charles de Guise, cardinal de Lorraine dispose des finances et des affaires de l'Église. Le 21 septembre 1559, il est sacré à Reims par Charles de Guise, Les princes du sang, Antoine de Bourbon, roi de Navarre, et son frère Louis Ier de Bourbon, prince de Condé, voient avec une profonde jalousie un trône, qu'ils regardent comme leur héritage, occupé par d'ambitieux étrangers. Le règne de François II est marqué par les troubles religieux. Les catholiques (avec à leur tête les Guise) et de l'autre côté les protestants (dirigés par Antoine de Bourbon, les Condé et François de Coligny) réunissent des armées en vue d'une guerre ouverte. En mars 1560, les chefs protestants avec à leur tête La Renaudie organisent la conjuration d’Amboise pour enlever le jeune roi afin de le soustraire à l'influence des Guise et placer au pouvoir le prince Louis de Condé. Mais ceux-ci furent trahis par l'un d'entre-eux, Pierre des Avenelles, et les principaux chefs furent piégés et exécutés (à l'exception du prince de Condé). Après seulement quelques mois de règne, François II meurt le 5 décembre 1560 d'une otite devenue un abcès. La trépanation fut envisagée par Ambroise Paré. N'ayant pas eu d'enfant, son frère Charles, âgé de 10 ans, lui succède. Marie Stuart retourne en Écosse. François 02 de France François 02 de France François 02 de France François 02 de France François 02 de France François 02 de France François 02 de France ja:フランソワ2世 (フランス王)

Charles IX de France

Charles IX de France, né Charles-Maximilien de France, né le 27 juin 1550 au château royal de Saint-Germain-en-Laye, mort le 30 mai 1574 au château de Vincennes, fut roi de France de 1560 à 1574, quatrième roi du rameau dit de Valois-Angoulême de la branche dite de Valois de la dynastie capétienne. Il était le 3 fils et 5 des 10 enfants d'Henri II (1519-1559), roi de France (1547-1559) et de Catherine de Médicis (1519-1589). Il succéda à son frère aîné François II, disparu prématurément après moins d'un an et demi de règne. Âgé de 10 ans lors de son accession au trône, il resta sous la régence puis, jusqu'à sa mort, sous l'influence de sa mère Catherine de Médicis. Il fut sacré roi de France en 1561 en la cathédrale de Reims. Il épousa en 1570 Élisabeth d'Autriche (1554-1592), fille de Maximilien II (1527-1576), empereur romain germanique, et de Marie d'Autriche (1528-1603), infante d'Espagne. De cette union est issue une fille morte jeune, Marie-Élisabeth de France (1572-1578). Marie d'Autriche Par ailleurs, Charles IX a entretenu une liaison avec Marie Touchet (1549-1638), dame de Belleville, laquelle lui a donné un bâtard, Charles de Valois ou Charles d'Angoulême (1573-1650), titré comte d'Auvergne (1589-1619) puis duc d'Angoulême (1619-). En août 1572, quelques jours après le mariage de Henri de Navarre avec la sœur de Charles IX, Marguerite la reine Margot, eu lieu un attentat contre l'un des chefs du parti des huguenots, Gaspard de Coligny. Craignant un soulèvement, et après avoir écouté les conseils de sa mère Catherine de Médicis, Charles IX décida l'élimination des chefs protestants, à l'exception des princes du sang, Henri de Navarre (futur Henri IV) et le prince de Condé. Cette décision déclencha le massacre de la Saint-Barthélemy. La santé physique et mentale du Roi a toujours été très faible. Après ces dramatiques évènements, elle décline peu à peu. Un complot est fomenté contre lui et sa mère pour faire monter son frère François d'Alençon sur le trône. Déjoués par Catherine de Médicis, ces tumultes finissent d'affaiblir le Roi qui se réfugie au château de Vincennes, où il s'alite. La fièvre ne le quitte plus, sa respiration se fait difficile. Repris de saignements, et sentant sa fin proche, il aurait demandé à sa vieille nourrice huguenote : "Nourrice, que de sang autour de moi ! N'est-ce pas celui que j'ai répandu ?" Il meurt le 30 mai 1574. Dès le lendemain, Ambroise Paré procède à une autopsie, et confirme que le roi est mort d'une pleurésie faisant suite à une pneumonie tuberculeuse.

