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Menhir

Menhir

Un menhir est une pierre dressée, plantée en terre à la préhistoire récente (environ 3500 à 2000 av. J.-C.) ou beaucoup plus rarement à la protohistoire(en France par ex.: menhir d'Ensérune, Hérault & menhirs gaulois de l'âge du Fer en Bretagne). Elle peut être implantée en isolée ou en alignement, parfois, plus rarement plusieurs menhirs peuvent être disposés en cercle, on parle alors de « cercle de pierres » ou de « cromlech ». Cette pierre peut être taillée (colonne, amande, dalle anthropomorphe, etc.) ou avoir été plantée plus ou moins brute; dans ce dernier cas on parle plutôt de « pierre levée » que de menhir.

Étymologie

Il semble que ce soit Théophile Malo Corret de la Tour d'Auvergne qui, le premier, officialise le terme « menhir », dans son ouvrage Origines gauloise. Celles des plus anciens peuples de l'Europe puisées dans leur vraie source ou recherche sur la langue, l'origine et les antiquités des Celto-bretons de l'Armorique, pour servir à l'histoire ancienne et moderne de ce peuple et à celle des Français, publié entre 1792 et 1796. Son appellation « menhir » sera vite relayée par Pierre Jean-Baptiste Legrand d'Aussy (1737-1800). Le 7 ventôse de l'an VII (25 février 1799), Legand d'Aussy fait, à l'Institut, une lecture de son ouvrage, Des sépultures nationales, publié par la suite en 1824, dont voici un extrait : :« On m'a dit qu'en bas-breton ces obélisques bruts s'appellent ar-men-ir (1). J'adopte d'autant plus volontiers cette expression, qu'avec l'avantage de m'épargner des périphrases, elle m'offre encore celui d'appartenir à la France, et de présenter à l'esprit un sens précis et un mot dont la prononciation n'est pas trop désagréable. :La nécessité où s'est vue la nation bretonne d'imaginer une expression pour désigner cette sorte de monument, semble annoncer qu'elle en avait chez elle une très grande quantité. […] :(1) Ar-men-ir, littéralement la pierre longue. Ar, dans la langue bretonne, de même qu al dans la langue arabe, est l'article défini qui répond à notre le, la; le transporter dans notre langue en y joignant le nôtre, serait une faute, parce-que ce serait employer deux articles au lieu d'un. Je dirai donc menir, et non l almenir; de même qu'on dit le Koran, et non l alkoran. » (NB : L'orthographe de l'extrait est donnée telle quelle) 1799 Ce terme a été construit à partir du breton maen, « pierre », et hir, « longue ». Cependant le terme le plus utilisé en breton est peulven ou peulvan ("lieu à pieu", généralement compris comme "pieu de pierre"), mais menhir est attesté dans certains noms de lieux en Bretagne, comme Prajou-Menhir à Trébeurden.
Dans d'autres régions de France, les expressions « pierre plantée », « pierre levée », « pierre longue » (en haute Bretagne) ou leur équivalent en langue régionale sont souvent présents sur les cadastres.

Description

Trébeurden Il existe des menhirs gravés, sculptés (France, Rouergue) et même peints (Espagne).
Les « statues-menhirs », érigées entre le néolithique final et l'âge du bronze, sont remarquables car il s'agit de menhirs aux formes anthropomorphes gravés (parfois sur les 2 faces) d'attributs en bas-relief (parfois sculptés en ronde-bosse) comme le visage, les seins, les bras avec les mains, les jambes et les pieds, mais aussi les parures (colliers, pendeloque, crosse, objet mystérieux), des armes, le baudrier, la ceinture, les plis des vêtements, les cheveux en tresse, etc.

Répartition

Ces monolithes sont présents un peu partout dans le monde. Dans toute l'Europe mais aussi en Afrique ou en Asie par exemple. On trouve des statues-menhirs dans plusieurs régions d'Europe ; en France on a une forte concentration en Rouergue ([http://dolmen.free.fr/megafrance]) avec plus de 120 statues-menhirs, Languedoc avec une vingtaine de statues et en Provence. En Corse, plusieurs dizaines de statues-menhirs ont été inventoriées un peu partout dans l' île (sites mégalithiques de Filitosa et de Paladhju notamment).

Fonction

Dans le cas de pierres levées aux formes grossières et dont le matériau ne semble pas avoir été façonné avec soin, on pense que ces monuments étaient peut-être des sortes de bornes. Ces pierres, selon leur implantation, auraient alors pu marquer les limites d'un territoire ou signaler un monument funéraire proche ou encore un lieu de culte.
Parfois encore la pierre levée fait partie d'un ensemble, cercle de pierres (cromlech) ou alignement par exemple, qui constitue ce lieu de culte ou de rassemblement... cromlech En revanche, de nombreux monuments ont une allure anthropomorphe plus ou moins affirmée et beaucoup d'autres montrent une forme phallique.
Quelles que soient les dimensions du monolithe, menhir géant ou petite stèle, la forme et parfois les figurations gravées que les hommes leur ont affectées laissent penser qu'il existait là une dévotion aux puissances célestes (pierre pointant vers le ciel) ou chtoniennes (pierre enracinée), probablement un culte voué à des divinités anthropomorphes, masculines et féminines, dieux et déesses du néolithique. Le terme idole est alors employé par de nombreux spécialistes pour marquer le rôle du monolithe et le sens religieux ou magique dont il est chargé.
Les attributs de nombreuses statues-menhirs (baudrier, objet, crosse, armes...) ont également amené les archéologues à émettre l'hypothèse d'un culte des ancêtres: dans certains cas, la statue-menhir aurait pu représenter un ancêtre important, fondateur peut-être... L'hypothèse de la représentation d'un chef ou autre personnage important de son vivant n'est pas écartée pour autant. Le monument, par le prestige qu'il lui confère, sacraliserait ainsi un personnage remarquable et l'élèverait au statut de divinité tutélaire.

Croyances

cromlech Certains menhirs ont été christianisés, c'est-à-dire qu'on a gravé une croix sur une face ou plantée à leur sommet (ex. les menhirs de Men Marz, de St Duzec). De nombreux menhirs sont porteurs de légendes ayant surtout trait à la fertilité. Ainsi, de nombreuses légendes rapportent qu'il fallait que les femmes se frottent le ventre sur certains menhirs réputés fertiles pour qu'elles soient enceintes dans l'année. D'autres menhirs étaient censés favoriser la venue de la pluie. Cela explique que dans certaines régions comme les Cévennes, il n'était pas rare qu'une fois l'an une cérémonie se tienne au pied du menhir pour demander la pluie. Une légende bretonne raconte que les menhirs vont boire à la rivière une fois par an, découvrant à leur pied le trésor qu'ils cachent le reste du temps. La capture du trésor est malgré tout malaisée, car les menhirs reviennent à leur place aussi vite qu'ils sont partis, écrasant tout sur leur passage. Une autre légende bretonne, et chrétienne cette fois, dit que les alignements de Carnac sont des soldats romains changés en menhirs par Dieu pour les punir de poursuivre et de vouloir tuer saint Cornely. Cornely

Bibliographie

Pour approfondir le sujet, vous pouvez consulter, entre autres, les ouvrages suivants:
- Actes des journées d'études des statues-menhirs à St Pons de thomières, 1984. Fédération Archéologique de l'Hérault, Parc régional du Haut-Languedoc, 1987.
- Actes du 2 colloque international sur la statuaire mégalithique à St Pons de thomières, 1997. Fédération Archéologique de l'Hérault, Parc régional du Haut-Languedoc, 1998.

Voir aussi


- Alignements:
  - Carnac
  - La Cham des Bondons
- Généralités:
  - Mégalithe
  - Dolmen
- Autres:
  - Champ Dolent
  - Wéris en Belgique Catégorie:Monument mégalithique

Préhistoire

ko:선사시대 ja:先史時代 th:ยุคก่อนประวัติศาสตร์

Définition

Selon la définition généralement retenue, la préhistoire est la période qui s’étend de l’apparition de l’homme jusqu’à l’apparition des premiers documents écrits ou premières sources historiques. S’agissant d’une civilisation particulière, la préhistoire s’achève dès lors que des sources historiques, même postérieures, sont disponibles sur cette civilisation. Ainsi, en Égypte, la préhistoire s’achève vers -3500, alors qu’en Nouvelle-Guinée, elle se termine vers 1900. La transition avec l’Histoire se fait avec la protohistoire, période durant laquelle les sources historiques existent, mais sont soit postérieures, soit extérieures. Le terme de préhistoire montre aussi l’importance de l’écrit dans la civilisation occidentale. S’il peut paraître inconcevable de découper l’Histoire, que ce soit celle de l’humanité ou de l’univers, par rapport à l’apparition de l’écriture, c’est pourtant ce que trahit l’usage du terme de préhistoire en attendant une nouvelle façon de concevoir l’Histoire.

Chronologies

Voir le Tableau synoptique des principales cultures préhistoriques du Vieux Monde La chronologie de la préhistoire a commencé à être établie au , faisant suite aux travaux des grands systématiciens du siècle précédent, Linné, Buffon, qui avaient largement fait reculer l’origine de la vie sur Terre. On considère que cette chronologie, initiée par les découvertes de Boucher de Perthes fut établie en 1912 par l’abbé Breuil à la suite des nombreuses fouilles de la deuxième moitié du XIX siècle. La préhistoire se découpait initialement en trois âges correspondant à l’usage successif de trois technologies différentes : la pierre, le bronze et le fer.
- les âges de la pierre ;
- l’Âge du bronze ;
- l’Âge du fer. Ces âges furent à leur tour subdivisés en plusieurs périodes de durées très inégales pour répondre aux besoins des préhistoriens. Le découpage en périodes s’explique par la diversité des « cultures matérielles » existant pour chaque âge; certains sites archéologiques très riches (ou simplement parce qu’ils étaient les premiers d’un nouveau type à être découverts) ont alors servi de référence pour une période, comme Hallstatt ou La Tène pour l’âge du fer.
- les âges de la pierre :
  - paléolithique :
    - paléolithique archaïque (Afrique) ;
    - paléolithique inférieur ;
    - paléolithique moyen ;
    - paléolithique supérieur ;
    - paléolithique final (Afrique).
  - mésolithique :
    - épipaléolithique ;
    - post-glaciaire.
  - paléoindien (Amérique du Nord)
  - formatif (Amérique du Nord)
  - jomon (Japon)
  - néolithique (les périodes suivantes entrent aussi dans la Protohistoire)
- l’Âge du bronze
  - Bronze ancien
  - Bronze moyen
  - Bronze final
- l’Âge du fer
  - Hallstatt
  - La Tène Ces catégories basées sur l’étude des vestiges durables (outillage de pierre essentiellement, puis productions de céramique et métallurgie) se sont beaucoup affinées avec les outils de recherche modernes. D’autres catégories, de moindre durée, existent mais sont non reconnues pour l’ensemble des régions du globe ou par l’ensemble de la communauté scientifique. C’est le cas, par exemple, de l’Âge du cuivre ou du Chalcolithique. Récemment, les périodes de la préhistoire ont commencé à s’effacer devant la notion de cultures. Cette subdivision, plus fine, est la plus récente. Elle prend davantage en compte les limites géographiques des aires culturelles et répond à une connaissance accrue de la préhistoire. Selon les préhistoriens français et pour la France, 13 cultures sont connues pour l’âge de la pierre :
- Les premières civilisations
- l’Abbevillien
- l’Acheuléen
- le Moustérien
- le Châtelperronien
- l’Aurignacien
- le Gravettien
- le Solutréen
- le Magdalénien
- les civilisations post-glaciaires
- le Cardial
- le Danubien
- le Chasséen
- le Néolithique En plus des cultures matérielles, l’étude de la préhistoire est aujourd’hui inséparable de l’étude de l’environnement à chaque époque. L’étude des modifications des climats et en particulier des glaciations, des modifications de la faune et de la flore, permettent de restituer les différentes cultures et migrations humaines dans leur contexte. Quand cela est possible la dendrochronologie permet à partir des cernes des arbres de donner des datations exactes pour la période du néolithique par exemple. La datation au carbone 14, ou basée sur d’autre isotopes radioactifs, permet de remonter dans le temps.

Étapes importantes de la préhistoire


- Paléolithique
  - Il y a 5 millions d’années : apparition d’Australopithèque,
  - Il y a 3 millions d’années : apparition d’Homo habilis souvent considéré comme le premier Homme (1),
  - Il y a 400 000 ans : domestication du feu,
  - Il y a 80 000 ans : les premières sépultures,
  - Il y a 30 000 ans : Homo sapiens est la seule espèce humaine restant après la disparition de l’homme de Néandertal,
  - Il y a 20 000 ans : peintures de Lascaux.
- Néolithique
  - Vers -12 000 / -10 000 : dolmens et menhirs,
  - Vers -10 000 : premiers villages (Çatal Hüyük en Turquie),
  - Vers -3 000 : invention de l’écriture et fin de la préhistoire. (1) De récentes découvertes de fossiles au Tchad remettent cette datation en cause et montreraient que le premier homme est apparu il y a 7 millions d’années.

Définition problématique

La définition « classique » de la préhistoire pose plusieurs problèmes aussi bien sur le choix des critères que sur la datation de ses limites temporelles.

Critères du commencement de la préhistoire

La préhistoire commencerait avec l' « apparition » de l’Homme, or l’Homme n’est que le fruit d’une lente évolution depuis certaines espèces de singes supérieurs. Sa date d' « apparition » est donc non seulement inconnue, mais peu probable. La problématique qui vise à déterminer quand l’homme moderne est apparu sur terre, en déterminant quelle est la première espèce à s’être distinguée des grands singes, est connue sous le nom du chaînon manquant.

Datation du commencement de la préhistoire

Le genre Homo commence traditionnellement avec Homo habilis qui, par la marche, la course et la création d’outils, possède des talents qu’on pensait absents chez ses ancêtres. Or, de récentes découvertes ont montré que l’Australopithèque (son ancêtre admis) aurait également possédé de pareils dons (à un stade plus primitif). Considérer l’Homo habilis comme le premier Homme fait remonter la préhistoire à 3 millions d’années alors que si l’on considère l’Australopithèque comme le premier Homme, elle remonte à plus de 5 millions d’années. La datation usuelle, toutefois, est de 1,5 millions d’années.

Critères de la fin de la préhistoire

Accepter l’apparition de l’écriture comme critère de la fin de la préhistoire revenait à considérer que l’ensemble des civilisations anciennes de tradition orale, comme celles d’Amérique précolombienne ou d’Afrique noire, étaient des civilisations préhistoriques. Les découvertes récentes qui ont montré le raffinement de ces civilisations ont amené à réviser les critères de passage de la préhistoire à l’histoire. On considère désormais que le passage de la préhistoire à l’histoire s’est fait selon plusieurs critères propres à une civilisation. Exemples de critères autres que l’apparition de l’écriture :
- sédentarisation avancée (modification de l’habitat, agglomération, etc.),
- socialisation avancée (hiérarchisation, pouvoir administratif, etc.),
- économie avancée (monnaie, échanges commerciaux, etc.).

Datation de la fin de la préhistoire

La fin de la préhistoire doit s’entendre pour une civilisation particulière. Il est donc impossible de donner une date absolue. Il est toutefois admis que les débuts de l’écriture, vers -3500 / -3000, marquaient l’entrée de l’homme dans l’Histoire.

Annexes


- Évolution de l’Homme
  - Vers l’ancêtre commun à l’Homme et au Singe

Liens

Classement encyclopédique


- Sciences humaines
  - Archéologie

Liens externes


- [http://www.mnha.public.lu/collections/prehistoire/index.html Section Préhistoire du Musée National d'Histoire et d'Art du Grand-Duché de Luxembourg]
- [http://www.hominides.com. La Préhistoire, la chronologie et les hominidés]
- [http://www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/fr/ Le site culturel français sur la préhistoire]
- [http://www.culture.fr/Groups/archeologie/home Lien vers www.culture.fr/archéologie ]
- [http://site.voila.fr/lapita/index.html Lapita Préhistoire de l'Océanie ]

Voir aussi


- Lexique de l'archéologie Catégorie:HistoireCatégorie:Préhistoire

XXXVe siècle av. J.-C.

Catégorie:Siècle
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../.. | | | XXXV siècle av. J.-C. | | | ../..
Voir aussi : Liste des siècles, Chiffres romains ----

Évènements


-

Personnages significatifs


-

Inventions, Découvertes, Introductions


- En Afrique, les plus anciennes perles (trouvées) fabriquées avec des coquilles d'œufs d'autruche. À partir de cette date, ces perles sont universellement répandues dans tout l'Est africain.
- À peu près en même temps, la tournette de potier apparaît en Mésopotamie, en Égypte, en Chine et dans la vallée de l'Indus. Il s'agit d'un petit plateau circulaire pivotant, ancêtre de la tour de potier. Cette invention favorisa le développement de la poterie et la production de vases standardisés.
- Introduction du soc dans les régions de la Pologne actuelle et dans le sud de l'Angleterre. Invention de la harpe ---- Histoire | Chronologie

Protohistoire

La Protohistoire s'insère entre la Préhistoire et l'Histoire. C'est la période pendant laquelle une civilisation ne possède pas encore d'écriture mais elle apparaît déjà dans les écrits d'autres civilisations (ex. les grecs parlant des Celtes). En Europe, les Celtes et les Germains sont ainsi considérés comme protohistoriques dès lors que les auteurs grecs et romains parlent d'eux. Les limites entre la Protohistoire, la Préhistoire et l'Histoire sont alors assez facile à différencier : l'Histoire est le fait d'écrire ; lorsque un peuple n'écrit pas mais que l'on parle de lui, c'est la Protohistoire...

Chronologie

En archéologie, la périodisation est plus difficile à cerner, étant donné que les données recueillies varient considérablement selon la culture, selon la région considérée, ou même selon le système chronologique employé. Ces problèmes de chronologie sont discutés dans l'article sur la Préhistoire. Pour simplifier, il est possible d'assimiler la Protohistoire aux âges des métaux :
- Âge du cuivre ou Chalcolithique (quoique celui-ci soit discuté et est plutôt généralement rattaché à la Préhistoire. Il est aussi nommé éolithique).
- Âge du bronze
- Âge du fer

Civilisations et peuples

Les civilisations ou les ethnies protohistoriques les mieux connues (celles pour lesquelles la discipline a été forgée) sont les « barbares » européens. En raison de leurs mouvements historiques, de leurs origines protohistoriques et de la formation d'aires culturelles homogènes dès la préhistoire, leur étude empiète sur trois disciplines et couvre les trois ères de l'Histoire humaine.
- Alains
- Bulgares
- Celtes : Gaulois
- Daces
- Germains
- Helvètes
- Huns
- Magyars
- Numides
- Parthes
- Sarmates
- Scythes
- Slaves
- Thraces
-


Cromlech

Catégorie:Monument mégalithique it:cromlech

Étymologie

Le mot cromlech tire probablement son origine du vieux-gallois et signifierait « pierre (placée en) courbe ». Un cromlech se compose de plusieurs dizaines de pierres plantées en terre (ou menhirs) et disposées en cercle. On connaît aussi des menhirs disposés en rectangle comme en Bretagne avec le «quadrilatère de Crucuno» mais du fait de leur disposition non circulaire, ce ne sont pas des cromlechs stricto sensu.