Liens externes :


- [http://www.renaissance-amboise.com/dossier_renaissance/ses_personnages/Charles_IX/charles_IX.php Charles IX 1550 - 1574] Charles 09 catégorie:Histoire moderne Charles France 09 Charles 09 Charles 09 ja:シャルル9世 (フランス王)

Maison de Guise

Catégorie:Guerres de religion Catégorie:Histoire de France Catégorie:Noblesse française
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La famille des ducs de Guise est une branche cadette de la maison de Lorraine. Elle fut particulièrement impliquée dans les guerres de religion, prenant la tête du parti ultra-catholique et de la Sainte Ligue. Leurs ambitions constituant une menace pour le pouvoir royal, Henri III les combattit et fit assassiner Henri I dit le Balafré.

Généalogie

René II de Lorraine (Angers 2/5/1451 - Fains 10/12/1508) x Philippine de Guelders (9/11/1467 – 26/2/1547) │ ├─ Antoine le Bon, duc de Lorraine (Bar-le-Duc 4/6/1489 - Bar-le-Duc 14/6/1544) │ (suite de la maison de Lorraine) │ ├─ Claude de Lorraine (Condé 20/10/1496 - Joinville 12/4/1550), 1 duc de Guise │ x Antoinette de Bourbon-Vendôme (25/12/1493 – 22/1/1583) │ │ │ ├─ François I de Guise, (1519-1563), 2 duc de Guise │ │ x Anna d'Este (16/11/1531 – 15/5/1607) │ │ │ │ │ ├─ Henri I de Guise (31/12/1550 – Blois 23/12/1588), 3 duc de Guise │ │ │ x Catherine de Nevers (1548 - Paris 11/5/1633) │ │ │ │ │ │ │ ├─ Charles Ier de Guise (Joinville 20/8/1571 – Siène 30/9/1640), 4 duc de Guise │ │ │ │ x Henriette Catherine de Joyeuse (8/1/1585 - Paris 25/2/1656) │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─ François (3/4/1612 - Florence 7/12/1639), prince de Joinville │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─ Henri II (Paris 4/4/1614 - Paris 2/6/1664), archevêque de Reims et │ │ │ │ │ 5 duc de Guise │ │ │ │ │ x (séparé) Anne Marie de Gonzague (Paris 1616 - 6/7/1684 │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─ Charles Louis (15/7/1618 - Florence 15/3/1637), duc de Joyeuse │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─ Louis (11/1/1622 - Paris 27/9/1664), duc de Joyeuse et d'Angoulème │ │ │ │ │ x Françoise d'Angoulème (27/5/1631 – 14/5/1696) │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ └─ Louis Joseph (7/8/1650 - Paris 30/7/1671), 6 duc de Guise et duc de Joyeuse │ │ │ │ │ x Elizabeth d'Orléans (Paris 26/12/1646 - Versailles 17/3/1696) │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ └─ François Joseph de Guise (Paris 28/8/1670 - Paris 16/3/1675), │ │ │ │ │ 7 duc de Guise et duc de Joyeuse │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─ Roger (21/3/1624 - Cambrai 6/9/1653), chevalier de Malte │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─ Marie (5/8/1615 - Paris 3/3/1688), duchesse de Guise et princesse de Joinville │ │ │ │ │ │ │ │ │ └─ Françoise Renée (10/1/1621 - Montmartre 4/12/1682), abbesse de Montmartre │ │ │ │ │ │ │ ├─ Henri (Paris 30/6/1572 - 13/8/1574) │ │ │ │ │ │ │ ├─ Louis III de Guise, (22/1/1575 - Saintes 21/6/1621), 4 cardinal de Guise et │ │ │ │ archevêque de Reims │ │ │ │ x (illégitime) Charlotte des Essarts, Mademoiselle de La Haye (1580-1651) │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─ Charles Louis de Lorraine (? - Auteuil 12/7/1668), évêque de Condom │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─ Achille de Lorraine (1615 - Crête 1648), prince de Guise │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─ Henri Hector de Lorraine (1620-1668) │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─ Charlotte (?