Période de construction et fonctions

L'époque de construction de ce type de mégalithe est à placer dans la préhistoire récente avec des dates comprises entre 3500 et 2000 avant J-C.
On ne peut aujourd'hui expliquer précisément la fonction de ce type de monument. Certains chercheurs avancent l'idée de lieu de rassemblement cultuel tandis que d'autres y préfèrent l'idée d'un lieu d'observation des astres ou de la lune.
Les cromlechs sont des monuments mégalithiques nettement moins nombreux que les tombeaux mégalithiques (dolmens, caissons, cistes) ou les menhirs qui datent pourtant de la même époque.

Tailles

Leurs tailles varient d'un site à un autre mais on peut encore aujourd'hui visiter en France des cromlechs avec des diamètres de plus de 100 mètres (site de la Crêperie de Carnac en Bretagne et sites de la Rigalderie et de Peyrarines dans le département du Gard). Les menhirs qui composent les cromlechs s'étagent entre un mètre et plus de trois mètres de hauteur en France. Certains cromlechs écossais dépassent en moyenne quatre mètres de hauteur. Gard]

Localisation géographique

À l'étranger, des cromlechs remarquables sont connus dans les îles britanniques et notamment en Écosse, dans les îles Orcades et en Cornouailles ainsi qu'au Portugal. Un des plus célèbres cromlechs du monde est le site de Stonehenge en Angleterre, qui comporte deux cercles l'un dans l'autre. En dehors du continent européen, des cercles de pierres sont connus en Afrique (Ghana, Éthiopie…) mais ils ne peuvent être assimilés à des cromlechs stricto sensu car leur période d'érection remonte à quelques siècles à peine. Or, selon la définition communément admise, les cromlechs sont toujours de construction préhistorique. En France, des cromlechs sont connus en Bretagne (île de Gavrinis par exemple) et en Languedoc notamment. Au Pays basque, des cercles de pierres de petit diamètre (une dizaine de mètres) sont connus mais on estime que ce ne sont en fait que les contours circulaires d'anciens tumulus aujourd'hui complètement arasés. On trouve aussi un cromlech d'environ 70 mètres de diamètre au col du Petit-Saint-Bernard, à la frontière franco-italienne entre la Savoie et le Val d'Aoste. Un cromlech est également situé sur le plateau des Combes au dessus de la cham des Bondons (Lozère). Le plus majestueux d'entre eux a été dénommé "menhirs des trois paroisses" en référence à sa position géographique, situé aux confins de trois églises paroissiales sous l'Ancien Régime.

Voir aussi


- Menhir

Lien externe


- http://statuemenhir.free.fr/gard
MenhirMenhir

25 février

Le 25 février est le 56 jour de l'année du calendrier grégorien.

Événements


- 1429 : Jeanne d'Arc reconnait Charles VII à Chinon
- 1525 : bataille de Pavie. Après un siège de 4 mois devant la ville de Pavie (Italie), les Français essuient une lourde défaite (8 000 morts) devant les troupes coalisées de Charles Quint, conduites par le connétable de France Charles de Bourbon. Le roi de France François Ier est désarmé et fait prisonnier.
- 1803 : diète de Ratisbonne
- 1904 : Incorporation du territoire Acre au Brésil.
- 1948 : Edvard Benes, président de la République tchécoslovaque, céde le pouvoir aux communistes
- 1954 : Gamal Abdal Nasser devient chef du gouvernement égyptien
- 1992 : Promulgation par décret de la nouvelle Constitution du Mali, instaurant la III ème République.
- 2005 : Démission du ministre Hervé Gaymard suite au scandale de son duplex de 600 m² dans le XVIe arrondissement de Paris

Naissances


- 1841 : Pierre-Auguste Renoir, peintre français.
- 1917 : Anthony Burgess, écrivain britannique († 25 novembre 1993).
- 1943 : George Harrison, musicien anglais des Beatles.
- 1968 : Sandrine Kiberlain, actrice française.

Décès


- 1870 : Louis-Jacques-Maurice de Bonald, archevêque de Lyon.
- 1922 : Henri Landru, criminel français (° 1869), convaincu de l'assassinat de onze personnes, guillotiné à Versailles
- 1954 : Auguste Perret, architecte français.
- 1964 : Maurice Farman, pionnier français de l'aviation
- 1983 : Tennessee Williams, écrivain américain
- 2004 : Jean-Marc Lelong, auteur de BD créateur de Carmen Cru
- 2005 : Jean Prat, ancien international de rugby

Saints catholiques du jour


- Bienheureux Roméo (XIVe siècle) Catégorie:Jour de l'année ja:2月25日 ko:2월 25일 ms:25 Februari simple:February 25 th:25 กุมภาพันธ์

Breton

Introduction

Le breton (brezhoneg en breton) est une langue celtique insulaire du groupe brittonique. Une personne qui le parle est dite « bretonnante », terme ancien en français. Cependant, est apparu depuis quelques années dans les médias le terme « brittophone », encore peu employé. Cette langue est parlée par une partie de la population dans la partie occidentale de la Bretagne (à partir de Saint-Brieuc au nord et de Vannes au sud). De nos jours, la Bretagne compte deux langues populaires en plus du français : le breton en Basse Bretagne et le gallo en Haute Bretagne. Des controverses sur l'état de la langue bretonne existent entre les partisans d'un breton populaire et les partisans d'une langue n'utilisant pas ou très peu d'emprunts au français. De plus, ces controverses portent aussi sur l'écriture de la langue (par exemple, entre l'écriture dite unifiée et celle dite universitaire).

Histoire

Le breton est une langue celtique de la branche brittonique, en cela proche du gallois et plus encore du cornique.

À propos de breton et gaulois

Certains historiens, comme Léon Fleuriot dans son ouvrage Les Origines de la Bretagne, se basant sur César et Tacite, l'ont présenté comme également proche du gaulois disparu au milieu du : plusieurs peuples vivaient des deux côtés de la Manche, et les échanges étaient courants. De plus la notion de Gaule et Gaulois, héritée de César, n'est peut-être pas adaptée à la situation politique linguistique des peuples et langues celtiques de l'époque. L'on peut admettre que le gaulois des côtes de la Manche était assez proche du breton des côtes opposées, et plus qu'il n'était du gaulois des bords de la Méditerranée. Mais on admet généralement que l'on connaît peu l’état du breton en Armorique à l’époque où des Bretons insulaires y migrèrent, et encore moins l’état de la langue gauloise à l'époque, ce qui rend hasardeux toute comparaison. Dans les années 1940 et 1950, le chanoine Falc'hun avança que le breton aurait bénéficié d'un apport du gaulois (étant présupposé que le gaulois serait resté vivace en Armorique comme il l'était encore dans certaines parties de la Gaule). Pour lui, ceci expliquait ainsi la principale différence du vannetais, à savoir son accent sur la finale des mots et non la pénultième. Il n'utilisait aucun élément de la linguistique moderne et se basait uniquement sur l'état de la langue bretonne au XX siècle pour émettre ses hypothèses. Celles-ci ont été réfutées scientifiquement par Kenneth Jackson dans son ouvrage sur l'histoire de la langue bretonne. On sait aujourd'hui que :
- le KLT (voir l'article ou les explications plus bas) comme le gallois sont accentués sur la pénultième,
- le vieil irlandais était accentué sur la première syllabe,
- le gaulois était accentué sur l'antépénultième, l'initiale ou la finale. Cette diversité de la position de l'accent tonique dans les langues celtiques interdit toute supposition sur la place de l'accent en vieux celtique et ne permet pas d'expliquer par un substrat gaulois les spécificités du vannetais. Par contre, la romanisation semble avoir été bien plus avancée dans le vannetais où les vestiges gallo-romains sont bien plus nombreux que dans le reste de la Bretagne. De plus, la palatalisation de /k/ et /g/ est un phénomène inhérent au bas-latin des II et III siècles, donc avant les premières immigrations bretonnes. Enfin, le vannetais et le bas-cornouaillais ont effectué plus d'emprunt au roman que les autres dialectes surtout le long de la route Vannes-Quimper. Il convient tout de même de noter que l'accentuation du vannetais était celle du vieux-breton dans son ensemble. Son maintien peut être dû, lui, à l'influence romane.

Périodes

On distingue aujourd'hui différentes périodes dans l'évolution du breton :
- le brittonique, avant le de l'ère chrétienne. ::À l'époque de la chute de l'empire romain, le breton était parlé de l'estuaire de la Loire à celui de la Clyde (rivière de Glasgow). C'est dans ce breton qu'écrivent les poètes Aneurin et Taliesin dans les royaumes bretons du sud de l'Écosse actuelle. Au en France, on commence à appeler cette langue le « brittonique » pour le distinguer du breton armoricain.
- le vieux-breton, du au . ::c'est à cette époque que le breton est devenu une langue propre à la Bretagne armoricaine. Il a été étudié par Léon Fleuriot dans sa Grammaire et son Dictionnaire du Vieux Breton.
- le moyen-breton, de la fin du à la fin du , a fourni une littérature, une poésie, mais surtout un théâtre, d'inspiration religieuse ;
- le breton prémoderne, de la fin du au milieu du ;
- breton moderne, du milieu du à nos jours. Aujourd'hui, il est parlé et écrit à l’ouest d’une ligne reliant, grosso modo, Plouha et Vannes. À noter encore que des groupes de bretonnants existent dans toutes les les grandes villes de France, ainsi qu'au Royaume-Uni et en Amérique du Nord. Parler des élites de l'État breton jusqu'au , il ne fut ensuite plus que celui du peuple de Bretagne occidentale ou Basse-Bretagne ( Breizh Izel...) quand successivement la noblesse, puis la bourgeoisie bretonnes se francisèrent. Pour l'écrit, le duché de Bretagne employa le latin puis le français (XV siècle).