-1664) abesse de St Pierre │ │ │ │ │ │ │ │ │ └─ Louise (1621 - 5/7/1652) │ │ │ │ │ │ │ ├─ Claude (5/6/1578 - Paris 24/1/1657), duc de Chevreuse et prince de Joinville │ │ │ │ x Marie de Rohan Guémené (1600-1679) │ │ │ │ │ │ │ ├─ François Alexandre (7/2/1589 - Château des Baux 1/6/1614), chevalier de Malte │ │ │ │ │ │ │ ├─ Renée (1585 - Reims 13/6/1626), abbesse de St Pierre │ │ │ │ │ │ │ ├─ Jeanne (31/7/1586 - Jouarre 8/10/1638), abbesse de Jouarre │ │ │ │ │ │ │ └─ Louise Marguerite (1588 - Château d'Eu 30/4/1631) │ │ │ x Duc François de Conti (19/8/1558 - 3/8/1614) │ │ │ │ │ ├─ Charles de Guise, duc de Mayenne (Meudon 26/3/1554 - Soissons 4/10/1611) │ │ │ x Henriette de Savoy-Villars (? - Soissons 14/11/1611) │ │ │ │ │ │ │ ├─ Henri (Dijon 20/12/1578 - Montauban 16/9/1621), duc de Mayenne et d'Aguillon │ │ │ │ │ │ │ ├─ Charles Emanuel (Grenoble 19/10/1581 - Naples 14/9/1609), comte de Sommerive │ │ │ │ │ │ │ ├─ Catherine de Lorraine (1585 - Paris 18/3/1618) │ │ │ │ x Paris 1/2/1599: Charles I de Gonzague (Paris 6/5/1580 - Mantua 21/9/1637), duc de Mantoue │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─ François (1606 - Charleville 1622), Duc de Rethel │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─ Charles II (1609 - 14/8/1631), Duc de Nevers et Rethel, Duc de Mayenne et d'Aiguillon, │ │ │ │ │ Marquis de Villars, Comte du Maine, Comte de Tende et de Sommerive │ │ │ │ │ x Marie Gonzague (29/7/1609 - 14/8/1660) │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─ Éléonore (Mantoue 18/11/1628 - Vienne 6/12/1686) │ │ │ │ │ │ x Wiener Neustadt 30/4/1651: Empereur Ferdinand III de Habsbourg │ │ │ │ │ │ (Graz 13/7/1608 - Vienne 2/4/1657) │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ └─ Charles II (Mantova 31/10/1629 - 14/8/1665), Duc de Mantoue │ │ │ │ │ x 7/11/1649: Isabelle Clara d'Autriche (12/8/1629 - 31/10/1685) │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─ Ferdinand (1610 - 25/5/1632), Duc de Mayenne et d'Aiguillon, Marquis de Villars, │ │ │ │ │ Comte du Maine, Comte de Tende, Comte de Sommerive │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─ Marie Louise de Gonzague-Nevers (Paris 18/8/1611 - Varsovie 10/5/1667) │ │ │ │ │ x (1) 10/3/1645: Ladislas IV Vasa (5/5/1595 - 10/5/1648), Roi de Pologne │ │ │ │ │ x (2) 29/5/1649: Jean II Casimir Vasa (22/5/1609 - 16/12/1672), Roi de Pologne │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─ Benedetta (1614 - Mantoue 30/9/1637) │ │ │ │ │ │ │ │ │ └─ Anne de Gonzague de Clèves (Mantoue 1616 - Paris 6/7/1684) │ │ │ │ x (1) (séparé) Henri II de Lorraine, duc de Guise (Paris 4/4/1614 - Paris 2/6/1664) │ │ │ │ x (2) Paris 24/5/1645: Édouard de Bavière de Wittelsbach (La Haye 6/10/1624 - Paris 13/3/1653), │ │ │ │ │ prince Palatin du Rhin │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─ ? (27/12/1650 - 1651) │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─ Louise Marie (Paris 23/7/1647 - Aix-la-Chapelle 11/3/1679 │ │ │ │ │ x Asnières 20/3/1671: Karl Theodor de Salm (27/7/1645 - Aix-la-Chapelle 10/11/1710) │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─ Anne Henriette Julie de Bavière (Pfalz-Simmern 13/3/1648 - Paris 23/2/1723) │ │ │ │ │ x Paris 11/12/1663: Henri Jules de Bourbon-Condé (Paris 29/7/1643 - 1/4/1709), │ │ │ │ │ premier prince du sang, duc de Guise │ │ │ │ │ (suite de la maison de Condé) │ │ │ │ │ │ │ │ │ └─ Bénédicte Henriette Philippine (Paris 14/3/1652 - Asnières 12/8/1730 │ │ │ │ x Hannovre 30/11/1668: Duc Johann Friedrich de Braunschweig-Lüneburg (25/4/1625 - 28/12/1679) │ │ │ │ │ │ │ └─ Renée (? - Rome 23/9/1638) │ │ │ x Mario II Sforza, Duc de Ognano et Segni, comte de Santa Fiora (