Tentatives d'éradication du breton


- Sur le rôle de la langue française, et plus généralement des langues régionales (hors du breton dans cet article).
- Article connexe : Histoire linguistique de la France Même après la réunion du duché à la France, l'Ancien Régime, faisant peu de cas des langues locales à de rares exceptions, accepta le breton comme il était : essentiellement une langue vernaculaire et utilisée pour le culte. Cependant son usage fut interdit dans l'administration, dans la ligne de l'ordonnance de Villers-Cotterêts qui prescrivait l'emploi du français dans les cours de justice et les actes officiels. Encore cette interdiction fut de portée symbolique, car le duché de Bretagne avait adopté le latin puis le français comme langue administrative plus d'un siècle avant le royaume de France. Le véritable combat commença sous la Révolution. En 1794, Barrère effectue une présentation au Comité de salut public de son « rapport sur les idiomes » dans lequel il déclarait que « le fédéralisme et la superstition parlent bas-breton ». On cherchait alors à faire disparaître les langues autres que le français, les « langues régionales de France », dont le breton. Le 19 juillet 1925 lors de l'inauguration du Pavillon de la Bretagne à l'Exposition Universelle de Paris, le ministre de l'Instruction Publique, Anatole de Monzie, résume sa politique : « pour l'unité linguistique de la France, la langue bretonne doit disparaître ! ». Fin mars 1941, Joseph Barthélémy, ministre de la Justice du gouvernement de Vichy déclare : "Je m'opposerai à l'enseignement de la langue bretonne dans les écoles primaires". En 1972, Georges Pompidou, Président de la République disait encore : « il n'y a pas de place pour les langues régionales dans une France destinée à marquer l'Europe de son sceau ».

L'influence catholique

L'Église et la langue bretonne

Un certain nombre de catholiques bretons prirent la défense de la langue et la culture bretonne. L'Église n'a pas toujours été indifférente à la spécificité bretonne. A tout le moins peut-on dire qu'elle n'a tenté à aucun moment, dans les siècles passés de faire adopter la langue et la culture française officielle aux Bretons qui parlaient leur langue et restaient attachés à leurs traditions. Aux XVIIème et XVIIIème siècles, il a été publié, par les gens d'Église, quantité d'ouvrages religieux, ou même de divertissement honnête, destinés à la population des campagnes en breton.

La position au début du XXe siècle

Au début du XXème siècle. au moment du conflit entre L'Eglise et l'Etat sous la Troisième République, le clergé de l'évêché de Quimper, auquel les autorités avaient interdit de prêcher et de faire le catéchisme en breton , a mené, pendant un certain temps, un véritable combat pour la langue bretonne. Dans un port de pêche faisant à cette époque figure de petite ville, alors que le catéchisme, dans cette localité se faisait en breton et en français, le catéchisme en français étant réservé aux familles bourgeoises, les prêtres de la paroisse passaient dans les familles populaires pour demander aux parents d'envoyer leurs enfants au catéchisme en breton, la tendance des couches populaires étant de s'intégrer culturellement à la classe bourgeoise dominante; et donc d'envoyer leurs enfants au catéchisme français.

Mouvements et publications d'inspiration chrétienne avant guerre

Malheureusement, il ne s'est agi là que d'une réaction passagère du début du siècle dernier, suite au conflit entre l'Église et l'État. Pour réagir, il fallait mettre en place tout un système d'enseignement du breton. Il y eut quelques initiatives vers 1900-1914 dont le Bleun Brug créé en 1905 par l'abbé Perrot. De nombreux mouvements d'inspiration chrétienne de défense de la langue bretonne, se sont fait jour en Bretagne occidentale :
- Dans le Trégor, par exemple, sont parus pendant longtemps des hebdomadaires populaires entièrement rédigés en breton et inspirés par l'Église, plus ou moins directement :
  - "Kroaz ar Vretoned", dirigé par François Vallée(AbHerve), né en 1860, et qui fut publié jusqu'à la fin de la première guerre mondiale ;
  - "Breiz (journal)" dont les rédacteurs furent Erwan Ar Moal (Dir-Na-Dor) et Aogust Bôcher (Ar Yeodet) (journal hebdomadaire catholique qui fut imprimé jusqu'au début de la seconde guerre mondiale).
- Au pays de Vannes, l'évêché, bien qu'il y ait eut des publications chrétiennes en breton publiées par la librairie Galles-Lafolye (dont la revue Brediah er Fé), n'était pas intervenu pour créer ou soutenir un mouvement bretonnant d'inspiration catholique au début du siècle dernier, les manifestations bretonnes dans cette région étant organisées sous la responsabilité du "Bleun-Brug" du diocèse de Quimper.
  - Cependant, la revue mensuelle rédigée entièrement en breton de Vannes, "Dihunamb", fondée au début du siècle par Loeiz Herrieu et André Mellac, qui parut jusqu'en 1944, bien qu'étant parfaitement indépendante, peut être considérée comme une revue catholique Il faut citer aussi les ouvrages catholiques en langue bretonne et destinés aux fidèles. Ainsi les nombreux livres de cantiques et missels qui ont permis la conservation de cantiques anciens. Un des exemples les plus célèbres fut le livre "Buez ar Zent" (La Vie des Saints) écrit par le chanoine Morvan à la fin du , qui décrit en breton et parfois de manière très romancée la vie des saints en suivant le calendrier catholique. Écrit en breton cornouaillais, ce livre était lu chaque jour dans toute la Bretagne bretonnante.

Mouvements et revues d'inspiration chrétienne après guerre

À la fin de la deuxième guerre mondiale, les revues catholiques populaires en breton répandues en Léon et Cornouaille disparurent :
- "Feiz ha Breiz", dirigé par l'abbé Perrot
- "Ar Vuhez Kristen", fondée par les Capucins de Roscoff Lesquelles furent remplacées pendant un certain temps par :
- "Kroaz Breiz", "Bleun-Brug"' cette dernière revue subsista comme revue d'étude bilingue, dirigée par le chanoine François Mevellec, jusqu'à l'époque contemporaine, diverses revues d'étude dirigées surtout par l'abbé Loiez Ar Floc'h, la revue de l'abbé Marsel Klerg : "Barr-Heol", qui parut de 1954 à 1977, la revue d'étude pédagogique intitulée "Skol", entièrement rédigée en breton. de l'abbé Armand Le Calvez, qu'il fit paraître pendant une dizaine d'années. Dans les années 60-70, seront publiée :
- une revue d'inspiration chrétienne pour les enfants "Wanig ha Wenig", au début sous la responsabilité de l'abbé Armand Le Calvez et de l'abbé Youenn Troal
- la revue "Ar C'hrist d'an Indianed", ("Le Christ aux Indiens"), inspirée surtout par l'expérience missionnaire de l'abbé Youenn Troal sous l'égide du "Fidei Donum" au Pérou ; cette revue parut au cours des années '60. La revue "Imbourc'h" publia le journal de son second séjour parmi les Amérindiens à la fin des années '80. A son retour, il fut recteur de Plounéour-Ménez, dans la région de Morlaix, et fit paraître à cette époque des textes d'inspiration religieuse dans la revue "Ar Fulenn" ("L'Etincelle") dirigée par lui.
- la revue d'étude mensuelle Imbourc'h, liée à une initiative laïque, qui paraît régulièrement depuis 1969, et qui a publié un grand nombre d'œuvres religieuses, comme la traduction des "Confessions de saint Augustin" ou des écrits autobiographiques de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, ainsi qu'une version en breton du Bréviaire Romain, en une dizaine de volumes.

Ouvrages liturgiques en breton

Plusieurs religieux bretons étaient en contact avec l'École Biblique de Jérusalem et en avaient suivi les cours, avaient appris l'hébreu et formeront des groupes de travail bibliques. Ces prêtres se feront remarquer par des travaux de recherches et de traduction de la Bible qu'ils traduiront directement en breton à partir du texte original en hébreu ou du grec en breton pour le Nouveau Testament. La personnalité la plus éminente de ces groupes de travail était l'Abbé Loeiz Ar Floc'h. Il faut citer aussi l'abbé Guilherm Dubourg, l'abbé Job Lec'hvien, l'abbé Pipi Gall. Ces deux derniers fondèrent les Editions An Tour Tan à Kergrist-Moëlou. Parmi les activités inspirées par la foi et s'exprimant en breton, il faut signaler :
- les retraites prêchées par l'abbé Loeiz Ar Floc'h, ainsi les "carêmes" qui furent également prêchés plusieurs fois de suite en breton au cours des années 60-70, dans une des paroisses de la ville de Brest.
- "Kenvreuriezh ar brezhoneg" ("Confrérie du Breton"), association fondée au séminaire de Quimper après la dernière guerre, et dirigée pendant un certain temps par Mgr. Favé, a publié des versions en breton de divers textes liturgiques, destinés plus spécialement au diocèse de Quimper ; certains membres de cette association ont publié récemment une nouvelle traduction en breton du Nouveau Testament, destinée elle aussi, plus spécialement au diocèse de Quimper. La "Kenvreuriezh ar Brezhoneg" avait d'ailleurs une sorte d'existence officielle au diocèse de Quimper. Jusque récemment, il n'existait aucune œuvre bretonnante soutenue officiellement par aucun des évêchés bretons, sauf le centre de rencontre bretonnant de Minihi-Trelevenez, dirigé par l'abbé Job Irien, qui publie un bulletin ainsi que des traductions de textes liturgiques, particulièrement une partie de la "Prière du Temps Présent". Cependant l'ensemble des activités des bretonnants catholiques du diocèse de Quimper même soutenues par la hiérarchie, se situe actuellement au niveau d'une élite. Depuis l'année 2000 il existe une commission permanente mise en place par les trois évêchés de la Bretagne occidentale pour établir de nouveaux textes liturgiques et un Missel à l'usage de ces trois évêchés, mais cette initiative des évêques de la Bretagne occidentale répondait à la demande formulée par une Congrégation romaine de présenter une version unique du Missel pour les trois évêchés, une des versions ayant été établie uniquement pour le diocèse de Quimper.

Enseignement du breton

Quimper

Histoire

Au milieu du XIXème siècle, selon François Vallée, il existait des écoles privées chrétiennes qui, entre autres choses, apprenaient à lire en breton et en latin, et enseignaient quelques rudiments de français littéraire. Un certain nombre d'évêques, également au XIXème siècle, en Basse-Bretagne, Mgr Graverand en particulier, ont essayé d'organiser un enseignement du breton et de l'histoire de la Bretagne, parfois en breton, comme le montre l'histoire de Bretagne en breton rédigée par Anna Mezmeur, religieuse de la congrégation du Saint-Esprit.

Les politiques anti-breton de l'Après-Révolution

En 1793, l’abbé Grégoire rédige pour la Convention un rapport intitulé « Rapport sur la nécessité et les moyens d’anéantir le patois et d’universaliser l’usage de la langue française ». Il se justifie en expliquant que « notre langue et nos cœurs doivent battre à l’unisson. » Une politique linguistique impérialiste est alors mise en place. Les lois, les actes administratifs, les œuvres culturelles, les journaux, les écrits savants seront désormais en français. On tente également de valoriser la langue française tout en dévalorisant les autres « idiomes ». Dans un rapport à la Convention daté du 1794, Barrère affirme que le français est « la plus belle langue d’Europe » alors que « le fédéralisme et la superstition parlent le bas-breton, l’émigration et la haine de la République parlent allemand, la contre-révolution parle italien et le fanatisme parle le basque. » Il propose de « [briser] ces instruments de dommage et d’erreurs ». C’est l’école qui va être chargée de propager l’idéologie nouvelle en même temps que la langue française. L’institution scolaire sera donc utilisée à des fins politiques. Le 21 octobre 1793, une loi institue des écoles primaires d’état où les élèves apprennent le français. Le 26 octobre, par décret, la Convention décide que « le français sera seul en usage à l’école. » Le 27 janvier 1794, un décret ordonne la nomination, dans chaque commune où on ne parle pas français, d’un instituteur francophone. Mais devant les difficultés de trouver des instituteurs parlant français, la Convention devra revenir sur ces textes d’application difficile.

Politique scolaire contre le breton, sous la IIIe République

Sous la IIIe République, les pouvoirs publics désirent assurer l'unité française et faciliter la promotion sociale au sein de la République. Pour ces raisons, les responsables de l'enseignement public commencent à proscrire l'usage de tous patois ou parlers régionaux à l'école. A partir du milieu du , le pouvoir central réprime les langues dites régionales et les présente comme arriérées, rétrogrades, et facteurs de frein au progrès. A partir de la fin du XIXe, ces langues sont interdites dans l'enseignement, au grand dam d'une partie du corps enseignant qui se demande comment enseigner dans de telles conditions à des élèves non francophones.

Le français contre le breton ?

Ainsi en 1902, le ministère Combes promulgue par décret l'interdiction de « l'usage abusif du breton » . Les écoles religieuses suivent rapidement et le breton n'est plus enseigné à partir du début du XXe mais continue à être transmis de génération en génération par voie orale. Il faut noter quelques initiatives particulières tendant à promouvoir un certain enseignement de la langue bretonne dans les Ecoles chrétiennes, depuis celle du Frère Constantius au début du siècle, au pays de Léon principalement, jusqu'à celle du Frère Seité, après la dernière guerre. La politique scolaire contre le breton date de la fin du XIXe siècle. Elle utilise alors deux méthodes :
- d'une part, le breton n'est absolument plus enseigné à l'école,
- d'autre part, le français doit être la seule langue utilisée dans les écoles républicaines, y compris dans les cours de récréation. Comme les autres locuteurs des langues parlées en France et dans les possessions françaises d'Outre-Mer, les élèves bretonnants subissent des persécutions officielles au moyen notamment de pratiques humiliantes. Ainsi se répand la pratique du « symbole », petit objet qui passe au cou d'élève à élève pendant la récréation à chaque fois que l'un d'entre eux parle breton, avec une punition pour le dernier élève à l'avoir. Certains pensent que la politique française vise à imposer pour des motifs idéologiques la langue française comme langue unique de la République (« je ne veux voir qu'une seule tête, n'entendre qu'une seule langue »). Pour illustrer la vigueur de cette politique, ils s'appuient sur une phrase qui aurait été longtemps affichée dans certaines écoles primaires : « Il est interdit de cracher par terre et de parler breton », phrase qui juxtapose deux interdictions de nature différente, illustrant bien la nature des moyens employés pour parvenir à réaliser un linguicide en Bretagne.
L'exemple est-il bien choisi ? À ce jour, personne ne peut attester l'existence de cette affiche. Fañch Broudic qui a mené une [http://perso.wanadoo.fr/fanch.broudic/PAJENN/Interdit.parler.html étude sur le sujet] conclut à une extrapolation : ::« Autant le principe édicté en 1897 par l'Inspecteur d'Académie du Finistère, Dosimont, selon lequel pas un mot de breton ne devait être prononcé ni en classe ni dans les cours de récréation est couramment référencé, autant il est difficile de retrouver trace de l'interdiction « de cracher par terre et de parler breton »… Sous réserve d'inventaire complémentaire, il faut considérer que la phrase que l'on brandit désormais comme un contre-slogan est, historiquement, une extrapolation. » Cependant, si cette phrase n'a pas existé telle quelle, elle a bel et bien existé sous forme paraphrasée. Le même auteur cite le « Règlement pour les écoles primaires élémentaires de l'arrondissement de Lorient », adopté et arrêté par le Comité supérieur de l'arrondissement, en 1836 et approuvé par le recteur en 1842, qui stipule : « Art. 21. Il est défendu aux élèves de parler breton, même pendant la récréation et de proférer aucune parole grossière. Aucun livre breton ne devra être admis ni toléré. » S'exprimer en breton et parler « grossièrement » font l'objet de la même prohibition (dans « La pratique du breton de l'Ancien Régime à nos jours », chapitre 17).

L'émergence d'un enseignement du breton

Régulièrement, des voix s'élèveront en faveur d'un multi-culturalisme et d'un respect des autres cultures mais elles resteront minoritaires. En particulier, de grandes pétitions (Er Brezhoneg er skol dans les années 1930, la grande pétition populaire d'Emgleo Breiz en 1967) et des manifestations régulières demanderont l'enseignement du breton. Yann Kerlann organise l'enseignement du breton à l'école publique de Plestin-Les Grèves en novembre 1942, non loin de Lannion, définitivement interrompu en 1944. Cette école est dirigée par Yann Kerlann qui après la mort de Yann Sohier a été le responsable d’Ar Falz, mouvement qui regroupait les instituteurs publics partisans de l’enseignement du breton. En avril 1945, le Conseil de la faculté des lettres de Rennes émet un voeu en faveur de l'admission du breton à l'oral du baccalauréat. : "Les signataires tiennent à affirmer le loyal attachement à la France de tous les Bretons, attachement que garantiraient, s'il en était besoin, les quatre années de résistance acharnée soutenue par la Bretagne contre l'Allemagne et l'échec retentissant infligé aux tentatives de divison des complices de l'ennemi.". En 1945, Ar Falz propose de reprendre aux laïques de Bretagne la pétition interrompue par la guerre, en faveur de l'enseignement de la langue bretonne. Dans les années 1940 et 1950, l'administration répond timidement par des mesures symboliques (« autorisation » d'enseigner les langues régionales quelques heures, ...) mais en pratique elles sont suivi de peu d'effets. En 1951, est votée la loi Deixonne autorisant l'organisation de cours facultatifs pour quatre langues « locales », dont le breton. Mais l'impact en est réduit, non seulement en raison des dispositions limitées de la loi elle-même et de l'absence de décrets d'application (qui ne paraîtront que 30 ans plus tard), mais également à cause de l'application restrictive qui en est faite. De fait, même si l'enseignement était autorisé dans certaines conditions, il n'était possible presque nulle part. Et aucun enseignant n'étant formé, aucun diplôme n'existant, quasiment personne ne pouvait en assurer l'enseignement. L'abbé Armand Le Calvez (revue d'étude pédagogique intitulée "Skol) est le fondateur et le directeur de la première école entièrement en breton, une école catholique, "Skol Sant-Erwan" ("Ecole Saint-Yves"), qui dura trois années, entre 1958 et 1961, à Plouezec, entre Saint-Brieuc et Paimpol. L'abbé dut renoncer à son entreprise à la suite des nouvelles lois qui réglaient les rapports des Ecoles privées et de l'Etat à partir de 1962 : ces lois ne lui laissaient plus la liberté de choisir son programme d'enseignement. Cette politique, utilisée aussi au sein de l'armée, s'est poursuivie jusque dans les années 1960. Peu de bretonnants s'en inquiètent, persuadés que le breton n'est pas l'avenir pour leurs enfants ou, au mieux, que ceux-ci l'apprendront par le fait de vivre dans un milieu bretonnant. Mais dans les années 50-70, les enfants exclusivement bretonnants se sont raréfiés, ils sont soit bilingues français-breton soit monolingues français. Puis le bilinguisme s'est progressivement éteint chez les enfants, et au début des années 80, le pourcentage d'élèves parlant breton au début de leur scolarisation est marginal. Le breton est alors quasi-exclusivement parlé par des adultes qui très rarement savent l'écrire.