- 1594 +Rome 26.9.1658) │ │ │ │ │ ├─ Louis II de Guise (Dampierre 6/7/1555 - Blois 24/12/1588), 3 cardinal de Guise et │ │ │ archevêque de Reims │ │ │ x (illégitime) Aimerie de Lescheraine │ │ │ │ │ │ │ └─ Louis de Guise (14/12/1588 - Munich 4/12/1631), baron d'Ancerville, │ │ │ prince de Pfalzbourg et Lixheim, maréchal de Lorraine, comte du Boulay │ │ │ │ │ └─ Catherine, duchesse de Montpensier │ │ x Louis II (10/6/1513 – 23/9/1582), duc de Bourbon-Montpensier │ │ │ ├─ Charles de Guise (Joinville 17/2/1524 - Avignon 26/12/1574), 2 cardinal de Lorraine et │ │ 2 cardinal de Guise, archevêque de Reims, duc de Chevreuse │ │ │ ├─ Claude de Guise (Joinville 18/8/1526 - La Rochelle 3/3/1573), duc d'Aumale │ │ x Louise de Brézé (1518-1577) │ │ │ │ │ ├─ Charles I (25/1/1555 - Bruxelle 1631), duc d'Aumale │ │ │ x Marie de Lorraine-Elboeuf (21/8/15551605) │ │ │ │ │ │ │ ├─ Anne (1600 - 10/2/1638), duchesse d'Aumale │ │ │ │ x Henry I (1572-1632), duc de Savoy-Nemours │ │ │ │ │ │ │ └─ Marie │ │ │ x Ambrosio marquis de Spinola │ │ │ │ │ ├─ Claude (Chartres 13/12/1564 - Saint-Denis 3/1/1591) │ │ │ │ │ ├─ Catherine Romula (Saint-Germain 8/11/1550 – 25/6/1606) │ │ │ x Duc Nicolas de Lorraine-Mercouer (+1577) │ │ │ │ │ ├─ Diane (10/11/1558 - Ligny 25/6/1586) │ │ │ x Comte François de Luxembourg-Piney (?-1638) │ │ │ │ │ ├─ Antoinette Louise (Joinville 29/9/1561 - Soissons 24/8/1643), abbesse de Soissons │ │ │ │ │ └─ Marie (10/6/1565 - 27/1/1627, Abbesse de Chelles │ │ │ ├─ Louis de Guise (Joinville 21/10/1527 - Paris 29/7/1578), 1 cardinal de Guise, │ │ archevêque de Sens │ │ │ ├─ François (Joinville 18/4/1534 – 6/3/1563), Grand Prieur de l’Ordre de Malte │ │ │ ├─ René de Guise (Joinville 14/8/1536 – 14/12/1566), duc d'Elbœuf │ │ x Louise de Rieux (1531-1570) │ │ │ │ │ ├─ Charles I (Joinville 18/10/1556 - Moulins 4/8/1605), duc d'Elboeuf │ │ │ x Marguerite de Chabot (1565 - Paris 29/9/1652) │ │ │ │ │ │ │ ├─ Charles II (5/11/1596 - Paris 5/11/1657), duc d'Elboeuf │ │ │ │ │ │ │ ├─ Henri (20/3/1601 - Royaumont 25/7/1666), comte d'Harcourt, d'Armagnac et de Brionne │ │ │ │ │ │ │ ├─ Claude Eléonore (1582 - Oiron 1/7/1654 │ │ │ │ │ │ │ ├─ Henriette (1592 - Soissons 24/1/1669), abbesse de Soissons │ │ │ │ │ │ │ └─ Françoise (1598 - Paris 9/12/1626 │ │ │ │ │ ├─ Marie de Lorraine-Elboeuf (21/8/15551605) (voir plus-haut) │ │ │ │ │ └─ René (1559-1629) │ │ │ └─ Marie de Guise (Bar-le-Duc 22/11/1515 – Edimbourg 10/6/1560), reine d'Écosse │ x Jacques V (15/4/1512 – 14/12/1542), roi d'Écosse │ │ │ ├─ James (St.Andrew's 22/5/1540 - St.Andrew's 1541), duc de Rothesay │ │ │ └─ Marie Stuart (Linlithgow 7/12/1542 - Northampton 8/2/1587) │ x (1) François II de France (19/1/1544 – 5/12/1560) │ x (2) Henry Stuart (7/12/1545 – 10/2/1567), lord Darnley │ x (3) James Hepburn ((1536-1578), comte de Bothwell et duc d'Orkney │ ├─ Jean de Lorraine, (Bar-le-Duc 9/4/1498 - Neuvy-sur-Loire 18/5/1550), 1 cardinal de Lorraine, │ archevêque de Reims, évêque de Toul, Metz et Verdun │ ├─ Louis (Bar-le-Duc 27/4/1500 - Naples 23/8/1528), comte de Vaudémont │ └─ François (Bar-le-Duc 24/6/1506 - Pavia 24/2/1525), comte de Lambesc ----

Henri Ier de Guise

Henri I de Guise dit le Balafré (né le 31 décembre 1550 - mort le 23 décembre 1588 au château de Blois), prince de Joinville, puis duc de Guise (1563) et Pair de France, comte d'Eu et pair de France Grand Maître de France. Grand Maître de France Henri de Guise était le fils aîné de François de Guise, deuxième duc de Guise, assassiné en 1563 par un gentilhomme protestant. Il fut placé sous le tutelle de son oncle Charles, cardinal de Lorraine qui se chargea de son éducation. Soucieux de son apprentissage militaire, le cardinal le poussa à voyager en Europe pour acquérir de l'expérience. Quand il revient en France, le duc de Guise, devenu adulte, s'apprête à devenir le chef de la maison de Guise en représentant l'opposition catholique face au parti protestant. C'est ainsi qu'il participe activement aux deuxième et troisième Guerres de religion, au côté d'Henri duc d'Anjou (le futur Henri III). Il s'illustre aux batailles de Jarnac (13 mars 1569) et de Moncontour (3 octobre 1569) et acquiert de la renommée sans toutefois dépasser celle duc d'Anjou. Déjà très ambitieux à vingt ans, le duc de Guise espérait épouser la princesse Marguerite de France. Cette alliance qui n'était pas du goût de la reine mère, ne se fit pas. Henri de Guise se maria donc le 4 octobre 1570 à Catherine de Clèves, comtesse d'Eu et princesse de Château-Renault, fille de François Ier, duc de Nevers. Certains soupçonnent le duc de Guise d'avoir été le commanditaire de l'assassinat de l'amiral Gaspard de Coligny, chef de file du parti protestant. Si le duc a joué un rôle dans cet assassinat, c'est du moins dans l'ombre de ses oncles, le duc d'Aumale et le cardinal de Lorraine, véritables responsables de la maison des Guise. Durant la nuit de la Saint Barthélémy, le 24 août 1572, Henri est à la tête des commandos qui doivent exécuter les principaux chefs protestants. Il aura donc le bonheur de voir mourir défenestré celui qu'il considère comme l'assassin de son père, l'amiral de Coligny. Puis Henri de Guise pourchasse les protestants logés sur la rive sud qui se sont échappés hors de Paris par une porte non gardée. Le duc de Guise n'est donc pas à Paris quand commence le massacre de la Saint-Barthélemy. Il n'y revient que le lendemain, bredouille dans sa course contre Montgommery qui s'était échappé. Montgommery Par la suite, le duc de Guise continue d'être le pilier du catholicisme intransigeant. A la suite d'une blessure au visage reçue lors de la bataille de Dormans (10 octobre 1575), il fut surnommé le Balafré (comme son père). Après la paix de Beaulieu, il soutient la Sainte Ligue - dont il devint le chef -, et s'oppose aux protestants. A ce titre, il signa le traité de Joinville avec le roi Philippe II d'Espagne en 1582, en vertu duquel ce dernier apportait son soutient financier à la ligue. Il fut l'un des promoteurs du traité de Nemours (7 juillet 1585) par lequel Henri III révoqua l'édit de pacification et relanca la guerre contre les protestants. Lors de la huitième guerre de religion, à la tête des troupes catholiques, il vainquît successivement les protestants à Vimory (26 octobre 1587) puis à Auneau (24 novembre 1587). Revenu à Paris le 9 mai 1588 malgré l'interdiction formelle du roi, il prit une part très active dans la Journée des Barricades (12 mai 1588) à la suite de laquelle, fort de son succès, il contraint Henri III à signer l'édit d'Union (15 juillet 1588) par lequel il devenait lieutenant général des armées du royaume. Le 23 décembre 1588, à l'occasion de la réunion des États généraux au château de Blois, il fut assassiné sur l'ordre d'Henri III, dans la propre chambre de ce dernier, par des membres des « Quarantes-cinq », la garde personelle du roi. Son corps fut brûlé dans une des salles du château et ses cendres jetées dans la Loire. Le même jour, son fils Charles fut arrêté. Son frère Louis, cardinal de Lorraine, représentant du clergé aux États généraux, fut assassiné le lendemain.

Voir aussi

Liens internes

Liste des seigneurs puis princes de Joinville Guise, Henri 01 de Guise, Henri 01 de Guise, Henri 01 de Guise, Henri 01 de Henri 01 de Guise Guise, Henri 01 de Guise, Henri 01 de Guise, Henri 01 de