Diwan, et le changement des années 80

C'est au vu de cette situation qui rendait impossible l'enseignement du breton que furent créées en 1977, les écoles Diwan (le germe), qui pratiquent la méthode par immersion pour l'apprentissage du breton. Voir encore l'article Controverses sur le breton En 1982, une circulaire Savary ouvre la possibilité d'une filière de classes bilingues dans l'enseignement. Se mettent alors en place des classes bilingues breton/français dans l'enseignement public à partir de 1983, et dans l'enseignement catholique à partir de 1990. Les parents de ces élèves bilingues sont regroupés dans deux associations : Div Yezh (deux langues) créée en 1979 pour les écoles publiques, et Dihun (éveil) pour les écoles catholiques (1990 : Dihun-56 ; 1993 : Dihun Penn-ar-Bed et Dihun-Breizh). À la rentrée scolaire 2005, les effectifs affichés par ces écoles, tous niveaux confondus, sont de :
- 2896 dans les écoles Diwan
- 3851 élèves dans les classes bilingues des écoles publiques
- 3659 élèves dans les classes bilingues des écoles catholiques Il s'agit essentiellement d'enfants en maternelle et en primaire.

Opposition actuelle à l’enseignement du breton

C’est pour les tenants de la langue bretonne généralement :
- le refus d'ouvrir de nouvelles classes bilingues, dans les écoles publiques, d’assurer la continuité de l'enseignement du breton dans les collèges ou lycées, ou d'assurer l’enseignement du breton comme deuxième langue vivante (légalement possible, pratiquement inexistente) ou comme troisième langue ;
- l'interdiction aux élèves étudiant le breton de choisir certaines options (langues ou Sciences Économiques et Sociales, filière S) dans certains établissements, comme le lycée Zola à Rennes ;
- les propositions répétées de regroupement des classes de breton en un seul établissement ;
- la mutation des professeurs de breton malgré la signature d’un accord l’interdisant ;
- le remplacement de professeurs par des cours par visio-conférence, à l’efficacité douteuse ;
- la diminution du nombre de CAPES de breton. C’est aussi les pressions de cercles qui se présentent comme "libres-penseurs", de groupes politiques, de personnalités médiatico-culturelles pour demander soit la fermeture des écoles Diwan comme à Saint-Nazaire ou Nantes, soit la suppression de l’enseignement du breton à l’Université, comme à Rennes et Nantes, soit la fin des subventions aux éditeurs en langue bretonne.

Situation du breton

Dans ce contexte, le breton est en voie de disparition rapide. Au début du , la moitié de la population de Basse-Bretagne ne connaissait que le breton, l'autre moitié étant bilingue breton-français. Une partie des bretonnants passera au français dans les années 30 pour plusieurs raisons :
- le français leur permet de communiquer entre eux : les différences entre les dialectes bretons ne permettent de se comprendre d'une région bretonnante à une autre qu'à condition d'avoir une connaissance du standard écrit. Le breton oral sert alors à s'exprimer avec ses proches, et le français est utilisé pour la communication plus formelle ;
- c'était le moyen de communiquer avec les autres Français suite au brassage national accéléré par la première guerre mondiale. Le passage au français sera plus rapide et plus définitif pour les citadins que dans le monde rural, du fait d'un environnement francophone plus présent (administration, école, journaux, etc.) Le reste des bretonnants, après la deuxième guerre mondiale, passera au français pour plusieurs raisons :
- l'idée que les opportunités de travail et la promotion sociale (par ex. pour les emplois administratifs et militaires) passe par la maîtrise obligée du français. A la volonté de sortir du sous prolétariat et de la paysannerie, si mal vue, le monoliguisme bretonnant apparaissait être un handicap. Ceci explique que de très nombreuses familles soient passées du monolinguisme breton, au bilinguisme puis au monolinguisme francophone par facilité. Ces familles étaient persuadées que savoir le breton "ne servait a rien..."
- le chemin de fer a considérablement augmenté les brassages de population (venue de touristes, émigration massive de paysans sans terres vers les villes plus francophones) ; avec la généralisation des congés payés, on assiste, notamment en été, au retour des émigrés de deuxième génération (nés hors de Bretagne) qui ne parlent plus breton ou le parlent mal. Ils n'étaient plus que 100 000 monolingues bretons en 1950, leur nombre est quasi-nul depuis les années 80. Environ 1 300 000 parlaient breton en 1930 ; aujourd'hui, le breton est encore parlé et compris par environ 300 000 personnes seulement, essentiellement des personnes âgées (64 % des locuteurs ont plus de 60 ans). L'UNESCO classe le breton parmi les langues gravement menacées. Dans son livre Qui parle breton aujourd'hui ? (voir bibliographie), Fañch Broudic analyse l'enquête de TMO réalisée en 1997 ; à cette date, il y avait très précisément 0,2% de jeunes de 15 à 19 ans capables de parler breton, soit moins de cinq cents personnes.

Renouveau de la langue bretonne

En 1805, l'Académie Celtique est fondée par Napoléon Ier, c'est la première association étudiant la langue et la culture bretonnes. Le président est Malo Corret (dit La Tour d'Auvergne). En 1807, Jean-François Le Gonidec publie une Grammaire celto-bretonne dans laquelle il réforme l'orthographe du breton, puis en 1821 un Dictionnaire celto-breton. En 1839, Villemarqué publie le Barzaz Breiz, recueil de chants traditionnels en breton, présentant une « Histoire poétique de la Bretagne ». On sait aujourd'hui que certains des textes collectés ont été revus et modifiés par l'auteur, comme le faisaient les auteurs de contes populaires tels Charles Perrault et Grimm, et certains autres textes ont été entièrement composés par lui. C'est de son œuvre que date le renouveau littéraire breton. En 1864, Charles de Gaulle, grand-oncle du futur Général de Gaulle lance son "Appel aux Celtes" pour le renaissance littéraire et linguistique de la Bretagne et des pays celtes frères. À partir de 1925, grâce aux efforts du professeur Roparz Hemon, lançant le second Emzav (Mouvement Breton), la revue Gwalarn a vu le jour. Au cours de ses dix-neuf années d'existence, elle a tenté d'élever cette langue au niveau des autres grandes langues « internationales » en créant des œuvres originales couvrant tous les genres et en proposant des traductions du patrimoine littéraire de l'Humanité. Cependant, l'œuvre d'Hémon suscite de nombreuses controverses. En 1946, ce fut Al Liamm qui prit la suite de Gwalarn. D'autres revues existent et font de la langue bretonne une langue à littérature plutôt fournie pour une langue minoritaire. Skol Vreizh, Emgleo Breiz, Al Lanv, Ar Skol Vrezoneg, Mouladurioù Hor Yezh, An Here, Evit ar brezhoneg et d'autres encore. Le 17 décembre 2004, le conseil régional de Bretagne reconnait officiellement et à l'unanimité le breton et le gallo comme « langues de la Bretagne, au côté de la langue française ». Par ce vote, la région « s'engage, en recherchant la plus large association de ses partenaires, et en particulier des cinq départements bretons [les 4 départements de la Bretagne administrative et la Loire-Atlantique], afin de permettre la pérennisation de la langue et de la culture bretonnes ». La région envisage la formation de 150 enseignants par an, et espère atteindre 20 000 élèves dans les filières bilingues en 2010. Elle demande de nouveau à la France de ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires.

État actuel du breton

Certains poètes, linguistes et écrivains d'expression bretonne possèdent maintenant une renommée internationale, tels Yann-Ber Kalloc'h, Anjela Duval, Pierre-Jakez Hélias. Ces trois écrivains sont quelques uns des écrivains bretonnants du XXe siècle à avoir eu le breton comme langue maternelle. La langue bretonne est aujourd'hui la seule langue celtique à ne disposer d'aucun statut. La République française :
- refuse de ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires
- a instauré la loi relative à l'emploi de la langue française dite « loi Toubon » Voir l'article spécialisé sur le sujet : Politique linguistique de la France. Chaque année, des rassemblements de plusieurs milliers de personnes demandent l'abrogation de cette loi unique en Europe et la ratification de la Charte européenne. Dernièrement, l'association des écoles Diwan a déposé une plainte devant la Cour européenne des droits de l'homme pour obtenir des autorités publiques qu'elles respectent les droits linguistiques de la population bretonne. Actuellement on assiste à des tentatives de déstabilisation de l'enseignement du breton dans les rares établissements où cet enseignement existe dans l'Education Nationale: remplacement des cours par des audio conférences, enseignants bilingues remplacés par des monolingues, refus d'ouverture de nouvelles classes bilingues pour assurer la continuité, déménagements prévus des sections bilingues... Mais la majorité des établissements scolaires ignorent totalement l'existence de la langue bretonne.

Histoire du recensement lexical breton

Le premier dictionnaire breton, le Catholicon, se trouve être aussi le premier dictionnaire français. Il a été rédigé par Jehan Lagadec en 1464 et publié en 1499 ou avant. C'est un ouvrage trilingue breton, français et latin. Les recensements suivants eurent lieu deux siècles plus tard par :
- R. P. Julien Maunoir (1659) ;
- Pierre de Chalons (1723) ;
- Grégoire de Rostrenen (1732) ;
- Claude Cillart de Kerampoul, dit l'Armerye (1744) ;
- Dom Louis Le Pelletier (1752).
- Édition d'un dictionnaire latin-breton par Alain Dumoulin en 1800. Une date importante a été celle du Dictionnaire Celto-Breton de Le Gonidec (1821), augmenté par La Villemarqué vers 1847 : pour la première fois, certains mots se rapprochant du français sont systématiquement écartés, et des mots gallois, ou de vieux breton, sont incorporés au lexique sans plus de précision (cf. Controverses sur le breton). Le colonel Troude sera plus réaliste, en 1886, en ne retenant que des mots entendus réellement (ou sinon en indiquant que le terme n'est plus en usage). Par contre, le bannissement du lexique breton d'origine latine continue. Il faut cependant remarquer que cela résulte d'un état d'esprit de l'époque, dans lequel le breton est une langue secondaire dans la Basse-Bretagne, complémentaire au français : ces dictionnaires ne prétendent pas présenter une langue universelle, mais surtout recueillir des mots originaux. Ce « purisme celtique », expression utilisée par les détracteurs de cette attitude, sera plus ou moins général jusqu'aux années 1990, à l'exception notable du dictionnaire que Émile Ernault constitue pour le vannetais en 1904.
- "Vocabulaire breton-français" de Émile Ernault, 1927
- Côté KLT mais incorporant de nombreux termes vannetais, le Grand dictionnaire français-breton de François Vallée, aidé de René Le Roux (Meven Mordiern) et Émile Ernault, en 1931, incorpore de nombreux néologismes en première publication. L'entreprise de François Vallée, ayant tout un réseau d'informateurs à travers la Bretagne, permettra de recueillir en outre dans les dialectes de nombreux mots et expressions inédits. Il s'agit du premier exemple d'un travail d'équipe en lexicographie bretonne, et reste, à ce jour le plus important et le plus riche dictionnaire français-breton, avec celui de René Le Gléau. Parallèlement, Pierre Le Roux travaille à un Atlas linguistique de la Basse Bretagne, paraissant à partir 1924, mais ne se focalisant que sur les variantes des vocables les plus communs. L'après-deuxième guerre mondiale est une période douloureuse pour la culture bretonne : le mouvement nationaliste breton, pour avoir collaboré avec les occupants nazis, se trouve décrédibilisé aussi bien en France qu'en Bretagne. Paraîtront depuis cette époque, entre autres :
- Les Nouveau dictionnaire Français-Breton, puis Breton-Français de Roparz Hemon, 1970,
- "Dictionnaire historique du breton" de Roparz Hemon, 36 tomes et 3232 pages. Donne la première occurrence lexicale dans le contexte,
- Le Dictionnaire breton des Éditions Garnier, sous la direction de Pierre-Jakez Hélias, 1986,
- "Dictionnaire classique français-breton" de René Le Gléau, 1983-1994, 10 tomes et 4064 pages, surtout basé sur la production écrite entre 1850 et 1950, avec, en outre, des mots recueillis dans sa région natale de Saint-Renan, ou à l'écoute de la radio. Enfin, à partir de 1992 paraît le Geriadur ar Brezhoneg a-vremañ de Francis Favereau aux éditions Skol Vreizh, sous forme papier et CD-ROM. Cet ouvrage ne rejette pas systématiquement les néologismes et les mots sortis de l'usage, mais les signale comme tels, soit par un signe « - » pour les mots rares, soit par des guillemets quand il s'agit de créations maladroites ou fautives ; il reprend des termes issus des dictionnaires précédents, ainsi les mots d'origine française du Catholicon par exemple ou issus d'autres ouvrages, et les emprunts populaires (ce sont quelquefois les mêmes). Il faut noter que ce dictionnaire est le fruit de vingt années de travail et de collectage dans le Poher et autour de Poullaouen particulièrement, aire où portait la thèse de l'auteur, soutenue avant qu'il ne se décide à publier son dictionnaire. Favereau a produit le plus complet des dictionnaires bretons jamais créés, avec pas moins de 50 000 entrées et le double de mots composés. Malgré le manque de soutien financier pour sa création, le dictionnaire s'est tout de même bien vendu et a eu plusieurs réimpressions. Aujourd'hui, d'autres dictionnaires bilingues anglais / breton, allemand / breton, espagnol / breton montrent bien la volonté de la nouvelle génération de bretonnants d'inscrire la langue dans le paysage linguistique international. D'autres travaux lexicographiques plus savants sont en cours, notamment un Dictionnaire sanskrit / breton, à l'initiative de Pascal Geneste, linguiste peu connu. Tous ces travaux se font quasiment de façon bénévole. Chose nouvelle pour la langue bretonne, il est paru deux dictionnaires unilingues édités par An Here, le Geriadur brezhoneg (13 000 entrées) paru en 1995 sous la direction de Jean-Yves Lagadeg et Martial Ménard et le Geriadur Brezhoneg An Here (20 000 entrées) paru en 2002 sous la direction de Martial Ménard et Iwan Kadoret. Ils visent à extraire des textes littéraires reflétant ou non un langage populaire, les termes de la langue écrite et orale contemporaine. Ce dictionnaire sera l'objet d'une polémique : affaire du dictionnaire breton, de la part du journal Le Canard enchaîné. Ils incluent un certain nombre de néologismes (rarement empruntés au gallois, plus souvent créés à partir des racines du vieux-breton, voir Controverses sur le breton). De même, les éditions Preder publient des dictionnaires plurilingues spécialisés par domaine : psychanalyse, économie, etc. Certains parlent de Dictionnaire entre guillemets car les mots proposés sont en général des néologismes dont c'est la première apparition sur papier, ou des mots qui ne sont connus que d'une centaine de locuteurs. Cependant d'autres estiment que là réside leur intérêt : faire découvrir des mots nouveaux et étendre le champ lexical du breton à des domaines où il est traditionnellement peu présent. Par ailleurs les éditions Sav-Heol ont publié en 2004 un lexique bilingue de locutions et tournures populaires sous le titre Teurel Blaz war ar Yezh. En 2005 paraît une nouvelle collecte lexicale nommée Tammoù Gwaskin "Au cœur du breton légitime" par Jean-Yves Plourin qui fait découvrir au lecteur pas moins de 2000 mots inédits collectés au nord-ouest et au sud-est et plus de 6000 acceptions ainsi que des notes grammaticales.
- La collection "Teñzor ar brezhoneg" (Trésor de la langue bretonne) chez An Alarc'h a édité des vocabulaires de domaines lexicographiques jusque-là délaissés, comme un vocabulaire des argots bretons ("argot" au sens strict du terme) (2003), ou celui du breton enfantin et des tout-petits (2005).

Dialectes

Comme nombre de langues (notamment occidentales: allemand, anglais, basque, gallois, gaélique, mais également le chinois, le coréen, ... et à l'exception notable du français qui a subi une unification depuis le XVIIe), la langue bretonne varie d'un endroit à l'autre. En breton, ces différences dialectales touchent avant tout la prononciation et une faible partie du vocabulaire. Certains dialectes présentent aussi une syntaxe un peu différente. Les différences sont généralement faibles de proche en proche, mais plus on s'éloigne d'un point, plus le breton est différent. En règle générale, il n'y a pas de frontière nette entre dialectes, mais un changement progressif. Traditionnellement, on liste les dialectes bretons en fonction des anciens évêchés (on ignore si ceux-ci ont suivi les coutumes linguistiques ou s'ils ont favorisé localement une certaine cohérence) :
- Le breton léonard, parlé dans le tiers nord du département du Finistère (Brest, Morlaix, Plouguerneau, Landerneau, Saint-Pol-de-Léon, Landivisiau, Ouessant, ...)
- Le breton trégorrois, parlé dans le nord-est du Finistère et dans le nord-ouest des Côtes d’Armor (Plestin-les-Grèves, Guingamp, Lannion, Tréguier, …)
- Le breton du Goëlo, parlé dans la région de Paimpol, généralement considéré comme inclus dans le trégorrois (l'une de ses différences les plus notables concerne la prononciation /v/ des terminaisons -v là ou les autres dialectes prononcent /o/, /w/, ...).
- Le breton cornouaillais, parlé dans:
  - les deux tiers sud du Finistère (Carhaix, Quimper, Pont-Aven, Quimperlé, Douarnenez, Pont-l'Abbé, Sein, Châteaulin, Plougastell-Daoulas, ...),
  - dans le sud des Côtes d’Armor (

Rouergue

Catégorie:Histoire de l'Aveyron Catégorie:Ancienne province de FranceCatégorie:Guyenne Le Rouergue est une ancienne province du Sud de la France correspondant approximativement à l'actuel département de l'Aveyron. Après avoir fait partie du comté de Toulouse, il fut rattaché à la Guyenne avant d'en être détaché lors de la formation de la province de Haute-Guyenne en 1779. right

Géographie

Le Rouergue est limitrophe de l'Auvergne au nord, du Languedoc au sud et au sud-ouest, du Gévaudan à l'est et du Quercy à l'ouest.