Maison de Condé

La maison de Condé est une branche de la maison de Bourbon, issue de Louis Ier de Bourbon, prince de Condé, cinquième fils de Charles IV de Bourbon. Il était le frère d'Antoine de Bourbon, roi consort de Navarre et père du futur Henri IV. Le prince de Condé porta jusqu'en 1709 le titre de premier prince du sang. Il était appelé « Monsieur le Prince ». Le fils aîné, titré « duc d'Enghien », était appelé « Monsieur le Duc ». À partir de 1709, le titre de « Monsieur le Prince » passa à la maison d'Orléans, et le prince de Condé dut se contenter de « Monsieur le Duc ». # Louis I de Bourbon, prince de Condé (15301569) # Henri I de Bourbon, prince de Condé (15521588) # Henri II de Bourbon, prince de Condé (15881646) # Louis II de Bourbon, prince de Condé (16211686), dit « le Grand Condé » # Henri Jules de Bourbon, prince de Condé (16431709) # Louis III de Bourbon, prince de Condé (16681710) # Louis Henri de Bourbon, prince de Condé (16921740) # Louis Joseph de Bourbon, prince de Condé (17361818) # Louis Henri Joseph de Bourbon, prince de Condé (17561830) La branche s'éteignit en 1830, à la mort de Louis Henri Joseph, son fils unique, Louis Antoine Henri de Bourbon, duc d'Enghien, ayant été exécuté de façon sommaire le 21 mars 1804 sur ordre de Napoléon I. Napoléon I La maison de Condé donna naissance à la branche cadette de Conti, issue d'Armand, prince de Conti, frère du Grand Condé. # Armand de Bourbon, prince de Conti (16291666) # Louis Armand de Bourbon, prince de Conti (1661-1685) # François Louis de Bourbon, prince de Conti (16641709) # Louis Armand de Bourbon, prince de Conti (1695-1727) # Louis François de Bourbon, prince de Conti (17171776) # Louis François Joseph de Bourbon, prince de Conti (1734-1814)