Divisions

Le Rouergue comprenait notamment le comté de Rodez, ainsi que la Haute Marche (Millau) et Basse Marche (Villefranche-de-Rouergue). Le Rouergue (avec l'Agenais, le Quercy et le Périgord) a été rattaché à la généralité de Guyenne dès 1579, dont le siège initialement à Bordeaux avait été transféré à Montauban, avec un ressort restreint en 1716 aux élections du Rouergue et du Quercy (généralité de Montauban). Réuni au Quercy en 1779, il forma la province de Haute-Guyenne où fut établie une assemblée provinciale composée de cinquante-deux membres, savoir :
- l'évêque de Rodez, président ;
- les évêques de Cahors, de Vabres et de Montauban ;
- six membres du clergé ;
- seize gentilshommes ;
- treize députés des villes ;
- treize députés des campagnes. Il y avait, en outre, deux procureurs généraux syndics et un secrétaire archiviste. Cette assemblée se réunissait tous les deux ans à Villefranche-de-Rouergue ; elle était chargée de répartir les contributions et d'en faire la levée, de veiller sur les ateliers de charité, etc. On se souvient encore dans le Rouergue de ses efforts et des règlements qu'elle fit pour améliorer l'agriculture et l'industrie, ainsi qu'un grand travail de cadastrage. À la Révolution, la province fut transformé en département, à l'exception du canton de Saint-Antonin-Noble-Val qui fut détaché lors de la création du département de Tarn-et-Garonne en 1802.
- Divisions ecclésiastiques : Les paroisses de cette province étaient réparties entre le diocèse de Rodez et celui de Vabres.
- Divisions judiciaires : Sous le règne des comtes de Rouergue et de Rodez, la justice y était administrée en leur nom par des vicaires ou viguiers. On comptait seize vigueries en 1349. C'étaient : Peyrusse, Roquecézière, Najac, Villeneuve, La Roque-Valsergue, Laguiole, Sauveterre, Saint-Geniez-d'Olt, Saint-Rome-de-Tarn, Verfeil, Saint-Affrique, Saint-Antonin, Cassagnes-Royaux, Millau, Corripeyre et Villefranche. À l'échelon supérieur, la justice était rendue par le sénéchal du Rouergue. En 1789, le rouergue était divisé entre la sénéchaussée de Rouergue qui siégeait à Villefranche-de-Rouergue et de laquelle dépendait le baillage de Millau, et la sénéchaussée de Rodez (correspondant au comté de Rodez).
- Divisions fiscales : Faisant partie de la généralité de Montauban, le Rouergue, pays d'élection, était divisé entre l'élection de Rodez, l'élection de Villefranche et l'élection de Millau. Les élections de Rodez et de Millau faisaient partie des pays de petite gabelle, tandis que celle de Villefranche faisait partie des pays rédimés. Bien que pays d'élection, le Rouergue était assujetti à la taille réelle.
- États du Rouergue: Le Rouergue avait ses états qui s'assemblaient régulièrement tous les ans. Aux seuls comtes de Rouergue appartenait le droit de les convoquer. Après eux, les comtes de Rodez et les rois qui leur succédèrent jouirent de ce privilège. A l'origine, les Etats s'assemblaient à Rodez. Plus tard, il se tinrent successivement à Millau, à Sauveterre, à Salles-Comtaux et à Villefranche. Outre la noblesse et le clergé, les consuls des villes et ceux des bourgs et des gros villages avaient le droit d'y siéger. C'est l'évêque de Rodez qui présidait. Supprimés en 1606, puis rétablis en 1611, supprimés une seconde fois en 1651, ils ne furent plus rétablis. On leur substitua les élections.

le Pagus des Ruthènes

Avant la conquête romaine, le Rouergue était habité par les Rutènes, Rutheni, ainsi appelés de leur idole Ruth, sorte de Vénus celtique dont le culte subsistait encore au Ve siècle de l'ère chrétienne. Nation puissante, les Ruthènes avaient trois cités principales : Segodunum, en langue celtique montagne à seigle (Rodez) ; Condatemagus, ville du confluent (au quartier d'Embarri, près de Millau), et Carentomagus, ville des parents (Caranton). Sur tous ces points on a découvert des ossements, des monnaies, des médailles, des poteries et d'autres objets d'art et d'industrie qui semblent confirmer la position de ces trois cités gauloises. Voisins et alliés des Arvernes, les Ruthènes les suivirent dans leurs expéditions au delà des Alpes et combattirent dans leurs rangs pour l'indépendance nationale. Betultich ou Bituit, chef des Arvernes, comptait dans son armée vingt-deux mille archers ruthènes, lorsque, joint aux Allobroges, il marcha contre le consul Quintus Fabius Maximus et lui livra bataille au confluent du Rhône et de l'Isère, l'an 121 avant l'ère chrétienne. On sait que l'armée confédérée fut vaincue et qu'une partie du pays des Ruthènes se trouva comprise, sous le nom de Ruthènes provinciaux, dans la Provincia romana, qui s'étendit jusqu'au Tarn. On appela Ruthènes indépendants ceux qui habitaient sur la rive gauche de cette rivière ; mais ces derniers ne tardèrent pas à subir le sort de leurs frères. Ayant pris part à l'héroïque révolte de Vercingétorix contre César, ils furent vaincus et soumis. Dès lors, comme le reste de la Gaule, tout le pays des Ruthènes rentra sous la domination romaine. Dans la division des Gaules par Auguste, il fut compris dans l'Aquitaine, et dans l'Aquitaine première sous Valentinien. Rome y établit des colonies, y bâtit des temples, des cirques, des aqueducs ; des voies publiques sillonnèrent le pays dans tous les sens. Au , on y parlait la langue latine. Ce fut, dit-on, saint Martial qui, le premier, vint prêcher l'Évangile aux Ruthènes, en l'an 250. Au , les chrétiens étaient déjà nombreux dans le Rouergue. Cependant, au , Ruth, la divinité celtique, y était encore adorée. Saint Amans entreprit de convertir ce peuple. « Un jour que celui-ci sacrifiait à Ruth, dit un historien, Amans apparut et il lui reprocha son impiété et ses excès ; mais, voyant qu'au lieu de se rendre aux efforts de son zèle il entrait en fureur contre lui, il invoqua le Seigneur, et tout à coup d'épaisses nuées s'amoncellent, le tonnerre gronde, éclate, et l'odieux simulacre tombe en pièces. » À cette vue, les Ruthènes se jettent aux pieds du saint et demandent le baptême. Cependant, en rendant aux Gaulois leurs droits politiques, l'empereur Honorius leur avait imposé des contributions exorbitantes. Amans racheta les Ruthènes de ce tribut. Cette sollicitude acheva de lui gagner les cœurs.

comté de Rouergue et comté de Rodez

Après avoir fait partie de la province romaine d'Aquitaine première, le Rouergue fu détaché par Charles le Chauve du duché d'Aquitaine et érigé en comté au profit d'une branche cadette de la maison de Toulouse. À la mort de la comtesse Jeanne de Toulouse, fille du dernier comte de Toulouse Raymond VII et épouse d'Alphonse de Poitiers, frère de saint Louis de France, le Rouergue fut incorporé à la couronne de France. L'arrivée des Capétiens provoqua l'abandon de la vieille sénéchaussée de Najac, fidèle à la dynastie raymondine, au profit d'une ville nouvelle : Villefranche-de-Rouergue. La capitale de la province ne fut transferrée à Rodez, plus centrale, qu'à la Révolution. Cependant, une partie du Rouergue, qui avait été laissée en gage par le comte de Toulouse Raymond de Saint-Gilles au vicomte de Millau avant de partir à la croisade, fut à l'origine du comté de Rodez qui passa aux Armagnacs et qui ne fut définitivement rattaché à la couronne que sous Henri IV, dernier comte de Rodez. Les comtes de Rodez jouissaient des droits régaliens, avec pouvoir de faire battre monnaie, de lever l'impôt, de créer des sergents, etc. A leur avènement au comté, ils étaient couronnés par l'évêque de Rodez, assisté du dom d'Aubrac et des abbés de Bonneval, de Bonnecombe, de Loc-Dieu et de Beaulieu. Outre les quatre châtellenies, qu'ils regardaient comme les clefs de la province, ils possédaient dans le Rouergue près de vingt-quatre châteaux et un grand nombre de fiefs parmi lesquels deux vicomtés, Peyrebrune et Cadars, et douze baronnies : Landorre, Estaing, Castelpers, Panat, Verdun-sur-Garonne, Aliramont, Aurelle, Sévérac-le-Château, Calmont-de-Plancatge, Calmont-d'Olt et Brusque. Un sénéchal, un juge de la comté, un juge des montagnes, quatre châtelains et un juge d'appeaux y rendaient la justice en leur nom.

Guerres de Religions

Déjà dans la croisade contre les Albigeois, le Rouergue avait vu la plupart de ses villes, entre autres Millau, Saint-Antonin, Mur-de-Barrez, Laguiole et Sévérac, ravagées par Simon IV de Montfort (1208-1214). Ces mêmes villes furent les premières à se déclarer pour la Réforme dans le Rouergue. Bientôt il y eut des églises réformées à Espalion, à Villefranche, à Saint-Affrique, à Villeneuve, à Peyrusse, à Compeyre, à Saint-Léons, etc. Puis, la persécution s'en mêlant, les protestants prirent les armes. De là une longue et sanglante guerre que les fureurs de la Ligue menaçaient de perpétuer dans ce pays, et dans laquelle périrent plus de dix-huit mille protestants ou catholiques, sans compter les églises qui furent pillées et dévastées, les villes et les villages saccagés ou détruits. A l'avènement de Henri IV, ce pays retrouva enfin la tranquillité.

Statue-menhir

en:Statue menhir Une statue-menhir est un mégalithe antropomorphe sculpté en ronde-bosse dans une pierre fichée en terre à la manière des menhirs. Le terme de statue-menhir fait toujours l'objet de discussions, certains préférant les termes de dalle ou de stèle anthropomorphe. Néanmoins, cette appellation s'est imposée par commodité pour décrire ce phénomène. Les statues-menhirs, premiers exemples de scupture en ronde-bosse en Europe, se retrouvent par groupes dans des régions extrêmement localisées, généralement au nord de la mer Méditerranée :
- France, groupe rouergat : le Rouergue (à la charnière des départements de l’Aveyron, du Tarn et de l’Hérault) offre un ensemble d’une cinquantaine de statues-menhirs en grès stylistiquement très homogènes datés du IIIe millénaire. Les statues-menhirs de ce groupe sont sexuées, les attributs des personnages variant selon le sexe. On remarque que certaines statues ont été féminisées, et d'autres plus rarement masculinisées.
- France, Corse.
- Italie, Sardaigne.
- Italie, Ligurie. Le musée Fenaille de Rodez présente la plus importante collection de statues-menhirs réunies à ce jour.

Voir Aussi


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