Généalogie

Charles IV de Bourbon (1489-1537), duc de Bourbon et de Vendôme │ ├─>Antoine de Bourbon (1518-1562) │ └─>Louis Ier (1530-1569), prince de Condé, comte de Roucy et de Soissons, duc d'Enghien, marquis de Conti X 1) 1551 Eléonore de Roye, comtesse de Roucy, dame de Conti (1535- 1564) X 2) 1565 Eléonore d’Orléans-Rothelin (1549-1601) │ ├1>Henri I (1552-1588), prince de Condé, etc │ X 1) 1572 Marie de Clèves, comtesse de Beaufort (1553-1574) │ X 2) 1586 Charlotte de la Trémoille (1568-1629) │ │ │ ├1>Catherine (1575-1595), marquise des Isles │ │ │ ├2>Eléonore (1587-1619) │ │ X 1606 Philippe Guillaume d’Orange-Nassau (+1618) │ │ │ └2>Henri II (1588-1646), prince de Condé │ │ X 1609 Charlotte Marguerite de Montmorency (1594-1650) │ │ │ │ │ ├─>un fils (1617- 1617) │ │ │ │ │ ├─>deux fils jumeaux (1618-1618) │ │ │ │ │ ├─>Anne Geneviève (1619-1679) │ │ │ X 1642 Henri II (1595-1663), duc de Longueville │ │ │ │ │ ├─>Louis II (1621-1686), prince de Condé, duc de Bourbon │ │ │ X 1641 Claire Clémence de Maillé (1628-1694), duchesse de Fronsac │ │ │ │ │ │ │ ├─>Henri III Jules (1643-1709), prince de Condé, duc de Bourbon │ │ │ │ X 1663 Anna Henriette Julie (1648-1723), princesse palatine │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─>Marie Thérèse (1666-1732) │ │ │ │ │ X 1688 François Louis de Conti (1664 +1709) │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─>Henri (1667-1670), duc de Bourbon │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─>Louis III (1668-1710), prince de Condé, duc de Bourbon │ │ │ │ │ X 1685 Louise Françoise (1673-1743), mademoiselle de Nantes, fille légitimée de Louis XIV │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─>Marie Anne Gabrielle Eléonore (1690-1760), abbesse de Maubuisson │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─>Louis IV Henri (1692-1740), prince de Condé, duc de Bourbon │ │ │ │ │ │ X 1) 1713 Marie Anne de Bourbon-Conti (1689-1720) │ │ │ │ │ │ X 2) 1728 Caroline de Hesse-Rheinfels-Rotenburg (1714-1741) │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├2>Louis V Joseph (1736-1818), prince de Condé, duc de Bourbon │ │ │ │ │ │ │ X 1) 1753 Charlotte de Rohan-Soubise (1737-1760) │ │ │ │ │ │ │ X 2) 1798 Maria Catherine de Brignolles (1737-1813) │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├1>Marie (1755-1759), mademoiselle de Bourbon │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├1>Louis VI Henri Joseph (1756-1830), prince de Condé, duc de Bourbon │ │ │ │ │ │ │ │ X 1770 Bathilde d'Orléans (1750-1822) │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ └─>Louis Antoine Henri, duc d'Enghien (1772-1804) │ │ │ │ │ │ │ │ │ X 1804 Charlotte de Rohan-Rochefort (1767-1841) │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├i>Adélaïde (1780-1874), bâtarde de Bourbon │ │ │ │ │ │ │ │ │ X 1) 1803 Patrice Bernard de Montessus, comte de Rully (+1831) │ │ │ │ │ │ │ │ │ X 2) 1833 Guy de Chaumont, comte de Quitry (+1851) │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ └i>Louise (1782-ap.1795), bâtarde de Bourbon │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ └1>Louise Adélaïde (1758-1824), abbesse de Remiremont │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ └i>une fille, dite Madame de Saint-Romain, nonne après 1806 │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ └i>Henriette de Bourbon (1725-1780), mademoiselle de Verneuil │ │ │ │ │ │ X 1740 Jean, comte de Laguiche (1719-1770) │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─>Louise Elisabeth (1693- 1775) │ │ │ │ │ │ X 1713 Louis Armand II de Conti │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─>Louise Anne (1695-1758), mademoiselle de Sens │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─>Marie Anne, mademoiselle de Clermont (1697-1741) │ │ │ │ │ │ X 1719 Louis de Melun (1694-1724), duc de Joyeuse │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─>Charles, comte de Charolais (1700-1760) │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├i>Marguerite Marie (1752-ap.1830) │ │ │ │ │ │ │ X 1) 1769 Denis Nicolas (+1777), comte du Puget │ │ │ │ │ │ │ X 2) Lewis Toujard, colonel │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├i>Charlotte Marguerite Elisabeth (1754-1839), demoiselle de Bourbon │ │ │ │ │ │ │ X 1772 Franz Xavier Joseph comte de Danneskiold-Samsoe (1742-1808) │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ └i>un fils (1756-jeune) │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─>Henriette Louise (1703-1772), mademoiselle de Vermandois │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─>Elisabeth Alexandrine (1705-1765), mademoiselle de Gex │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ └─>Louis (1709-1771), comte de Clermont-en-Argonne, et abbé │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├i>un fils (1766-1800), abbé de Vendôme │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ └i>une fille, née en 1768 │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ └i>Louise Charlotte (1700-1754), mademoiselle de Dampierre │ │ │ │ │ X 1726 Nicolas de Changy, comte de Roussillon │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─>Anne (1670-1675) │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─>Henri, comte de Clermont-en-Argonne (1672-1675) │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─>Louis Henri (1673-1677), comte de la Marche et de Clermont │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─>Anne Louise (1675-1700) │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─>Anne Louise Bénédicte (1676-1753) │ │ │ │ │ X 1692 Louis Auguste, duc de Maine (1670-1736) │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─>Marie Anne (1678-1718) │ │ │ │ │ X 1710 Louis-Joseph de Vendôme (1654-1712) │ │ │ │ │ │ │ │ │ └─>une fille (1679-1680) │ │ │ │ │ │ │ │ │ └i>Julie (1668-1710) mademoiselle de Chateaubriant │ │ │ │ X Armand de Lesparre, Marquis de Lassay │ │ │ │ │ │ │ ├─>Louis (1652-1653), duc de Bourbon │ │ │ │ │ │ │ ├─>une fille (1657-1660) │ │ │ │ │ │ │ └─>Louis (1658-1658) │ │ │ │ │ └─>Armand (1629-1666), prince de Conti │ │ X 1654 Anna Maria Martinozzi (1637-1672) , nièce de Mazarin │ │ │ │ │ ├─>Louis (1658-1658) │ │ │ │ │ ├─>Louis Armand Ier (1661-1685), prince de Conti │ │ │ X 1680 Marie Anne (1666- 1739), mademoiselle de Blois, fille légitimée de Louis XIV │ │ │ │ │ └─>François Louis (1664-1709), prince de Conti, dit "le Grand Conti" │ │ X 1688 Marie Thérèse de Condé (1666-1732) │ │ │ │ │ ├─>Marie Anne (1689-1720), mademoiselle de Conti │ │ │ X 1713 Louis IV Henri (1692-1740), prince de Condé │ │ │ │ │ ├─>un fils (1693-1693) │ │ │ │ │ ├─>un fils (1694-1698), prince de la Roche-sur-Yon │ │ │ │ │ ├─>Louis Armand II (1695-1727), prince de Conti, duc de Mercoeur │ │ │ X 1713 Louise Elisabeth de Condé (1693-1775) │ │ │ │ │ │ │ ├─>Louis (1715-1717), comte de la Marche │ │ │ │ │ │ │ ├─>Louis François Ier (1717-1776), prince de Conti │ │ │ │ X 1732 Louise Diane d´Orléans (1716-1736) │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─>Louis François II Joseph (1734- 1814), prince de Conti │ │ │ │ │ X 1759 Fortunata Marie d'Este (1734-1803) │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ └i>Louis François (1761-1785), dit le Chevalier de Vaureal │ │ │ │ │ │ │ │ │ └─>un fils (1736-1736) │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├i>François Claude Fauste (1771-1833) │ │ │ │ │ │ │ │ │ └i>Marie François Felix (1772-1840), dit le Chevalier de Bourbon-Hattonville │ │ │ │ X 1828 Henriette de La Brousse de Verteilhac (1798- 1882) │ │ │ │ │ │ │ ├─>Louis Armand (1720-1722), duc de Mercoeur │ │ │ │ │ │ │ ├─>Charles (1722-1730), comte d'Alais │ │ │ │ │ │ │ └─>Louise Henriette (1726-1759) │ │ │ X 1743 Louis Philippe d'Orléans (1725-1785) │ │ │ │ │ ├─>Louise Adélaïde (1696-1750) │ │ │ │ │ ├─>une fille, mademoiselle d'Alais (1697-1699) │ │ │ │ │ └─>Louis François, comte d'Alais (1703-1704) │ │ │ └i>Henriette d'Enghien, abbesse de Périgné, au-Mans │ ├1>Charles, comte de Valéry (1557-1558) │ ├1>François (1558-1614), prince de Conti │ X 1) 1582 Jeanne Françoise de Coëme (+1601) │ X 2) 1605 Louise Marguerite de Guise, comtesse d'Eu (1588-1631) │ │ │ └2>Marie (1610-1610) │ │ │ └i>Nicolas de Gramont, bâtard de Conti, abbé à Paris │ ├1>Louis, comte d'Anisy (1562-1563) │ ├1>Charles (1562-1594), cardinal, archevêque de Rouen │ ├2>Marguerite (1556-jeune) │ ├2>Madeleine (1563-1563) │ ├2>Catherine (1564-jeune) │ ├2>Charles (1566-1612), comte de Soissons et de Dreux │ X 1601 Anne (1577-1644), comtesse de Montafié et de Clermont en Beauvaisis │ │ │ ├─>Louis (1604-1641), comte de Soissons, de Clermont et de Dreux │ │ │ │ │ └i>Louis Henri de Bourbon (1640- 1703), prince de Neufchâtel et de Valangin, comte de Noyers et de Dunois │ │ X 1694 Angélique de Montmorency-Luxembourg (1666-1736) │ │ │ │ │ ├─>Louise Léontine (1696-1721) │ │ │ X 1710 Charles Philippe d'Albert (1695-1758), duc de Luynes et de Chevreuse │ │ │ │ │ └─>Marie Anne Charlotte (1701-1711), mademoiselle d'Estouteville │ │ │ ├─>Louise (1603-1637), mademoiselle de Soissons │ │ X 1617 Henri II (1595-1663), duc de Longueville │ │ │ ├─>Marie-Marguerite (1606-1692), comtesse de Soissons et de Clermont │ │ X 1625 Thomas François de Savoie (1596-1656), prince de Carignan │ │ │ ├─>Charlotte Anne (1608-1623) │ │ │ └─>Elisabeth (1610-1611) │ │ │ ├i>Charlotte (1593-1626), bâtarde de Soissons, abbesse de Maubuisson │ │ │ └i>Catherine, bâtarde de Soissons, abbesse de Périgne, au-Mans │ ├2>Louis (1567-1568) │ └2>Benjamin (1569-1573) │ └i>un fils, né en 1564
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Condé

Gaspard de Coligny

Gaspard de Châtillon, comte de Coligny, baron de Beaupont & Beauvoir, Montjuif, Roissiat, Chevignat & autres lieux, plus connu sous le nom de Gaspard de Coligny (Châtillon-sur-Loing, 16 février 1519Paris, 24 août 1572), amiral de France. Neveu du connétable Anne de Montmorency, Coligny doit sa fortune à son illustre oncle. Quand Henri II rappelle ce dernier de l'exil où l'avait confiné François I, Coligny reçoit la charge de colonel général de l'infanterie, puis d'amiral de France, et devient gouverneur de Picardie. Il épouse en 1547, Charlotte de Laval, dans la chapelle du château de Montmuran en Ille-et-Vilaine, fille du comte Guy XVI de Laval. En 1557, après la rupture de la trêve de Vaucelles passée avec Charles Quint, l'armée espagnole assiège Saint-Quentin, défendu par Coligny. Après beaucoup de résistance, il doit se rendre, mais son action a empêché l'invasion. Quand la Réforme atteint la France, Coligny se convertit, essentiellement à l'instigation de sa femme et de son frère, Odet,